Je suis d'accord grosso modo avec tous les conseils et retour d'expérience ci-dessus. Je vais toutefois les reformuler en mettant mon grain de sel.
Le Panasonic que tu montres fera parfaitement l'affaire, à une exception : la résolution 1024x768. De plus en plus de logiciels et de sites web sont optimisés pour une résolution un peu supérieure (1280px de large par exemple). Par exemple, le traitement des photos (Gimp, Darktable) sera plus aisé avec une meilleure résolution.
Si tu es novice sous Linux, prends une distribution grand public standard. Je te conseille Ubuntu ou Xubuntu 14.04. Tout est fait pour que une fois installé, il n'y ait plus qu'à faire les MAJ pendant 3 ans et roule. Tu auras un support de la communauté bien meilleurs qu'avec des versions plus exotiques. La recherche et l'installation des logiciels sont plus ergonomiques qu'avec des distributions plus sérieuses (Debian par exemple). En revanche, si le côté "appstore" rempli de nouveautés ne t'intéresse pas, Debian peut être un très bon choix. Quelle que soit ta distribution, mieux vaut avoir quelqu'un qui s'y connaît qui l'installe et fasse pour toi tous les petits trucs de post-installation (ubuntu-restricted-extras par exemple). L'installation d'un OS et de ses pilotes n'est jamais quelque chose de complètement évident, même si Linux est très en avance pour rendre ça facile.
En effet, utilise un peu tes outils avant de partir. Rando d'une journée en conditions pour tester les vélos, les sacoches, retour et traitement des photos. Je sais, personne le fait mais c'est quand même un bon conseil ;-) Essaye de caler un peu ta procédure de tri et de traitement des des photos. Il y a un peu trop d'outils sous Linux et aucun n'est vraiment parfait pour le traitement des photos. Darktable est pas trop mal mais il nécessite pas mal d'apprentissage. Sinon Digikam, F-Spot, Shotwell, Gthumb pour faire très simple, jBrout si c'est encore actif... Honnêtement, je ne sais pas trop où en sont tous ces logiciels, j'ai un peu arrêté la photo. Pour le traitement simple des photos, Gimp fait le job si on sait y trouver l'outil des courbes, de gestion des couleurs, etc. J'ai traité quasiment toutes mes photos comme ça lors du précédent voyage.
La Liveusb / programmes Windows portables, j'ai donné lors d'un voyage mais j'ai fini par acheter un netbook. Beaucoup plus pratique. Par ailleurs, il faut savoir que les supports flash externes ne sont PAS fiables du tout. J'ai perdu 3 clefs USB avec des super photos. La rage. En revanche, j'ai jamais vu un disque dur interne lâcher malgré des milliers de kilomètres à vélo. Faut quand même plutôt mettre ton ordi au milieu d'un tas de fringues plutôt que directement sur le porte-bagages ;-) Les multiples disques durs externes, je sais pas si c'est une super idée. Pour moi, l'idéal, c'est de faire des DVDs réguliers de best ofs envoyés à la maison. Sinon un cloud avec une synchro dès qu'il y a du réseau. Tu peux faire un cloud "perso" avec une tour chez quelqu'un, des gros DD de 1 Téra dessus et un script rsync que tu lances à volonté mais c'est du boulot. Après, comme dit plus haut par Charles, il faut éviter l'inflation des données. La photo, pas besoin de garder les raw sauf pour les fichiers que tu traites. Heureusement que tu ne pars pas sur des projets vidéos, ça donnerait des volumes impossibles à gérer. Le son ça va.
Ma méthode de tri lors des voyages, faire des dossiers intitulés comme ça :
2014 06 01 début voyage
2014 06 02 stop à la mi-juin chez Dédé
2014 06 03 vers la Belgique
2014 07 01 Belgique
2014 08 01 Pays-Bas
= Année / mois / numéro de la "pellicule" dans le mois. Chaque dossier correspond à une "pellicule", un événement.
Une chose : essaye de trouver un soft de traitement de photos qui tague les photos pas dans une BDD externe mais sur le fichier lui-même (Exif). Si tu changes de soft ça te permettra de garder tes heures de précieux tri "à publier", "à garder", "famille", "bestof" etc.
Ortlieb, c'est bien c'est fiable. C'est un choix sans risque pour les sacoches.
