Non. Amazon, c'est juste pratique parce que c'est une grosse boite américaine et en plus ils paient des impôts à l'étranger. Donc on peut y aller: taper dessus sans arrêt avec l'approbation du peuple.
Française ou américaine c'est égal...
Ici le problème (pour moi bien entendu) d'une boîte comme Amazon, c'est la façon dont elle traite ses salariés et la façon dont elle traite les pays où elle vend.
Je précise :
- pour les salariés, des conditions de travail qu'on qualifiera de pas terribles, d'après ce que j'ai pu lire (mais légales, peut-être, ça n'empêche rien)
- pour les pays où elle vend, une pratique systématique de contournement des lois ou d'optimisation (qui peuvent être légale, peut-être, mais ça ne change pas grand-chose)
Alors après, les clients se sentent peut-être chouchoutés, le service est bien rendu, etc. Mais à quel prix ?
Si demain une boîte emploie des esclaves (c'est un exemple extrême, mais pas tant que ça si on pense aux crevettes) pour me fournir un service plus-que-parfait, je dois être satisfait et trouver que c'est à ses concurrents d'innover pour me prendre mon argent ?
Pour l'autre problème, celui de la disparition des librairies ou pas, je reste libre de trouver que l'offre, la demande et la compétition ne sont pas mes valeurs préférées :)
Et aussi d'accepter de payer pour ceux qui font des choix différents de moi de temps en temps. Ça ne me pose pas de problème et il me semble que c'est un principe pas si moche, la solidarité dans une société.
[^] # Re: J'ai essayé de benchmarker un peu...
Posté par adonai . En réponse au journal La France ridiculisée par Amazon. Évalué à 10.
Non. Amazon, c'est juste pratique parce que c'est une grosse boite américaine et en plus ils paient des impôts à l'étranger. Donc on peut y aller: taper dessus sans arrêt avec l'approbation du peuple.
Française ou américaine c'est égal...
Ici le problème (pour moi bien entendu) d'une boîte comme Amazon, c'est la façon dont elle traite ses salariés et la façon dont elle traite les pays où elle vend.
Je précise :
- pour les salariés, des conditions de travail qu'on qualifiera de pas terribles, d'après ce que j'ai pu lire (mais légales, peut-être, ça n'empêche rien)
- pour les pays où elle vend, une pratique systématique de contournement des lois ou d'optimisation (qui peuvent être légale, peut-être, mais ça ne change pas grand-chose)
Alors après, les clients se sentent peut-être chouchoutés, le service est bien rendu, etc. Mais à quel prix ?
Si demain une boîte emploie des esclaves (c'est un exemple extrême, mais pas tant que ça si on pense aux crevettes) pour me fournir un service plus-que-parfait, je dois être satisfait et trouver que c'est à ses concurrents d'innover pour me prendre mon argent ?
Pour l'autre problème, celui de la disparition des librairies ou pas, je reste libre de trouver que l'offre, la demande et la compétition ne sont pas mes valeurs préférées :)
Et aussi d'accepter de payer pour ceux qui font des choix différents de moi de temps en temps. Ça ne me pose pas de problème et il me semble que c'est un principe pas si moche, la solidarité dans une société.