• [^] # Re: Circonspection

    Posté par . En réponse au journal Linagora vs BlueMind, la suite. Évalué à -3.

    Quand on achète une entreprise qui fait du libre, on achète un nom, pas du code. Si ils ont voulu mettre du fric dans autre chose, c'est leur problème.

    Euh, quand tu rachètes une boîte de développement logiciel, tu rachètes les droits sur ses logiciels, ça me semble une évidence.

    Dit-moi, si il y avait un même pas un fork, juste un rebranding avec quelques goodies comme autorisé par la licence et par le principe du libre, du râlerais aussi?

    Si tu avais lu mes commentaires, tu aurais lu que je me suis déjà exprimé à ce sujet (pour t'aider, j'ai dit que s'il s'était agit d'un simple fork, parfaitement légitime, j'aurais eu un positionnement opposé, c'est à dire en défaveur de Linagora).

    Dans le sujet précis, le risque est qu'ils doivent ajouter "fait à partir d'un truc de Linagora" à certains endroits, ça va sauver Linagora de la failitte, c'est sûr... ou pas.

    C'est bien plus compliqué que ça. Il y a d'une part l'apparente contrefaçon, mais aussi le vol de clientèle. Quand tu vends ta boîte, tu ne prévoies pas d'aller remonter une boîte concurrente tout en volant tes anciens clients. Enfin, mes cours de droit remontent un peu, mais ça me semblerait ahurissant que la loi le permette.

    A aucun moment, tu ne te dis que peut-être le problème est juste que Linagora est mauvais (en gestion de resources humaine, en capacité à produire un logiciel...), à aucun moment tu ne te poses la question de savoir par exemple pourquoi les développeurs sont tous partis d'un coup.

    En quoi cela importerait ? En quoi cela a à voir avec l'objet des plaintes d'ailleurs ? Il s'agit là d'une accusation de contrefaçon et de concurrence déloyale. Que je sache, les employés étaient partis depuis un moment et Linagora n'avait pas intenté de poursuite avant, si ? Du coup, ils ont bel et bien été libres de partir, je me trompe ?

    Que des développeurs partent tous d'un coup et forkent quand leur employeur ne leur convient plus, c'est très classique

    Sauf que ce n'est pas un fork, et même Blue Mind s'en est longuement défendue, prétextant offrir un code réécrit de zéro (enfin, pour simplifier, j'ai la flemme de retrouver les passages sur le site Linagora).

    Personne n'a râlé quand l'auteur de MySQL a vendu la boite et a montré son fork juste après la fin de la période contractuelle pour laquelle ils n'avaient pas le droit de faire de fork.

    Il a fait un fork légitime, en respectant les licences (et la vente de sa boîte a fait qu'il a cédé des droits dont il ne peut effectivement plus jouir aujourd'hui sur le produit).

    L'impression que j'ai, c'est que tu n'aimes pas trop le principe du libre (la compétition, le droit de se barrer si l'employeur ne plait plus, la veleur 0 voulue d'une entreprise qui fait du libre)

    Tu as quelque chose pour étayer ce genre d'affirmations gratuites ? En quoi peux-tu décemment te dire libriste et tolérer des violations de droit d'auteur et de licence, fussent-elles des licences propriétaires ? Je l'ai déjà dit, à mes yeux, ce n'est pas ça un fork.

    tu es très sélectif sur qui serait le méchant et qui serait victime. Tu parles de victime comme si tu savais qu'il y en a une, alors que les juges n'ont encore rien dit.

    Alors que toi, tes compétences en informatique te permettent de ne pas voir le malaise à la comparaison des codes, peut-être ? :-O Je laisse effectivement la justice trancher sur le vocabulaire approprié à la définition de la chose, mais je suis désolé, de toute ma bonne foi, les quelques compétences/connaissances que j'ai en la matière me forgent une certaine conviction intime en effet, dont j'attends qu'elle soit confirmée (ou infirmée, mais ça me surprendrait, je l'avoue) par la justice, qui elle aura bien plus d'éléments entre les mains que nous n'en avons eu.

    Tu me reproches d'employer le terme victime là où toi parlais d'attaquant. Les termes juridiques adéquats sont demandeur et défenseur, de mémoire. :-)