... à l'époque ou Benjamin Bayart n'était pas connu comme le défenseur de la neutralité du net à cravate marrantes, président d'un FAI insignifiant.
On voit de nos jours des gens qui viennent faire du logiciel libre parce que c'est libre et par conviction politique.
Moi, j'y suis pas du tout arrivé pour ça ; j'ai plein de convictions politiques tout à fait compatibles avec le logiciel libre, mais c'est pas pour ça que je fait du logiciel libre
De base je suis un informaticien : j'ai d'abord cherché des outils qui marchent.
Je me suis toujours intéressé à ce qui imprimait, donc quand j'ai cherché à faire de la typographie j'ai forcément croisé TeX, parce que c'est à peu près le seul outil qui marche convenablement en ce bas monde.
Quand j'ai cherché à faire tourner TeX, j'ai essayé sur MS DOS : c'était quelque chose de catastrophique ; j'ai vu que sur les stations UNIX à l'école ça marchait bien mais c'est pas dans mon budget
Quand on m'a dit qu'il y avait des UNIX dans mon budget capable de faire tourner les produits dont j'avais besoin et qui marchaient, j'ai sauté dessus.
Je suis pas du tout venu au libre parce que c'est la lutte finale et tout ça, juste parce j’avais besoin d'un produit qui marche, qui soit dans mes moyens, où quand il fait pas ce que je veut j'ai le droit de le corriger et ou y'a moyen d'échanger autour.
Vraiment, la question de départ était un pur problème de qualité.
# Cette question s'était posé il y a déjà bien longtemps...
Posté par thy . En réponse à la dépêche Conférence « Logiciel libre : militantisme ou choix de raison » mercredi 14 mai 2014 à Aix-en-Proven. Évalué à 3.
... à l'époque ou Benjamin Bayart n'était pas connu comme le défenseur de la neutralité du net à cravate marrantes, président d'un FAI insignifiant.
http://www.fdn.fr/media/audio/Au_dela_du_libre.ogg