Oui et non (je précise que je ne connais pas les articles de la recherche).
L'un des problèmes quand tu recrutes un Mdc (ou un prof), c'est que son travail est au minimum mixte, à savoir recherche et enseignement. Or, il y a toujours des enjeux importants et contradictoires dans les deux domaines. D'un côté, les laboratoires ont intérêts à avoir de très bons chercheurs qui s'investisent dans la recherche (traduction, des gens qui publient beaucoup et qui baclent l'aspect enseignement). De l'autre, l'université tourne parce qu'il y a des étudiants. Il faut donc de bons profs avec des thèmes porteurs (lire, des gens qui passent beaucoup de temps à préparer leurs cours). Si on ajoute à ça les problèmes administratifs (il faut de gens pour faire tourner les centres de ressources informatiques, les services administatifs comme les UFR, etc.), ça fait un joyeux merdier avec tout le monde qui tire la couverture à lui.
Autre aspect amusant, l'équilibre des pouvoirs dans une université : la taille fait la force (car les CS sont élues !) et donc chacun tente de recruter le plus possible, même parfois au détriment du niveau scientifique !
Bien entendu, l'aspect fonctionnaire (invirable) rend tout ça très subtil, mais je pense que le niveau moyen des candidats à pas mal monté dernièrement (en maths par exemple) et donc je pense que pour l'aspect scientifique, ça peut aller (i.e., pas de gros risque de recruter une bille). Par contre, pour l'enseignement, c'est le grand n'importe quoi.
[^] # Re: Libre accès à l'information scientifique et technique : &e
Posté par boubou . En réponse à la dépêche Libre accès à l'information scientifique et technique : état de l'art et perspectives. Évalué à 4.
L'un des problèmes quand tu recrutes un Mdc (ou un prof), c'est que son travail est au minimum mixte, à savoir recherche et enseignement. Or, il y a toujours des enjeux importants et contradictoires dans les deux domaines. D'un côté, les laboratoires ont intérêts à avoir de très bons chercheurs qui s'investisent dans la recherche (traduction, des gens qui publient beaucoup et qui baclent l'aspect enseignement). De l'autre, l'université tourne parce qu'il y a des étudiants. Il faut donc de bons profs avec des thèmes porteurs (lire, des gens qui passent beaucoup de temps à préparer leurs cours). Si on ajoute à ça les problèmes administratifs (il faut de gens pour faire tourner les centres de ressources informatiques, les services administatifs comme les UFR, etc.), ça fait un joyeux merdier avec tout le monde qui tire la couverture à lui.
Autre aspect amusant, l'équilibre des pouvoirs dans une université : la taille fait la force (car les CS sont élues !) et donc chacun tente de recruter le plus possible, même parfois au détriment du niveau scientifique !
Bien entendu, l'aspect fonctionnaire (invirable) rend tout ça très subtil, mais je pense que le niveau moyen des candidats à pas mal monté dernièrement (en maths par exemple) et donc je pense que pour l'aspect scientifique, ça peut aller (i.e., pas de gros risque de recruter une bille). Par contre, pour l'enseignement, c'est le grand n'importe quoi.