Je viens du monde Mac et mon ami est habitué aux PC, risque-t'on de rencontrer certaines limitations ?
Oui.
Sinon, conseil sur l'itinéraire. Vous ne ferez jamais les 12 000 bornes en six mois. En prenant un peu le temps, comptez 10 à 12 mois. Je dis ça d'expérience. Il y a plusieurs choses qu'on calcule mal avant un voyage à vélo.
D'abord, le vrai itinéraire est fractal : plus on zoome, plus il y a des petits détours. À prévoir : éviter les voies rapides, préférer au final un enchaînement de petites routes communales qui tournent parce que c'est plus joli plutôt que rouler sur la départementale avec les bagnoles à 120 quand c'est limité à 90, aller jusqu'à un village, faire un détour non prévu, faire des courses, aller jusqu'à une grosse ville pour régler un pépin matériel, ne pas rouler tout droit, se planter complètement, etc... Si vous calculez 12 000 bornes avec un itinéraire déjà très détaillé sur carte locale, votre compteur en affichera 15 000.
Ensuite, les pauses. Vous n'aurez pas envie de rouler en permanence. Une journée de roulage, dans la vraie vie c'est 60-80 km si on s'autorise des petits plaisirs. Dur de faire plus de 100km. Il y aura des journées à 30km et on plante la tente pour se baigner dans la rivière, ou on en peut plus du vent de face. Puis il y a les pauses entre les jours de vélo. En gros, le schéma classique, c'est rouler 5-6-7 jours, arriver dans une ville ou un endroit sympa, s'arrêter pour à la base une journée mais en fait rester trois jours pour avoir le temps de visiter, repartir. Et on recommence. Il y aura aussi les gros problèmes mécaniques ou vous serez bloqués et les blessures (tendinites...). Enfin, c'est le voyage, la liberté, les imprévus, vous aurez probablement envie de rester à un ou plusieurs endroits magiques entre deux semaines et un mois.
Même les cyclotouristes expérimentés sont toujours trop optimistes sur la distance / temps. Il faut se laisser le temps de vivre et d'être lent à vélo. Rien de pire qu'enchaîner les grosses journées de vélo pour "rattraper le temps perdu".
# Retour d'expérience
Posté par Vincedeg . En réponse au message Un portable sous Linux en voyage. Évalué à 3.
Salut,
Je suis d'accord grosso modo avec tous les conseils et retour d'expérience ci-dessus. Je vais toutefois les reformuler en mettant mon grain de sel.
Le Panasonic que tu montres fera parfaitement l'affaire, à une exception : la résolution 1024x768. De plus en plus de logiciels et de sites web sont optimisés pour une résolution un peu supérieure (1280px de large par exemple). Par exemple, le traitement des photos (Gimp, Darktable) sera plus aisé avec une meilleure résolution.
Si tu es novice sous Linux, prends une distribution grand public standard. Je te conseille Ubuntu ou Xubuntu 14.04. Tout est fait pour que une fois installé, il n'y ait plus qu'à faire les MAJ pendant 3 ans et roule. Tu auras un support de la communauté bien meilleurs qu'avec des versions plus exotiques. La recherche et l'installation des logiciels sont plus ergonomiques qu'avec des distributions plus sérieuses (Debian par exemple). En revanche, si le côté "appstore" rempli de nouveautés ne t'intéresse pas, Debian peut être un très bon choix. Quelle que soit ta distribution, mieux vaut avoir quelqu'un qui s'y connaît qui l'installe et fasse pour toi tous les petits trucs de post-installation (ubuntu-restricted-extras par exemple). L'installation d'un OS et de ses pilotes n'est jamais quelque chose de complètement évident, même si Linux est très en avance pour rendre ça facile.
En effet, utilise un peu tes outils avant de partir. Rando d'une journée en conditions pour tester les vélos, les sacoches, retour et traitement des photos. Je sais, personne le fait mais c'est quand même un bon conseil ;-) Essaye de caler un peu ta procédure de tri et de traitement des des photos. Il y a un peu trop d'outils sous Linux et aucun n'est vraiment parfait pour le traitement des photos. Darktable est pas trop mal mais il nécessite pas mal d'apprentissage. Sinon Digikam, F-Spot, Shotwell, Gthumb pour faire très simple, jBrout si c'est encore actif... Honnêtement, je ne sais pas trop où en sont tous ces logiciels, j'ai un peu arrêté la photo. Pour le traitement simple des photos, Gimp fait le job si on sait y trouver l'outil des courbes, de gestion des couleurs, etc. J'ai traité quasiment toutes mes photos comme ça lors du précédent voyage.
