• [^] # Re: J'aime pas la télé, arte compris

    Posté par . En réponse au journal La tragédie électronique, c'est maintenant.. Évalué à 8.

    1, jamais entendu parler des "diktats de la mode" ?
    2, le goût en matière esthétique est surtout culturel et imposé

    Tes anciennes fringues sont toujours portables? Donc ça n'est pas de l'obsolescence programmée.

    Évidemment que Renault va faire des pubs pour te montrer que la Clio 57 elle est vachement mieux que les autres bagnoles, y compris la Clio 56, et que Ariel micro-truc lave encore plus blanc que la lessive d'avant. En plus, c'est même peut-être vrai. C'est juste toi qui prend la décision de virer ton ancienne bagnole qui marche encore, ça n'a absolument rien à voir avec de l'obsolescence programmée. Tu voudrais quoi, que Apple fasse des pubs pour dire de ne pas acheter le nouvel iPhone parce que le premier était finalement vachement bien?

    Le problème avec les "infos" (pdf, documentaires, n'importe quoi) sur l'obsolescence programmée, c'est qu'elles viennent souvent d'un milieu activiste (disons, écolo-décroissant-anticapitaliste, voire limite technophobe sur certains sujets), et que du coup, on ne sait pas très bien ce qui est de l'info et ce qui est de l'idéologie politisée. Encore une fois, l'obsolescence programmée, c'est le sabotage d'un produit à sa conception pour réduire articifiellement sa durée de vie. Or, 95% à la louche des exemples cités ne sont pas des exemples d'obsolescence programmée. Comme vrai exemple, on a quoi? les ampoules électriques (il semble qu'il y ait des documents historiques pour l'attester), les bas nylon (sur quelles preuves), et éventuellement les imprimantes à compteur de pages. Et encore, pour les ampoules par exemple, il n'y a pas d'éléments indiquant le sabotage, on sait juste que les fabriquants se sont entendus pour ne pas mettre sur le marché des ampoules inusables ; on ne sait pas si les ampoules qui grillent ont nécessité un travail spécifique pour les rendre usables (si ça se trouve, elles sont juste de moins bonne qualité).

    Le "problème" avec la théorie du complot de l'obsolescence programmée, c'est qu'elle tient mal face à l'idéologie libérale. Dans un contexte de concurrence idéale (libre et non-faussée, le blabla technocratique européen), une entreprise n'a absolument aucun intérêt à saboter ses produits : le sabotage a un coût, et il y a une perte en image de marque. Pour que l'OP devienne rationnelle, il faut soit être seul sur son marché, soit mettre en place des ententes anticoncurrentielles secrètes. Du coup, le dogme libéral européen répond au problème : s'il y a une concurrence libre et non-faussée, alors l'OP ne devrait pas exister (je ne dis pas que je trouve l'idée géniale, mais ça a le mérite d'être cohérent).

    Évidemment, le marché nous pousse vers la production de merdouilles jetables, qui ont un bilan écologique catastrophique, mais ça n'a rien à voir avec l'OP.