• [^] # Re: Le rapport?

    Posté par . En réponse à la dépêche Simplification des démarches administratives. Évalué à 6.

    Je ne pense pas être le seul a être agacé par les libristes qui veulent un traitement de faveur, surtout quand la question est sur simplifier les démarches administratives.

    On est presque vendredi, non? Alors, si je puis me permettre, le traitement de faveur des libriste dans le contexte des démarches administratives le fait doucement marrer: si les grosses applications (e.g., impôts) font globalement des efforts pour être multi-plateformes (au sens large), l'intérieur des administrations publiques (et j'imagine qu'il en est de même dans le privé) a beaucoup beaucoup de mal à perdre ses habitudes de "moi j'utilise ça et je vous emmerde".

    Dernier exemple en date (hier): un joli formulaire word (d'oh!), à remplir puis à rendre en version papier (re-d'oh!), refusé car manipulé par un libreoffice qui avait changé la mise en page à cause de polices exotiques intégrées dans le document!

    Autres cas de moins de 6 mois: bases de données en access (ou en fichiers excel) à interfacer avec le reste du SI.

    Sinon, je suis entièrement d'accord que le changement de changer le choix par défaut du logiciel à télécharger n'améliore pas la simplicité des démarches administrative et que la solution passe sans doute par le respect de normes (le plus ouvertes possibles).

    Perso, quand on m'agresse à coup de "faire avancer le Libre", j'ai tendance à rejeter : pourquoi le libre aurait un traitement de faveur?

    Je comprends ton point de vue, et le respecte dans le cas d'une société privée qui a choisi ses outils informatique et le finance. Dans le cadre d'une administration publique (le contexte de ce post), je vois trois arguments "non partisans" à pousser du libre:

    • Meilleur respect des standards interopérables (...en général: je n'implique pas que toute solution libre respecte les standards ouvert, ou qu'aucune solution propriétaire ne les respecte).

    • Il arrive souvent que le logiciel libre coûte moins cher que le logiciel propriétaire. Tu vas me dire non, et je vais te sortir une palanquée d'exemples pratiques qu'on a réalisé où je bosse: dans notre cas, si! Après, il faut intégrer éventuellement des coûts de migration. Dans le cas d'une administration avec des budgets très serrés, incapable de reporter une augmentation du coût de production sur ses prix de ventes, voir de la licence chère payée pour un truc qui ne marche pas bien (ou qui n'est pas utilisé), ça agace.

    • Capacités de personnalisation du logiciel utilisé par développement de modules et/ou modification de code.