Comme on peut être libriste et refuser le délire "ne rien en avoir à foutre des caméras revient exactement à ne rien en avoir à foutre de la vie privée, de l'annonymat, de la non surveillance, de la démocratie, de la connaissance etc" qui est n'importe quoi.
Non on ne peut pas. Tout d'abord parceque ce n'est pas un délire. On parle de droit fondamental non pas au sens moderne "Vachement super important trop bien", mais au sens premier : droit qui sert de fondation. Ne rien en avoir à foutre des fondations c'est ne rien en avoir à foutre de l'édifice qui repose sur ces fondations. Ce jemenfoutisme peut avoir deux causes : soit un réel détachement vis à vis de l'édifice, soit une croyance naive en la survie de l'édifice même si on commence à abbattre des murs porteurs. Mais que ce soit par désintérêt ou par ignorance le résultat est le même : si on attaque le support d'un élément il a tendance à s'effondrer.
Le libre inclut, il n'exclut pas. Pas très libriste que de refuser les gens qui n'ont pas les mêmes opinions sur des sujets différents...
Déjà le libre exclu. Par essence une personne qui ne fait que des logiciels propriétaires, ne partage rien avec la communeauté et n'a de cesse de vérouiller ses clients pour les empêcher de migrer vers des solutions concurrentes est exclu. Il ne s'agit pas d'une démarche active de la communeauté libre qui va chercher à ostraciser celui qu'ils considèrent comme un ennemi, mais d'une pure séparation structurelle. De même qu'une personne qui mange régulièrement de la viande par choix conscient ne peut en aucun cas être considéré comme végétarien. Ce n'est pas une kabale initiée par les membres extremistes de la communeauté, c'est juste la définition de la communeauté : végétarien = pas de viande si on a le choix.
De la même façon, être libriste a un sens. toutes les personnes qui contribuent au libre ne sont pas forcément libristes de même que toutes les personnes qui mangent de la salade ne sont pas végétariens. Il existe des pelletées de devs qui bossent dans des boites qui contribuent au libre, tout en trouvant les concepts du libre complètement cons. Il font celà pour gagner leur croute. On trouve dans le monde libre aussi bien des devs qui débutent en SSLL parceque c'était proche de leur appart que des sociétés qui utilisent le libre comme argument marketing pour se faire mousser sans pour autant penser un seul instant mettre quoi que ce soit de sérieux dans la version "communeautaire" de leur logiciel, que des grands pontes embauchés par Google ou Yahoo pour bosser sur des produits libres et qui n'ont choisi ce poste que parceque la paye était meilleure à l'exclusion de tous les autres facteurs ou presque. Donc libriste ne veut pas dire utilisateur/contributeur du libre.
Après on peut sortir des centaines de définitions de libriste et pinailler pendant des heures sur laquelle est la meilleure, mais techniquement je ne crois pas qu'il soit possible de définir libriste sans apporter les notions suivantes :
le libriste est volontaire, i.e on ne devient pas libriste par accident ou opportunisme
le libriste défend (plus ou moins activement nous sommes d'accord) le logiciel libre. C'est à dire la possibilité d'écrire des logiciels dont le code source est disponible et qui sont librement diffusable, étudiable et modifiable.
le libriste est sincère dans sa démarche, ie il est libriste car il pense que le logiciel libre apporte quelque chose à son entourage (voire au monde entier ca dépend de la qualité des contributions et de la taille des chevilles.)
Le second point nécessite d'être concerné par les caméras et par le respect d'un certain nombre de prérequis (la plupart des dits prérequis étant d'ailleurs dans la déclaration universelle des droits de l'homme).
Je suis libriste, mais les caméras je m'en fous (en fait pire : je trouve ça utile)
Trouver les caméras utiles est très loin d'être pire que de s'en foutre. On peut être libriste et trouver les caméras utiles (c'est à dire avoir réfléchi à la question et avoir de bonne foi estimé que la qualité de vie supplémentaire apportée par les caméras apporte plus de sérénité et de liberté que leur absence - à savoir que l'on est pas encore au moment ou les caméras portent atteinte aux individus). Le problème est vraiment vis à vis de "s'en foutre".
[^] # Re: Comprendre...
Posté par Kaane . En réponse au journal [RMLL 2014] Surveillance vidéo de la foule à l’insu des visiteurs. Évalué à 10.
Non on ne peut pas. Tout d'abord parceque ce n'est pas un délire. On parle de droit fondamental non pas au sens moderne "Vachement super important trop bien", mais au sens premier : droit qui sert de fondation. Ne rien en avoir à foutre des fondations c'est ne rien en avoir à foutre de l'édifice qui repose sur ces fondations. Ce jemenfoutisme peut avoir deux causes : soit un réel détachement vis à vis de l'édifice, soit une croyance naive en la survie de l'édifice même si on commence à abbattre des murs porteurs. Mais que ce soit par désintérêt ou par ignorance le résultat est le même : si on attaque le support d'un élément il a tendance à s'effondrer.
Déjà le libre exclu. Par essence une personne qui ne fait que des logiciels propriétaires, ne partage rien avec la communeauté et n'a de cesse de vérouiller ses clients pour les empêcher de migrer vers des solutions concurrentes est exclu. Il ne s'agit pas d'une démarche active de la communeauté libre qui va chercher à ostraciser celui qu'ils considèrent comme un ennemi, mais d'une pure séparation structurelle. De même qu'une personne qui mange régulièrement de la viande par choix conscient ne peut en aucun cas être considéré comme végétarien. Ce n'est pas une kabale initiée par les membres extremistes de la communeauté, c'est juste la définition de la communeauté : végétarien = pas de viande si on a le choix.
De la même façon, être libriste a un sens. toutes les personnes qui contribuent au libre ne sont pas forcément libristes de même que toutes les personnes qui mangent de la salade ne sont pas végétariens. Il existe des pelletées de devs qui bossent dans des boites qui contribuent au libre, tout en trouvant les concepts du libre complètement cons. Il font celà pour gagner leur croute. On trouve dans le monde libre aussi bien des devs qui débutent en SSLL parceque c'était proche de leur appart que des sociétés qui utilisent le libre comme argument marketing pour se faire mousser sans pour autant penser un seul instant mettre quoi que ce soit de sérieux dans la version "communeautaire" de leur logiciel, que des grands pontes embauchés par Google ou Yahoo pour bosser sur des produits libres et qui n'ont choisi ce poste que parceque la paye était meilleure à l'exclusion de tous les autres facteurs ou presque. Donc libriste ne veut pas dire utilisateur/contributeur du libre.
Après on peut sortir des centaines de définitions de libriste et pinailler pendant des heures sur laquelle est la meilleure, mais techniquement je ne crois pas qu'il soit possible de définir libriste sans apporter les notions suivantes :
Le second point nécessite d'être concerné par les caméras et par le respect d'un certain nombre de prérequis (la plupart des dits prérequis étant d'ailleurs dans la déclaration universelle des droits de l'homme).
Trouver les caméras utiles est très loin d'être pire que de s'en foutre. On peut être libriste et trouver les caméras utiles (c'est à dire avoir réfléchi à la question et avoir de bonne foi estimé que la qualité de vie supplémentaire apportée par les caméras apporte plus de sérénité et de liberté que leur absence - à savoir que l'on est pas encore au moment ou les caméras portent atteinte aux individus). Le problème est vraiment vis à vis de "s'en foutre".