• [^] # Re: heu..

    Posté par . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 6. Dernière modification le 15 juin 2014 à 12:52.

    On dirait un beau discours de marketing pour le formidable métier de recruteur.

    Absolument pas. C'est juste la réalité qu'il n'existe pas un stéréotype unique de recruteur surtout qu'une énorme part des recrutements ne sont juste pas fait par des recruteurs mais juste par des personnes comme toi ou moi...

    D'un côté, dans ce fil, on n'hésite pas à sous-entendre (ou à dire clairement) que les historiens sont tous des connards prétentieux. Mais là, pas de problèmes. Par contre, on dit que l'a priori peut avoir un impact inconscient, levée de bouclier.

    Je pense que personne n'a dit que les historiens sont tous des connards prétentieux. Tout au plus que le personnage Pierre Roc l'était clairement (ou au minimum antipathique). Et ça, c'est clairement un critère bloquant pour trouver un taff. Même les "brillant jerks" se font évincer.

    Note qu'il peut être très différent dans la vraie vie.

    D'ailleurs, ton discours ne fait que confirmer mon hypothèse: tu dis que le recruteur se base plus sur son ressenti que sur le cv.

    Encore heureux. Le CV ne donne aucune information réelle sur la personne et ses capacités.

    Je ne compte plus le nombre d’entretiens que j'ai arrêté après 10 minutes car le mec à ne connaît même pas les bases de la tagline de son CV... Le CV semblait cohérent et dire que ça valait le coût que je perde mon temps à le voir plutôt que de faire mon travail, mais une interaction avec lui t'apprends que non. Le CV est uniquement un moyen de donnée envie aux gens de t'appeler ou de te recevoir. Après c'est à toi de montrer que tu es en accord avec ce que tu as vendu sur ton CV. Il faut savoir vendre sans sur-vendre.

    C'est exactement le point que je donnais: le ressenti est très influencé par les a priori inconscient

    Évidement. Maintenant toutes les personnes à qui tu vas parler n'ont pas l'a priori inconscient que les études universitaires sont de la merde. J'aurais plutôt l'a priori inverse par exemple...

    Et les a priori sont limités aux informations transmises par la personne. Sur une à six heures ça devrait être assez facile de se montrer pro et de vendre son bifteck si il est intéressant...

    Ça comprend aussi l'élimination inconsciente des gens qui ont l'air "moins motivés" pour le recruteur parce qu'ils ont une culture de travail différente

    Ce n'est pas une histoire de culture de travail différente, ça tu ne peux pas trop le juger dans un entretient. Tu peux juger le discours et l'attitude de la personne. Évidement ça n'a rien d'une science et tu te trompes souvent.

    Prenons un exemple récent, un mec qui est off depuis un an, qui arrive en entretient avec un niveau moyen et qui te dit "Ah je sais pas ça fait un an que j'ai pas écrit de code, mais ça me prendrait 3 jours pour revenir au top niveau". Bah pourquoi tu l'as pas fait trois jours avant de venir me voir alors ?. Oui tu l'élimines. Pas par ce que tu as un a priori sur le fait qu'il bosse pas depuis un an, mais par ce que son discours et sa démarche sont stupides. Et tu ne veux pas travailler avec des gens stupides...

    À l'inverse un mec qui me dis "J'aime travailler intelligemment et non pas dur" je vais gratter pour voir ce qu'il y a dessous et ça peut donner un a priori positif. Quelqu'un d'autre pourra ne pas apprécier... La pensée unique n'existe pas.

    Recruter est très difficile. Il est très intéressant d'être régulièrement des deux côtés de la table pour se rendre compte de la vue de l'autre. Dans tous les cas, penser qu'il y a un complot te discriminant et t'empêchant tout accès est une connerie monumentale. En dehors des très bons et très mauvais, je n'ai jamais vu trois personnes ayant vu le même candidat avoir exactement le même avis.

    Et encore une fois, en informatique annuler tout a priori négatif est trivial. Il suffit de pousser du boulot de qualité publiquement. C'est un "petit effort" qui paie très fortement et immédiatement. Nous sommes extrêmement chanceux sur ce point.