Le problème que tu risques d'avoir, c'est la très haute complexité de la collecte d'information dans la boite noire, et donc un accès privilégié du constructeur, ce qui n'inspire pas vraiment confiance.
On se souvient que lors de l'incident du régulateur de vitesse fou, Renault a fait des pieds et des mains pour avoir accès à la voiture le plus vite possible. Ça se comprend: si vraiment il y avait eu un souci, il aurait mieux valu pour eux en être les premiers avertis. L'enquête ne trouvera rien de suspect dans la voiture.
Mais comment à l'avenir est-ce que tu protégeras le public contre un constructeur peu scrupuleux qui trafique les boites noires avant le procès? Les voitures de demain seront "connectées", ce qui veut dire qu'on peut très bien imaginer qu'une voiture accidentée soit instantanément analysée à distance, avant même que la police ne puisse arriver sur les lieux (bon, l'idée c'est évidemment de pouvoir appeler les secours même si les passagers ne le peuvent plus, mais une fois que ce sera là...).
Combien de temps avant que quelqu'un soit tenté de faire plus qu'analyser les données?
Et encore une fois, avec la complexité grandissante des automobiles, il sera bien difficile de garantir que la boite noire reste "scellée" (ou autant que des machines à voter...).
[^] # Re: Ça me met en colère !
Posté par Maclag . En réponse au journal Turing est battu. Évalué à 7.
Le problème que tu risques d'avoir, c'est la très haute complexité de la collecte d'information dans la boite noire, et donc un accès privilégié du constructeur, ce qui n'inspire pas vraiment confiance.
On se souvient que lors de l'incident du régulateur de vitesse fou, Renault a fait des pieds et des mains pour avoir accès à la voiture le plus vite possible. Ça se comprend: si vraiment il y avait eu un souci, il aurait mieux valu pour eux en être les premiers avertis. L'enquête ne trouvera rien de suspect dans la voiture.
Mais comment à l'avenir est-ce que tu protégeras le public contre un constructeur peu scrupuleux qui trafique les boites noires avant le procès? Les voitures de demain seront "connectées", ce qui veut dire qu'on peut très bien imaginer qu'une voiture accidentée soit instantanément analysée à distance, avant même que la police ne puisse arriver sur les lieux (bon, l'idée c'est évidemment de pouvoir appeler les secours même si les passagers ne le peuvent plus, mais une fois que ce sera là...).
Combien de temps avant que quelqu'un soit tenté de faire plus qu'analyser les données?
Et encore une fois, avec la complexité grandissante des automobiles, il sera bien difficile de garantir que la boite noire reste "scellée" (ou autant que des machines à voter...).