Du coup, pourquoi prétends tu qu'ils n'ont pas le droit de revendiquer ça
Parce que je ne comprends pas ce qu'ils revendiquent. Certains semblent revendiquer une sorte de droit de propriété (typiquement, c'est ce qui se passe quand les salariés sont payés en partie en actions de la boite), d'autres revendiquent une indexation du salaire sur les bénéfices. La première est techniquement une solution hyper-capitaliste : en faisant entrer les salariés dans le capital, on fait converger les interêts des salariés et des actionnaires, avec tout un tas de risques (notamment la possibilité que les salariés perdent en même temps leur épargne et leur emploi). La deuxième solution s'asseoit complètement sur la rémunération du risque (à moins de suggérer l'existence de primes négatives quand l'entreprise va mal, mais ça m'étonnerait).
Donc au final, l'impression que ça me donne, ce n'est pas "discutons d'une juste répartition de la richesse entre le capital et le travail", c'est plutôt "salauds de patrons on va vous prendre votre pognon et nous ballader avec vos têtes sur des piques".
Parmi les réels problèmes, par exemple, il faut savoir comment on calcule la richesse produite par les salariés : est-ce que celui qui vend des voitures produit plus de richesse que celui qui les fabrique? Et celui qui lave par terre dans les bureaux?
Quand on parle de justice, ça me fait bien rigoler. J'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi le gars qui assemble des Mercedes devrait toucher 3 fois le salaire de celui qui assemble des Peugeot : ce n'est pas à cause des ouvriers que les boites marchent bien ou non! Un actionnaire peut moyenner ses risques en entrant dans le capital de plusieurs entreprises, mais pas un ouvrier. Du coup, on créerait des inégalités insupportables au sein d'une même classe sociale, voire au sein des entreprises si on différentie les filiales, etc.
[^] # Re: heu..
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 2.
Parce que je ne comprends pas ce qu'ils revendiquent. Certains semblent revendiquer une sorte de droit de propriété (typiquement, c'est ce qui se passe quand les salariés sont payés en partie en actions de la boite), d'autres revendiquent une indexation du salaire sur les bénéfices. La première est techniquement une solution hyper-capitaliste : en faisant entrer les salariés dans le capital, on fait converger les interêts des salariés et des actionnaires, avec tout un tas de risques (notamment la possibilité que les salariés perdent en même temps leur épargne et leur emploi). La deuxième solution s'asseoit complètement sur la rémunération du risque (à moins de suggérer l'existence de primes négatives quand l'entreprise va mal, mais ça m'étonnerait).
Donc au final, l'impression que ça me donne, ce n'est pas "discutons d'une juste répartition de la richesse entre le capital et le travail", c'est plutôt "salauds de patrons on va vous prendre votre pognon et nous ballader avec vos têtes sur des piques".
Parmi les réels problèmes, par exemple, il faut savoir comment on calcule la richesse produite par les salariés : est-ce que celui qui vend des voitures produit plus de richesse que celui qui les fabrique? Et celui qui lave par terre dans les bureaux?
Quand on parle de justice, ça me fait bien rigoler. J'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi le gars qui assemble des Mercedes devrait toucher 3 fois le salaire de celui qui assemble des Peugeot : ce n'est pas à cause des ouvriers que les boites marchent bien ou non! Un actionnaire peut moyenner ses risques en entrant dans le capital de plusieurs entreprises, mais pas un ouvrier. Du coup, on créerait des inégalités insupportables au sein d'une même classe sociale, voire au sein des entreprises si on différentie les filiales, etc.