Bon, je vais essayer de prendre cet article point par point ici. Le traducteur pourra retransmettre s'il le désire, je ne suis pas motivé pour faire ce commentaire en Anglais.
« Commençons par la première chose que vous devez savoir pour construire un diagramme démographique : le taux de natalité. Chaque année, un certain nombre de bébés naissent. Le taux de natalité est le nombre moyen d'enfants qu'une femme peut avoir durant sa vie. Ce taux varie en fonction des pays et dépend de nombreux facteurs comme la culture, la situation économique, l'éducation et les traditions. En Allemagne, le taux est de 1.3 enfant par femme »
Voir plus haut. Cette définition est parfaitement fausse.
« Certains pays ont une attitude « pro-enfants » alors que dans d'autres, les enfants sont plutôt considérés comme une sorte d'assurance sur les vieux jours. Dans notre cas, le taux de natalité est un point de départ pour le programme, qui peut être défini de 0 à 10 enfants par femme. Cela signifie que nous pouvons ajuster le taux de natalité dans le programme pour étudier différents scénarii. »
Le terme pro-enfant est vraiment peu explicite. Et l'histoire « d'assurance sur les vieux jours » me semble pas correspondre à une description aboutie. C'est plus une interpretation (discutable) qu'une description.
Là encore, problème de définition déjà signalé.
Je précise que si des termes si précis existent, ce n'est pas pour compliquer la situation mais parce qu'il existe de nombreux indicateurs, et qu'on essaye de donner à chacun le sens le plus exact pour parvenir à communiquer.
« Le nombre de naissances ne dépend pas seulement du taux de natalité mais aussi du nombre de femmes en âge de porter un enfant. Dans le modèle, le nombre de femmes en âge de porter un enfant (dans le programme, l'âge va de 15 à 45) est simplement cumulé et multiplié par le taux de natalité. Pour calculer le nombre d'enfants nés par an, ce nombre est alors divisé par 45-15=30. Ceci repose sur la supposition que la femme aura, en moyenne, dans sa vie, le nombre d'enfants spécifié par le taux de natalité. Certain d'entre vous pourraient se demander si le taux de natalité est vraiment précis car, après tout, une femme peut avoir 7 enfants, alors qu'une autre peut n'en avoir aucun. C'est un problème de statistiques expliqué dans la littérature spécialisée. Dans notre programme, nous sommes moins concernés par les statistiques exactes et plus par le potentiel d'expérimentation - par exemple, à propos de la question sur ce qui se passerait s'il devenait à la mode d'avoir plus de 3 enfants par famille en allemagne. »
Là nous avons une interprétation perverse. Ce que l'auteur appelle taux de natalité (indice conjoncturel de fécondité) est calculé en fonction du nombre de naissances et du nombre de femme en age de procréer. Pas l'inverse.
Quand au fait qu'une femme puisse avoir 7 enfants et une autre aucun, ce n'est pas propre à la démographie mais propre à toutes les moyennes. Il existe des calculs statistiques permettant d'évaluer l'importance des extrêmes.
« Naturellement, là où des enfants naissent, des personnes meurent aussi. Le taux de décès est similaire au taux de natalité, sauf qu'il s'applique à la totalité de la population et non pas seulement aux femmes. (Les hommes, bien sûr, jouent un rôle dans le taux de natalité mais ce n'est pas l'endroit pour en discuter ;-)). L'âge de l'individu est bien sûr un facteur majeur du taux de décès; statistiquement, les personnes les plus âgées sont plus susceptibles de mourir que les plus jeunes. En Allemagne, il existe une table officielle du taux de décès, utilisée par les compagnies d'assurance pour calculer les primes d'assurance sur la vie. Notre programme est basé sur les données de cette table du taux de décès. Vous devrez ajuster ces données pour tous les autres pays. »
Effectivement, le taux de mortalité est similaire au taux de natalité. Mais au véritable taux de natalité (naissance / population / an). Ici, c'est décès / population / an.
