«Travailler pour l'art» est au contraire la justification du régime particulier. Je pense que ça a été imaginé à une époque où le salariat était considéré comme incontournable dans le système de production, ce qui n'est plus le cas du tout aujourd'hui.
C'est injuste que l'intermittence (légèrement déficitaire) se fasse au frais de ce qui est de plus en plus une minorité (les salariés, à l'exclusion notable des fonctionnaires) surtout au regard de la croissance de la population des retraités, de la fin des industries de main d'œuvre et de l'importance accrue des statuts hors salariat. Cela dit il faut relativiser le déficit. On s'énerve beaucoup moins sur des gâchis bien plus graves.
C'est scandaleux que les grosses entreprises dotées de services juridiques (en gros : l'audiovisuel, et clairement le cinéma est marginal) aient saisi l'opportunité de détourner l'intermittence pour ne payer souvent qu'une partie d'un travail à temps plein.
Il faut voir ce que rapporte l'intermittence au pays, aussi : elle nous permet d'avoir des artistes. Personne ou presque n'est prêt à payer le prix de revient d'une prestation artistique, or il me semble très souhaitable de subventionner ce secteur (parmi d'autres : l'éducation, la santé...). C'est certes pas toujours assez démocratisé.
Et si on acceptait de juste changer l'assiette de financement de l'intermittence, absolument nécessaire aux troupes, et qu'on osait renvoyer dans les cordes les plus gros lobbies qui la défendent (les télés, en gros, qui pourraient disparaître sans que je verse une larme, sans compter que ça ferait du temps de cerveau disponible pour le spectacle vivant).
[^] # Re: Encore des pleurnichards ....
Posté par feth . En réponse au journal Que pensez-vous de cette citation de Axelle LEMAIRE ?. Évalué à 4. Dernière modification le 03 juillet 2014 à 09:37.
«Travailler pour l'art» est au contraire la justification du régime particulier. Je pense que ça a été imaginé à une époque où le salariat était considéré comme incontournable dans le système de production, ce qui n'est plus le cas du tout aujourd'hui.
C'est injuste que l'intermittence (légèrement déficitaire) se fasse au frais de ce qui est de plus en plus une minorité (les salariés, à l'exclusion notable des fonctionnaires) surtout au regard de la croissance de la population des retraités, de la fin des industries de main d'œuvre et de l'importance accrue des statuts hors salariat. Cela dit il faut relativiser le déficit. On s'énerve beaucoup moins sur des gâchis bien plus graves.
C'est scandaleux que les grosses entreprises dotées de services juridiques (en gros : l'audiovisuel, et clairement le cinéma est marginal) aient saisi l'opportunité de détourner l'intermittence pour ne payer souvent qu'une partie d'un travail à temps plein.
Il faut voir ce que rapporte l'intermittence au pays, aussi : elle nous permet d'avoir des artistes. Personne ou presque n'est prêt à payer le prix de revient d'une prestation artistique, or il me semble très souhaitable de subventionner ce secteur (parmi d'autres : l'éducation, la santé...). C'est certes pas toujours assez démocratisé.
Et si on acceptait de juste changer l'assiette de financement de l'intermittence, absolument nécessaire aux troupes, et qu'on osait renvoyer dans les cordes les plus gros lobbies qui la défendent (les télés, en gros, qui pourraient disparaître sans que je verse une larme, sans compter que ça ferait du temps de cerveau disponible pour le spectacle vivant).