J'ai toujours eu l'impression que le plus gros problème avec les lois, c'est qu'il semble impossible qu'elles restent génériques. On dirait qu'il est nécessaire de légiférer dans tous les détails, jusqu'aux choses les plus spécifiques, et par des personnes qui ne peuvent pas être compétentes dans tous les domaines (la justice étant déjà un domaine à part entière).
C'est une tâche impossible, et lire les lois me fait le même effet que de lire du code spaghetti : on y trouve des gotos partout, ainsi que des #ifdefs qui ne servent plus depuis des lustres, et le tout est très peu modulaire, avec tous les défauts d'un code qui aurait du garder assez de rétro-compatibilité pendant plusieurs centaines d'années (ce à quoi on n'est pas arrivé encore en informatique).
C'est une image, et qui plus est qui tombe dans le défaut de voir la justice depuis un point de vue informaticien justement, mais ça illustre quand même une chose : connaître et comprendre les lois, ce qui était déjà devenu inaccessible au citoyen normal depuis longtemps, ne doit pas être facile non plus pour le juriste.
Alors, si dans ces conditions déjà peu alléchantes, on s'aperçoit que le juriste légifère parfois sans comprendre par exemple dans le but de contrôler internet, mais sans arriver à son but car il doit permettre en même temps à internet de rester globalement ce qu'il est en termes économiques au niveau international, comment attendre quelque chose du monde législatif ?
# Lois insuffisamment génériques
Posté par anaseto . En réponse au journal La justice et la technologie : incompréhension méprisable ou expérience à respecter ?. Évalué à 9.
J'ai toujours eu l'impression que le plus gros problème avec les lois, c'est qu'il semble impossible qu'elles restent génériques. On dirait qu'il est nécessaire de légiférer dans tous les détails, jusqu'aux choses les plus spécifiques, et par des personnes qui ne peuvent pas être compétentes dans tous les domaines (la justice étant déjà un domaine à part entière).
C'est une tâche impossible, et lire les lois me fait le même effet que de lire du code spaghetti : on y trouve des gotos partout, ainsi que des #ifdefs qui ne servent plus depuis des lustres, et le tout est très peu modulaire, avec tous les défauts d'un code qui aurait du garder assez de rétro-compatibilité pendant plusieurs centaines d'années (ce à quoi on n'est pas arrivé encore en informatique).
C'est une image, et qui plus est qui tombe dans le défaut de voir la justice depuis un point de vue informaticien justement, mais ça illustre quand même une chose : connaître et comprendre les lois, ce qui était déjà devenu inaccessible au citoyen normal depuis longtemps, ne doit pas être facile non plus pour le juriste.
Alors, si dans ces conditions déjà peu alléchantes, on s'aperçoit que le juriste légifère parfois sans comprendre par exemple dans le but de contrôler internet, mais sans arriver à son but car il doit permettre en même temps à internet de rester globalement ce qu'il est en termes économiques au niveau international, comment attendre quelque chose du monde législatif ?