Cette expression « table du taux de décès » me semble particulièrement impropre. Bien que je puisse imaginer ce à quoi ça correspond (un table du taux de décès par classe d'age), le terme est imprécis.
« Notez que dans les pays industrialisés, le taux doit seulement être basé sur l'âge et non sur des facteurs additionnels comme la classe sociale. Néanmoins, comme me l'a expliqué un ami mexicain, ceci ne peut pas être universellement appliqué. Dans notre programme, le taux de décès est seulement basé sur l'âge, donc, si quelqu'un veut inclure des facteurs sociaux, il devra étendre lui-même le programme. Peut-être que quelqu'un souhaitera s'en charger ? »
Les facteurs sont calculés à partir des taux ! Pas l'inverse ! L'auteur à tendance à vouloir faire des calculs avec des chiffres qui sont le résultat de calculs sur ces chiffres qu'il cherche à obtenir. C'est une erreur de méthode.
Aussi, le « taux de décès » est largement dépendant du sexe. C'est d'ailleurs le critère dominant, puisqu'on retrouve ce facteur dans la plupart des sociétés (les femmes se marient plus jeunes et meurent plus vieilles...)
« Enfin, la migration doit être aussi prise en compte. En clair, les processus de migration ont toujours joué un rôle important. Par exemple, dans les siècles précédents, la population rurale a eu tendance à migrer vers les villes. Cela ne présentait pas un problème grave dans la mesure où le taux de natalité élevé a compensé les effets de baisse de population. De nos jours, les processus de migration sont différents. Toutefois, la dépopulation rurale est encore un phénomène significatif dans l'Allemagne moderne et provoquera une isolation grandissante de certaines régions. »
Ceci est globalemen correct (quelques reserves sur la dernière phrase). Bon je m'arrête là, la suite parle surtout de l'interface du logiciel. Quoi qu'il en soit, j'invite le traducteur à contacter l'auteur pour réflechir sur certains problèmes de méthodes et reprendre les définitions.
[^] # Re: LinuxFocus de janvier-février
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche LinuxFocus de janvier-février. Évalué à 6.
« Commençons par la première chose que vous devez savoir pour construire un diagramme démographique : le taux de natalité. Chaque année, un certain nombre de bébés naissent. Le taux de natalité est le nombre moyen d'enfants qu'une femme peut avoir durant sa vie. Ce taux varie en fonction des pays et dépend de nombreux facteurs comme la culture, la situation économique, l'éducation et les traditions. En Allemagne, le taux est de 1.3 enfant par femme »
Voir plus haut. Cette définition est parfaitement fausse.
« Certains pays ont une attitude « pro-enfants » alors que dans d'autres, les enfants sont plutôt considérés comme une sorte d'assurance sur les vieux jours. Dans notre cas, le taux de natalité est un point de départ pour le programme, qui peut être défini de 0 à 10 enfants par femme. Cela signifie que nous pouvons ajuster le taux de natalité dans le programme pour étudier différents scénarii. »
Le terme pro-enfant est vraiment peu explicite. Et l'histoire « d'assurance sur les vieux jours » me semble pas correspondre à une description aboutie. C'est plus une interpretation (discutable) qu'une description.
Là encore, problème de définition déjà signalé.
Je précise que si des termes si précis existent, ce n'est pas pour compliquer la situation mais parce qu'il existe de nombreux indicateurs, et qu'on essaye de donner à chacun le sens le plus exact pour parvenir à communiquer.
