En effet je met souvent des « t » au lieu de « s » à la fin de participe passé en « is » (comme « mettre »), pourtant je sais qu’il suffit de mettre au féminin pour discerner la consonne finale (comme dans « mise »), j’ai aussi beaucoup de mal avec les tirets et je ne sais pas me servir des point-virgules ! Je sais tout ça et je suis déjà super attentif, mais c’est dur. :-)
tu réussis très bien à illustrer certaines idées et à les formuler dans un raisonnement logique
Merci ! Écrire sur LinuxFr est un excellent exercice de rédaction ! Le lectorat est assez exigeant, et surtout apprécie le travail bien fait ^^, de plus ce lectorat étant également auteur, cela crée une certaine émulation, et comme j’aime bien écrire, ça engage un cercle vertueux. Ça donne vraiment envie de s’appliquer, et personnellement j’apporte beaucoup de soin à la langue elle-même, à la rigueur du vocabulaire et à la formulation. Par exemple je fais en sorte que le texte soit lisible à voix haute, parce que je suis convaincu qu’un texte doit être respirable pour être lisible.
Dans un commentaire d’un sondage sur les instruments d’écriture, j’avais rapporté comment les plumes sans réservoir imposent des pauses et empêchant l’écriture « en apnée ». Quand j’ai compris ça je me suis beaucoup amélioré à l’écrit, même sur un clavier.
Alors je n’écris pas mes journaux/dépêches avec une plume, mais je me relis plusieurs fois à l’oral, à plusieurs étapes de la rédaction, afin de m’assurer que le texte est prononçable. Ça prend du temps mais c’est ce qui permet d’identifier les endroits où l’on aurait pu mettre un point au lieu d’une douzième virgule, ou au contraire cela point les parties qu’il faut reformuler pour pouvoir placer un point. Ça doit aussi aider à ne pas avoir un style trop ampoulé.
Ça aide donc à ne pas faire des paragraphes trop long, mais pour cela j’ai surtout un autre exercice : lorsqu’un paragraphe commence à être long, je le parcours en diagonale, et si je manque une information importante, ou si je n’arrive pas à me repérer dans les idées au survol, c’est qu’il y a trop de profondeur dans le texte.
Par contre je ne fais pas du tout de la concision un absolu. :D Je soigne la concision parce que c’est un instrument qui aide à l’effort de rigueur, par exemple préférer le mot juste à une paraphrase est un exercice de concision. Mais dans beaucoup de cas, je préfère reformuler quitte à me répéter si cela permet de couper un paragraphe ou une phrase trop longue. La respiration est plus importante que la concision, surtout à l’écrit (ça peut paraître étonnant mais c’est vrai ^^).
Parfois je me contraint à couper des parties quand c’est vraiment long, par exemple dans ce journal j’ai coupé un développement sur l’économie du don, du mécénat et de la redevance, avec une réflexion sur le concept de dette et de générosité. Mais ce journal étant déjà très long, j’ai remis à plus tard.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Index
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Occupy Hollywood : libérer l’homme et son outil de travail. Évalué à 3.
Super merci, j’ai mergé tout ça !
En effet je met souvent des « t » au lieu de « s » à la fin de participe passé en « is » (comme « mettre »), pourtant je sais qu’il suffit de mettre au féminin pour discerner la consonne finale (comme dans « mise »), j’ai aussi beaucoup de mal avec les tirets et je ne sais pas me servir des point-virgules ! Je sais tout ça et je suis déjà super attentif, mais c’est dur. :-)
Merci ! Écrire sur LinuxFr est un excellent exercice de rédaction ! Le lectorat est assez exigeant, et surtout apprécie le travail bien fait ^^, de plus ce lectorat étant également auteur, cela crée une certaine émulation, et comme j’aime bien écrire, ça engage un cercle vertueux. Ça donne vraiment envie de s’appliquer, et personnellement j’apporte beaucoup de soin à la langue elle-même, à la rigueur du vocabulaire et à la formulation. Par exemple je fais en sorte que le texte soit lisible à voix haute, parce que je suis convaincu qu’un texte doit être respirable pour être lisible.
Dans un commentaire d’un sondage sur les instruments d’écriture, j’avais rapporté comment les plumes sans réservoir imposent des pauses et empêchant l’écriture « en apnée ». Quand j’ai compris ça je me suis beaucoup amélioré à l’écrit, même sur un clavier.
Alors je n’écris pas mes journaux/dépêches avec une plume, mais je me relis plusieurs fois à l’oral, à plusieurs étapes de la rédaction, afin de m’assurer que le texte est prononçable. Ça prend du temps mais c’est ce qui permet d’identifier les endroits où l’on aurait pu mettre un point au lieu d’une douzième virgule, ou au contraire cela point les parties qu’il faut reformuler pour pouvoir placer un point. Ça doit aussi aider à ne pas avoir un style trop ampoulé.
Ça aide donc à ne pas faire des paragraphes trop long, mais pour cela j’ai surtout un autre exercice : lorsqu’un paragraphe commence à être long, je le parcours en diagonale, et si je manque une information importante, ou si je n’arrive pas à me repérer dans les idées au survol, c’est qu’il y a trop de profondeur dans le texte.
Par contre je ne fais pas du tout de la concision un absolu. :D Je soigne la concision parce que c’est un instrument qui aide à l’effort de rigueur, par exemple préférer le mot juste à une paraphrase est un exercice de concision. Mais dans beaucoup de cas, je préfère reformuler quitte à me répéter si cela permet de couper un paragraphe ou une phrase trop longue. La respiration est plus importante que la concision, surtout à l’écrit (ça peut paraître étonnant mais c’est vrai ^^).
Parfois je me contraint à couper des parties quand c’est vraiment long, par exemple dans ce journal j’ai coupé un développement sur l’économie du don, du mécénat et de la redevance, avec une réflexion sur le concept de dette et de générosité. Mais ce journal étant déjà très long, j’ai remis à plus tard.
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