Je vais encore passer pour le légaliste de service mais il me semble que, en France et visiblement aussi aux Etats-Unis, la notion d'oeuvre dérivée (derivative work version française si je ne m'abuse) ne dépend pas de la licence mais de la loi et de la jurisprudence.
Il semble en effet assez judicieux que ce ne soit pas à l'auteur d'une oeuvre originale de déterminer ce qu'est une oeuvre dérivée et heureusement sinon on imagine ce que donnerait les licences de soft proprios qui se ferait un plaisir de ne plus distinguer de ce qui relève de l'utilisation de l'oeuvre et ce qui relève de la modification et donc de l'oeuvre dérivée.
C'est tout le débat sur des licences comme l'AFERO qui, je crois, commence un peu à mélanger logiciel/contenu ou les licences Microsoft interdisant les liaisons avec des LL ou d'écrire des textes critiques contre Microsoft (Frontpage)
En extrapolant, c'est aussi un peu le pb du reverse engeneering. Si on divulgue sous GPL une librairie et que je fais un reverse pour me lier sans jamais regarder les sources, peut-on me forcer à utiliser la GPL ?
Le pb des liaisons sur des libs GPL, c'est de savoir si l'auteur accepte n'importe quel type d'usage de ses oeuvres ou si il commence à vouloir réglementer cet usage à priori et par contrat (certains doivent déjà aller relire une certaine lettre ;).
Personnellement, vu la diversité de libs et de logiciels possibles, je pense que c'est à un juge, au cas par cas, de décider tant pour protéger l'esprit des LL que les éventuelles dérives contractuelles.
L'article de ce Monsieur ne résoud donc rien et relance effectivement un polémique vieille comme la décision de la FSF de ne plus inciter à l'utilisation de la LGPL pour les bibliothèques.
[^] # Re: Un peu décevant ...
Posté par tekool . En réponse à la dépêche Derivative Works. Évalué à 7.
Il semble en effet assez judicieux que ce ne soit pas à l'auteur d'une oeuvre originale de déterminer ce qu'est une oeuvre dérivée et heureusement sinon on imagine ce que donnerait les licences de soft proprios qui se ferait un plaisir de ne plus distinguer de ce qui relève de l'utilisation de l'oeuvre et ce qui relève de la modification et donc de l'oeuvre dérivée.
C'est tout le débat sur des licences comme l'AFERO qui, je crois, commence un peu à mélanger logiciel/contenu ou les licences Microsoft interdisant les liaisons avec des LL ou d'écrire des textes critiques contre Microsoft (Frontpage)
En extrapolant, c'est aussi un peu le pb du reverse engeneering. Si on divulgue sous GPL une librairie et que je fais un reverse pour me lier sans jamais regarder les sources, peut-on me forcer à utiliser la GPL ?
Le pb des liaisons sur des libs GPL, c'est de savoir si l'auteur accepte n'importe quel type d'usage de ses oeuvres ou si il commence à vouloir réglementer cet usage à priori et par contrat (certains doivent déjà aller relire une certaine lettre ;).
Personnellement, vu la diversité de libs et de logiciels possibles, je pense que c'est à un juge, au cas par cas, de décider tant pour protéger l'esprit des LL que les éventuelles dérives contractuelles.
L'article de ce Monsieur ne résoud donc rien et relance effectivement un polémique vieille comme la décision de la FSF de ne plus inciter à l'utilisation de la LGPL pour les bibliothèques.