le libre reconnaît que protéger les libertés de tous implique d'imposer des limites à la liberté de chacun
Tendancieux :)
Ce n'est pas à un particulier, à une entreprise ou à une association de définir les limites de la liberté (ou plutôt des libertés comme tu le dis en début de phrase, la liberté tout court, c'est pour les philosophes ou les dictionnaires, pas pour les juristes).
C'est au législateur, au député, au juge de poser les limites et aux rédacteurs des contrats de s'y plier.
Je ne dis pas particulièrement ça pour la GPL ou la FSF qui, il me semble, est plutôt conciliante sur les liaisons à partir du moment ou le programme lié peut fonctionner sans la bibliothèque sous-jacente (plug-in). Ce qui personnellement me semble cohérent et juste (le mot juste n'engage que moi).
Ceci dit, si la GPL 3 va trop loin, ce que je ne pense pas vu l'esprit sous-jacent, je n'hésiterais pas à le dire. Si je refuse pour des raisons juridiques que usage et exploitation soient mélangés dans le cadre de l'EUCD, ce n'est pas pour me contredire au nom d'une liberté par trop indéfinie, de ma vision du monde ou d'une opinion uniquement personnelle.
Et surtout, pas de discours type "oui mais c'est au développeur de choisir après tout c'est son programme" ou alors plus de cris sur les licences hérétiques en provenance de boîtes faisant du proprio. Soit l'auteur divulgue son oeuvre et accepte de la partager avec le public dans un cadre légal restreignant forcément sa liberté contractuelle, soit il ne le fait pas.
Le reverse, la modification à fins d'interopérabilité, je peux aussi en faire sur du logiciel libre sans que cela m'impose de choisir la GPL pour mes propres créations. Idem pour la distinction entre le logiciel en lui même et le produit de son utilisation. Et ce n'est pas un problème d'éthique ou d'Humanité, c'est simplement admettre que le choix de la licence pour une oeuvre originale ne dépend que de l'auteur tout comme le choix de redistribuer ses oeuvres dérivées.
amha, si un auteur ne veut pas du tout distribuer ses modifs mais souhaite proposer aux utilisateurs une utilisation à distance via un serveur web, il doit pouvoir (ceci ne remet pas en cause le principe de la GPL voulant que dès qu'une oeuvre dérivée est redistribuée à un tiers, ce dernier doit avoir accès aux modifications ).
Je suis prêt à changer d'avis si une argumentation sérieuse m'est proposé mais SVP pas de tentatives de justification à coup d'arguments techniques ou de modes technologiques, la loi devrait se battre de la technologie pour conserver l'esprit et les principes posés il y a 200 ans mais toujours valables actuellement. Je sais c'est pas toujours le cas :(
Essayons de rester cohérents sauf à véritablement entrer dans une guerre des nerfs, sans fin, basée sur des licences. Bon d'accord, ça fait longtemps que c'est commencé :(
[^] # Re: Un peu décevant ...
Posté par tekool . En réponse à la dépêche Derivative Works. Évalué à 3.