La Liveusb / programmes Windows portables, j'ai donné lors d'un voyage mais j'ai fini par acheter un netbook. Beaucoup plus pratique. Par ailleurs, il faut savoir que les supports flash externes ne sont PAS fiables du tout. J'ai perdu 3 clefs USB avec des super photos. La rage. En revanche, j'ai jamais vu un disque dur interne lâcher malgré des milliers de kilomètres à vélo. Faut quand même plutôt mettre ton ordi au milieu d'un tas de fringues plutôt que directement sur le porte-bagages ;-) Les multiples disques durs externes, je sais pas si c'est une super idée. Pour moi, l'idéal, c'est de faire des DVDs réguliers de best ofs envoyés à la maison. Sinon un cloud avec une synchro dès qu'il y a du réseau. Tu peux faire un cloud "perso" avec une tour chez quelqu'un, des gros DD de 1 Téra dessus et un script rsync que tu lances à volonté mais c'est du boulot. Après, comme dit plus haut par Charles, il faut éviter l'inflation des données. La photo, pas besoin de garder les raw sauf pour les fichiers que tu traites. Heureusement que tu ne pars pas sur des projets vidéos, ça donnerait des volumes impossibles à gérer. Le son ça va.
Ma méthode de tri lors des voyages, faire des dossiers intitulés comme ça :
2014 06 01 début voyage
2014 06 02 stop à la mi-juin chez Dédé
2014 06 03 vers la Belgique
2014 07 01 Belgique
2014 08 01 Pays-Bas
= Année / mois / numéro de la "pellicule" dans le mois. Chaque dossier correspond à une "pellicule", un événement.
Une chose : essaye de trouver un soft de traitement de photos qui tague les photos pas dans une BDD externe mais sur le fichier lui-même (Exif). Si tu changes de soft ça te permettra de garder tes heures de précieux tri "à publier", "à garder", "famille", "bestof" etc.
Ortlieb, c'est bien c'est fiable. C'est un choix sans risque pour les sacoches.
Oui.
Sinon, conseil sur l'itinéraire. Vous ne ferez jamais les 12 000 bornes en six mois. En prenant un peu le temps, comptez 10 à 12 mois. Je dis ça d'expérience. Il y a plusieurs choses qu'on calcule mal avant un voyage à vélo.
D'abord, le vrai itinéraire est fractal : plus on zoome, plus il y a des petits détours. À prévoir : éviter les voies rapides, préférer au final un enchaînement de petites routes communales qui tournent parce que c'est plus joli plutôt que rouler sur la départementale avec les bagnoles à 120 quand c'est limité à 90, aller jusqu'à un village, faire un détour non prévu, faire des courses, aller jusqu'à une grosse ville pour régler un pépin matériel, ne pas rouler tout droit, se planter complètement, etc... Si vous calculez 12 000 bornes avec un itinéraire déjà très détaillé sur carte locale, votre compteur en affichera 15 000.
Ensuite, les pauses. Vous n'aurez pas envie de rouler en permanence. Une journée de roulage, dans la vraie vie c'est 60-80 km si on s'autorise des petits plaisirs. Dur de faire plus de 100km. Il y aura des journées à 30km et on plante la tente pour se baigner dans la rivière, ou on en peut plus du vent de face. Puis il y a les pauses entre les jours de vélo. En gros, le schéma classique, c'est rouler 5-6-7 jours, arriver dans une ville ou un endroit sympa, s'arrêter pour à la base une journée mais en fait rester trois jours pour avoir le temps de visiter, repartir. Et on recommence. Il y aura aussi les gros problèmes mécaniques ou vous serez bloqués et les blessures (tendinites...). Enfin, c'est le voyage, la liberté, les imprévus, vous aurez probablement envie de rester à un ou plusieurs endroits magiques entre deux semaines et un mois.
Même les cyclotouristes expérimentés sont toujours trop optimistes sur la distance / temps. Il faut se laisser le temps de vivre et d'être lent à vélo. Rien de pire qu'enchaîner les grosses journées de vélo pour "rattraper le temps perdu".