« Le nombre de naissances ne dépend pas seulement du taux de natalité mais aussi du nombre de femmes en âge de porter un enfant. Dans le modèle, le nombre de femmes en âge de porter un enfant (dans le programme, l'âge va de 15 à 45) est simplement cumulé et multiplié par le taux de natalité. Pour calculer le nombre d'enfants nés par an, ce nombre est alors divisé par 45-15=30. Ceci repose sur la supposition que la femme aura, en moyenne, dans sa vie, le nombre d'enfants spécifié par le taux de natalité. Certain d'entre vous pourraient se demander si le taux de natalité est vraiment précis car, après tout, une femme peut avoir 7 enfants, alors qu'une autre peut n'en avoir aucun. C'est un problème de statistiques expliqué dans la littérature spécialisée. Dans notre programme, nous sommes moins concernés par les statistiques exactes et plus par le potentiel d'expérimentation - par exemple, à propos de la question sur ce qui se passerait s'il devenait à la mode d'avoir plus de 3 enfants par famille en allemagne. »
Là nous avons une interprétation perverse. Ce que l'auteur appelle taux de natalité (indice conjoncturel de fécondité) est calculé en fonction du nombre de naissances et du nombre de femme en age de procréer. Pas l'inverse.
Quand au fait qu'une femme puisse avoir 7 enfants et une autre aucun, ce n'est pas propre à la démographie mais propre à toutes les moyennes. Il existe des calculs statistiques permettant d'évaluer l'importance des extrêmes.
« Naturellement, là où des enfants naissent, des personnes meurent aussi. Le taux de décès est similaire au taux de natalité, sauf qu'il s'applique à la totalité de la population et non pas seulement aux femmes. (Les hommes, bien sûr, jouent un rôle dans le taux de natalité mais ce n'est pas l'endroit pour en discuter ;-)). L'âge de l'individu est bien sûr un facteur majeur du taux de décès; statistiquement, les personnes les plus âgées sont plus susceptibles de mourir que les plus jeunes. En Allemagne, il existe une table officielle du taux de décès, utilisée par les compagnies d'assurance pour calculer les primes d'assurance sur la vie. Notre programme est basé sur les données de cette table du taux de décès. Vous devrez ajuster ces données pour tous les autres pays. »
Effectivement, le taux de mortalité est similaire au taux de natalité. Mais au véritable taux de natalité (naissance / population / an). Ici, c'est décès / population / an.
Cette expression « table du taux de décès » me semble particulièrement impropre. Bien que je puisse imaginer ce à quoi ça correspond (un table du taux de décès par classe d'age), le terme est imprécis.
« Notez que dans les pays industrialisés, le taux doit seulement être basé sur l'âge et non sur des facteurs additionnels comme la classe sociale. Néanmoins, comme me l'a expliqué un ami mexicain, ceci ne peut pas être universellement appliqué. Dans notre programme, le taux de décès est seulement basé sur l'âge, donc, si quelqu'un veut inclure des facteurs sociaux, il devra étendre lui-même le programme. Peut-être que quelqu'un souhaitera s'en charger ? »
Les facteurs sont calculés à partir des taux ! Pas l'inverse ! L'auteur à tendance à vouloir faire des calculs avec des chiffres qui sont le résultat de calculs sur ces chiffres qu'il cherche à obtenir. C'est une erreur de méthode.
Aussi, le « taux de décès » est largement dépendant du sexe. C'est d'ailleurs le critère dominant, puisqu'on retrouve ce facteur dans la plupart des sociétés (les femmes se marient plus jeunes et meurent plus vieilles...)
« Enfin, la migration doit être aussi prise en compte. En clair, les processus de migration ont toujours joué un rôle important. Par exemple, dans les siècles précédents, la population rurale a eu tendance à migrer vers les villes. Cela ne présentait pas un problème grave dans la mesure où le taux de natalité élevé a compensé les effets de baisse de population. De nos jours, les processus de migration sont différents. Toutefois, la dépopulation rurale est encore un phénomène significatif dans l'Allemagne moderne et provoquera une isolation grandissante de certaines régions. »
Ceci est globalemen correct (quelques reserves sur la dernière phrase). Bon je m'arrête là, la suite parle surtout de l'interface du logiciel. Quoi qu'il en soit, j'invite le traducteur à contacter l'auteur pour réflechir sur certains problèmes de méthodes et reprendre les définitions.