Permet moi de ne pas être d'accord sur l'effet héro. Es tu sur que la présence de Napoleon ne galvanisait pas ces troupes, que sans Leonidas aux Thermopyles les grecs auraient tout de même gagnés(et je sais très bien que la réalité n'est pas celle de Franck Miller dans 300) ?
L'effet héros a bien évidemment joué. À un tel point que les romains l'ont exploité à travers le rôle de l'aquilifer, soldat porteur de l'emblème de la légion (l'aigle), que les légionnaires devaient protéger à tout prix. Il était faiblement armé, devait faire preuve d'un grand courage et d'un grand charisme, pour rallier ses camarades et galvaniser les troupes. Il y en avait un par légion, et c'était le légionnaire le mieux payé après le centurion. Un des exemples les plus marquants de l'histoire de Rome est celui de l'aquilifer de la Xème légion, qui, lors de la première invasion de la Bretagne par Jules César, alors que les soldats hésitaient à quitter leurs navires, exhorta les troupes à débarquer en sautant à terre et en appelant ses compagnons à sa suite.
Après l'exemple de Léonidas n'est peut-être pas celui auquel j'aurais pensé en premier (les soldats grecs, et notamment les spartiates, était quand même sacrément brainwashés, probablement presque autant que leurs généraux), mais dans le cas d'Alexandre ou d'Hannibal, par exemple, ça me paraît évident. Les guerriers qui ont sué sang et eaux à traverser l'Asie Mineure ou les Pyrénées étaient exténués, découragés, et au bord de la mutinerie, et sans la détermination de leur général qui se battait à leurs côtés, ils ne seraient probablement pas allés aussi loin.
De plus le facteur psychologique d'un chef dominant l'ennemi du haut d'un imposant éléphant (on pense qu'Hannibal montait un éléphant syrien), chargeant à la tête d'une colonne de cavaliers (Alexandre) ou déferlant des collines du haut d'un char (Bouddica) devait avoir un effet très positif sur le moral des soldats, et donc leur vigueur au combat.
[^] # Re: Réalisme
Posté par eingousef . En réponse à la dépêche Sortie de 0 A.D. Alpha 17 Quercus. Évalué à 3.
L'effet héros a bien évidemment joué. À un tel point que les romains l'ont exploité à travers le rôle de l'aquilifer, soldat porteur de l'emblème de la légion (l'aigle), que les légionnaires devaient protéger à tout prix. Il était faiblement armé, devait faire preuve d'un grand courage et d'un grand charisme, pour rallier ses camarades et galvaniser les troupes. Il y en avait un par légion, et c'était le légionnaire le mieux payé après le centurion. Un des exemples les plus marquants de l'histoire de Rome est celui de l'aquilifer de la Xème légion, qui, lors de la première invasion de la Bretagne par Jules César, alors que les soldats hésitaient à quitter leurs navires, exhorta les troupes à débarquer en sautant à terre et en appelant ses compagnons à sa suite.
Après l'exemple de Léonidas n'est peut-être pas celui auquel j'aurais pensé en premier (les soldats grecs, et notamment les spartiates, était quand même sacrément brainwashés, probablement presque autant que leurs généraux), mais dans le cas d'Alexandre ou d'Hannibal, par exemple, ça me paraît évident. Les guerriers qui ont sué sang et eaux à traverser l'Asie Mineure ou les Pyrénées étaient exténués, découragés, et au bord de la mutinerie, et sans la détermination de leur général qui se battait à leurs côtés, ils ne seraient probablement pas allés aussi loin.
De plus le facteur psychologique d'un chef dominant l'ennemi du haut d'un imposant éléphant (on pense qu'Hannibal montait un éléphant syrien), chargeant à la tête d'une colonne de cavaliers (Alexandre) ou déferlant des collines du haut d'un char (Bouddica) devait avoir un effet très positif sur le moral des soldats, et donc leur vigueur au combat.
*splash!*