Ton raisonnement est juste seulement dans le cas où tout le monde a un revenu de base pour (sur)vivre. Dans ce cas, effectivement, ce n'est pas grave que des gens « échouent » (parce que c'est de ça qu'on parle : quand il y a concurrence, il y a échec), ils seront simplement moins riches et ne pourrons pas s'offrir de choses superflues. Ce libéralisme est même, je te l'accorde, une organisation qui permet d'obtenir une meilleure adéquation de l'offre et de la demande ainsi qu'une meilleure innovation et, au final, une utilisation optimale des ressources à l'échelle de la société.
Sauf que nous ne sommes pas dans ce cas. Nous sommes dans un monde où si tu n'as pas assez d'argent, tu meurs de faim sur le trottoir ou autres joyeusetés. Et non, la mort (ou la misère) par l'échec n'est pas quelque chose d'acceptable, même si les concernés l'ont bien mérité. C'est comme ça, c'est dommage pour l'efficacité économique mais on est des humains, capable de souffrir. C'est cela que, dans un cynisme absolu, tu omets.
Maintenant, excuse moi mais on va passer dans l'ad hominem. Ne te méprends pas, je me pense libéral, je suis globalement d'accord avec tes arguments. Mais tu semble bien vite, dans ton succès individuel (tu as ta boîte et elle semble marcher suffisamment bien), condamner tous ceux qui, à chances égales ou pas, à talents égaux ou pas, même les paresseux, même les idiots, n'ont pas ce succès. Penses y, ça s'appelle l'empathie.
[^] # Re: Encore des pleurnichards ....
Posté par navaati . En réponse au journal Que pensez-vous de cette citation de Axelle LEMAIRE ?. Évalué à 10.
Ton raisonnement est juste seulement dans le cas où tout le monde a un revenu de base pour (sur)vivre. Dans ce cas, effectivement, ce n'est pas grave que des gens « échouent » (parce que c'est de ça qu'on parle : quand il y a concurrence, il y a échec), ils seront simplement moins riches et ne pourrons pas s'offrir de choses superflues. Ce libéralisme est même, je te l'accorde, une organisation qui permet d'obtenir une meilleure adéquation de l'offre et de la demande ainsi qu'une meilleure innovation et, au final, une utilisation optimale des ressources à l'échelle de la société.
Sauf que nous ne sommes pas dans ce cas. Nous sommes dans un monde où si tu n'as pas assez d'argent, tu meurs de faim sur le trottoir ou autres joyeusetés. Et non, la mort (ou la misère) par l'échec n'est pas quelque chose d'acceptable, même si les concernés l'ont bien mérité. C'est comme ça, c'est dommage pour l'efficacité économique mais on est des humains, capable de souffrir. C'est cela que, dans un cynisme absolu, tu omets.
Maintenant, excuse moi mais on va passer dans l'ad hominem. Ne te méprends pas, je me pense libéral, je suis globalement d'accord avec tes arguments. Mais tu semble bien vite, dans ton succès individuel (tu as ta boîte et elle semble marcher suffisamment bien), condamner tous ceux qui, à chances égales ou pas, à talents égaux ou pas, même les paresseux, même les idiots, n'ont pas ce succès. Penses y, ça s'appelle l'empathie.