Ben d'autres trouvent que c'est carrément incompréhensible.
Ne me fais pas rire. L'impot sur le revenu est quand même fichtrement bien fichu. Après des que tu regardes d'autres impôts (au hasard CSG/CRDS dont depuis les trois dernières années l'organisme qui me lance les appels est différent), la taxe d'habitation, les taxes foncières, là ça devient vraiment le bordel. J'aime la simplicité de l'impôt sur le revenu.
Dans mon cas, revenus de nature différente avec une partie soumise au prélèvement à la source, mais pas l'autre, et une fluctuation d'une année sur l'autre, ce qui fluctue c'est pas la partie prélevable à la source. Ça veut dire qu'avec un tel système, la partie fluctuante est toujours prélevé en retard, mais il y a un prélèvement à la source sur le revenu constant. Bref, ça apporte rien (dans mon cas) sauf une couche de complexité supplémentaire à cause du cumul de deux mode de prélèvement.
Pour autant je ne suis pas contre le prélèvement à la source, je dis juste que ce n'est pas la solution miracle, les pigeons parisien ne se transformeront pas en petits oiseaux faisant cui-cui dans un ciel rose.
Tu es trop génial qui sait optimiser et mettre de coté, comme moi. Mais voila : on ne fait pas une généralité. En général, les gens "consomment" tout ce qu'ils reçoivent, et empruntent 20 mois plus tard pour pouvoir payer la surprise.
Je te trouve bien méprisant envers la majorité. Parmi les gens que je fréquente, la majorité, et de loin, met de coté de l'argent pour payer l'impôt. Alors c'est vrai que je pousse à l'extrême, en ayant dans mon gestionnaire de compte, des comptes de passif qui sont mis à jour à chaque arrivée d'argent pour retranscrire ce que je dois au impôts, mais la majorité des gens que je connais savent quel montant ils doivent mettre de coté pour payer l'impôt, même si c'est du calcul à la louche. Alors probablement que je ne fréquente pas un échantillon représentatif de la population assujettie à l'impôt, mais j'ai la conviction que ça réglerai le problème d'une minorité (ce n'est pas parceque c'est une minorité qu'il faut pour autant se désinteresser du problème).
En tous cas, on comprend bien pourquoi le gouvernement est réticent à passer au prélevement à la source, ce n'est pas technique mais ça va râler qu'on change les (mauvaises) habitudes des français.
Je pense personnellement que le principal problème, c'est que les gens grinceraient des dents pour l'année transitoire N où ils paieraient l'impôt de l'année N-1 et de l'année N en même temps. C'est plus ça qui risque provoquer un sentiment de révolte.
Dans le cas où l'on divise la population en deux (c'est un modèle grossier), ceux qui mettent de l'argent de coté pour payer l'impôt, de manière précise ou à la louche, (catégorie A), et ceux qui paie l'impôt de l'année N-1 avec les revenus de l'année N (catégorie B). Alors le prélèvement à la source ne change rien pour ceux de la catégorie A, et apporte un bénéfice pour ceux de la catégorie B. Pour la transition, ça n'embêtera pas ceux de la catégorie A, et ça risque mettre en difficulté financière ceux de la catégorie B, justement ceux qui auront un bénéfice après.
Alors non, c'est pas forcement une résistance au changement qui selon moi peut faire blocage au passage au prélèvement à la source, mais plutôt la manière de négocier le virage.
[^] # Re: Comparatif de systèmes administratifs
Posté par jben . En réponse au journal Les Pays-Bas inventent le DDOS sur les services administratifs. Évalué à 0. Dernière modification le 10 juillet 2014 à 01:20.
Ne me fais pas rire. L'impot sur le revenu est quand même fichtrement bien fichu. Après des que tu regardes d'autres impôts (au hasard CSG/CRDS dont depuis les trois dernières années l'organisme qui me lance les appels est différent), la taxe d'habitation, les taxes foncières, là ça devient vraiment le bordel. J'aime la simplicité de l'impôt sur le revenu.
Dans mon cas, revenus de nature différente avec une partie soumise au prélèvement à la source, mais pas l'autre, et une fluctuation d'une année sur l'autre, ce qui fluctue c'est pas la partie prélevable à la source. Ça veut dire qu'avec un tel système, la partie fluctuante est toujours prélevé en retard, mais il y a un prélèvement à la source sur le revenu constant. Bref, ça apporte rien (dans mon cas) sauf une couche de complexité supplémentaire à cause du cumul de deux mode de prélèvement.
Pour autant je ne suis pas contre le prélèvement à la source, je dis juste que ce n'est pas la solution miracle, les pigeons parisien ne se transformeront pas en petits oiseaux faisant cui-cui dans un ciel rose.
Je te trouve bien méprisant envers la majorité. Parmi les gens que je fréquente, la majorité, et de loin, met de coté de l'argent pour payer l'impôt. Alors c'est vrai que je pousse à l'extrême, en ayant dans mon gestionnaire de compte, des comptes de passif qui sont mis à jour à chaque arrivée d'argent pour retranscrire ce que je dois au impôts, mais la majorité des gens que je connais savent quel montant ils doivent mettre de coté pour payer l'impôt, même si c'est du calcul à la louche. Alors probablement que je ne fréquente pas un échantillon représentatif de la population assujettie à l'impôt, mais j'ai la conviction que ça réglerai le problème d'une minorité (ce n'est pas parceque c'est une minorité qu'il faut pour autant se désinteresser du problème).
Je pense personnellement que le principal problème, c'est que les gens grinceraient des dents pour l'année transitoire N où ils paieraient l'impôt de l'année N-1 et de l'année N en même temps. C'est plus ça qui risque provoquer un sentiment de révolte.
Dans le cas où l'on divise la population en deux (c'est un modèle grossier), ceux qui mettent de l'argent de coté pour payer l'impôt, de manière précise ou à la louche, (catégorie A), et ceux qui paie l'impôt de l'année N-1 avec les revenus de l'année N (catégorie B). Alors le prélèvement à la source ne change rien pour ceux de la catégorie A, et apporte un bénéfice pour ceux de la catégorie B. Pour la transition, ça n'embêtera pas ceux de la catégorie A, et ça risque mettre en difficulté financière ceux de la catégorie B, justement ceux qui auront un bénéfice après.
Alors non, c'est pas forcement une résistance au changement qui selon moi peut faire blocage au passage au prélèvement à la source, mais plutôt la manière de négocier le virage.