• # Initiative qui n'a rien d'officielle && Préambule de la DDH de 1789

    Posté par . En réponse au journal Hackons la constitution Française. Évalué à 9. Dernière modification le 23 mai 2014 à 23:18.

    Je précise pour ceux qui comme moi auraient lu le journal un peu vite qu'il ne s'agit en rien d'une initiative officielle pour faire de l'open data sur la constitution, mais d'un site ("le message") d'inspiration chouardesque, qui comme tout ce qui est chouardesque semble du bon sens du type mais-comment-ny-a-t-on-paspensé-avant séduisant qui déboucher souvent sur un ça-révèle-un-cancer-secret-de-notre-démocratie premier pas vers le complotisme.

    Le postulat sur lequel ils se fondent est celui-ci, présent sur la page du projet

    Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir

    Ce n'est pas le lieu pour réfuter en détail un postulat aussi séduisant que faux (c'est bien plus souvent plus le pouvoir qui corrompt que les corrompus qui cherchent le pouvoir et les constituions parfaites qui règleraient les problèmes à l'avance n'existeront jamais, rêve dangeeux d'effacer la politique par des règles)

    Néanmoins, le fait de rendre plus facile d'accès la constitution en vigueur est en soi une très bonne chose comme l'avaient bien vu les hommes de pouvoir qui ont écrit les règles du pouvoir en 1789

    Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, et au bonheur de tous. En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp