Je ne peux qu'être d'accord.
Faut voir que la seule façon de garantir qu'un appareil va tomber en panne, c'est d'y mettre une horloge et une "bombe" (fusible ou autre) et du coup ça coûte plus cher.
Ce qui se passe en pratique à la conception, c'est que le cahier des charges comprend des clauses genre "durée de vie minimale: 1000h". Ça veut dire que tous les tests sont faits autour de cette durée 1000h, qui est généralement traduite par un test avec mise sous température élevée bien plus court, ou un cycle chaud-froid. Des tables existent pour convertir durée de vie et test "dur".
Avant de lancer la prod, on prend un échantillon représentatif de la production, on le passe dans les fours, et si tous les échantillons marchent encore après, et bien c'est bon: la qualif est passée, on peut lancer la production. Ensuite, on fait de l'échantillonnage: on envoie quelques pièces se faire tester la durée de vie pour vérifier que c'est stable.
Après, on dit que "oui mais tel composant va péter, c'est sûr". Ah ben oui, alors on en met un mieux un chouïa plus cher. Et puis le constructeur refait ses courbes, et se rend compte que finalement, on est passé de 1000h et 1010h, parce qu'il y a un autre truc qui va péter à chaque fois. Bon, on le remplace, et c'est un chouïa plus cher. On arrive à 1020.
Quand on arrive enfin à 2000h garanties, le département marketing t'appelle pour te dire que les gens n'achètent pas un truc plus cher qui tient plus longtemps. Ils préfèrent acheter un truc moins cher même s'il peut péter rapidement.
Alors le marché a décidé qu'il valait mieux y aller au minimum syndical.
Et maintenant qu'ils sont au minimum syndical, on va leur demander une plus grosse durée de vie... ah oui mais pas plus cher, sinon on va acheter ailleurs!
[^] # Re: J'aime pas la télé, arte compris
Posté par Maclag . En réponse au journal La tragédie électronique, c'est maintenant.. Évalué à 9.
Je ne peux qu'être d'accord.
Faut voir que la seule façon de garantir qu'un appareil va tomber en panne, c'est d'y mettre une horloge et une "bombe" (fusible ou autre) et du coup ça coûte plus cher.
Ce qui se passe en pratique à la conception, c'est que le cahier des charges comprend des clauses genre "durée de vie minimale: 1000h". Ça veut dire que tous les tests sont faits autour de cette durée 1000h, qui est généralement traduite par un test avec mise sous température élevée bien plus court, ou un cycle chaud-froid. Des tables existent pour convertir durée de vie et test "dur".
Avant de lancer la prod, on prend un échantillon représentatif de la production, on le passe dans les fours, et si tous les échantillons marchent encore après, et bien c'est bon: la qualif est passée, on peut lancer la production. Ensuite, on fait de l'échantillonnage: on envoie quelques pièces se faire tester la durée de vie pour vérifier que c'est stable.
Après, on dit que "oui mais tel composant va péter, c'est sûr". Ah ben oui, alors on en met un mieux un chouïa plus cher. Et puis le constructeur refait ses courbes, et se rend compte que finalement, on est passé de 1000h et 1010h, parce qu'il y a un autre truc qui va péter à chaque fois. Bon, on le remplace, et c'est un chouïa plus cher. On arrive à 1020.
Quand on arrive enfin à 2000h garanties, le département marketing t'appelle pour te dire que les gens n'achètent pas un truc plus cher qui tient plus longtemps. Ils préfèrent acheter un truc moins cher même s'il peut péter rapidement.
Alors le marché a décidé qu'il valait mieux y aller au minimum syndical.
Et maintenant qu'ils sont au minimum syndical, on va leur demander une plus grosse durée de vie... ah oui mais pas plus cher, sinon on va acheter ailleurs!