• [^] # Re: Tendre une main fraternelle à l'Allemagne

    Posté par . En réponse au journal Téléphoner à ma mère: gratuité, simplicité, liberté ou vie privée?. Évalué à 7.

    En effet ce sont des sujets à prendre en considération si on envisage d'avoir une vie en dehors du boulot (sinon autant bosser au Pôle Nord dans un bunker).
    D'après mon expérience berlinoise: climat rude (neige possible jusqu'à mi-mars) l'hiver. Les nuits sont plus longues qu'en France (conséquemment, les jours sont plus courts et ça peut être un peu déprimant).
    Soudain c'est le printemps et tout le monde se précipite en terrasse ou dans les Biergarten pour boire de fort bonnes bières. (je vous recommande la Köstritzer, une brune sympathique) et faire des barbecue dans les parcs (oui. On peut s'asseoir sur le gazon, faire du vélo sans qu'un gardien ne surgisse). Ou nager dans la piscine découverte sur la Spree.
    Effectivement la nourriture est moins chère et peut-être moins raffinée, mais surtout elle est abondante. J'ai cru à une faute de frappe sur le menu en voyant "Eisbein: 1 000g": il s'agissait vraiment d'un jarret de porc de 1 kg.
    On a aussi moins l'impression de vivre dans un musée [qu'à Paris par exemple], il y a de l'espace, de nombreux squatt, deux opéras (un à l'est, un à l'ouest), une foule de salles de concert.
    Bref, j'y aurais bien passé plus de temps.
    ...
    Mais dommage, il n'y a pas trop de boulot à Berlin.
    L'Allemagne c'est aussi les jobs à 1 euro de l'heure, les retraites misérables d'une bonne partie de la population, la loi Hartz-IV qui oblige à prendre n'importe quel boulot au bout de la troisième offre (ce qui pose parfois des problèmes éthiques), la quasi-impossibilité pour les femmes d'avoir un travail et un enfant en même temps (d'où un taux de natalité préoccupant)...et j'en oublie.