J’ai un plutôt l’impression qu’actuellement, Ubuntu et Fedora visent surtout les portables. Je ne dis pas que c’est aberrant, après tout, ça se vend plus que les machines de bureau.
Par ailleurs, il y a desktop et desktop. La configuration n’est pas la même sur une machine du boulot avec tout centralisé sur le serveur que sur une machine perso autonome.
Imagine une Fedora d’avant la 18 (neuneuïsation de l’installeur).
L’installeur te donnait la possibilité de configurer directement la base d’utilisateurs sur LDAP ou NIS (avec éventuellement authentification sur Kerberos) avec pour LDAP récupération du certificat et d’un point de vue général tout bien configuré : pam, nsswitch.conf, ldap.conf ou yp.conf... et autofs qui marche directement.
Des trucs que j’avais passé pas mal de temps à configurer correctement lors du passage à LDAP en 2002 (il faut dire qu’à l’époque, les distributions ne prévoyaient pas encore trop ça, et les docs n’indiquaient pas les bons attributs LDAP, il avait fallu que je trace les accès au serveur pour savoir quoi y mettre), que même mon collègue incompétent (actuellement en reconversion professionnelle après un éclair de lucidité) pouvait ainsi configurer correctement en peu de temps.
Avec Ubuntu, il n’y a pas ça (avec les versions récentes de Fedora non plus...). Je ne peux pas être sûr que je n’aie pas raté un outil génial pour le faire après l’installation, mais autofs n’est même pas prévu pour démarrer après le réseau. Je t’invites à vérifier toi-même /etc/init/autofs.conf.
Compare par exemple avec /etc/init/ypbind.conf (paquet nis), qui lui est bien prévu pour démarrer après le réseau (enfin ce n’est pas clair que ça marche si le réseau est configuré avec NetworkManager ou en DHCP, cela dit).
Tu pourras au passage constater que démarrer un service après le réseau est moins trivial qu’avec une init System V ou systemd...
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Il y a desktop et desktop.
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Chronique des dinosaures rétrogrades. Évalué à 2.
J’ai un plutôt l’impression qu’actuellement, Ubuntu et Fedora visent surtout les portables. Je ne dis pas que c’est aberrant, après tout, ça se vend plus que les machines de bureau.
Par ailleurs, il y a desktop et desktop. La configuration n’est pas la même sur une machine du boulot avec tout centralisé sur le serveur que sur une machine perso autonome.
Imagine une Fedora d’avant la 18 (neuneuïsation de l’installeur).
L’installeur te donnait la possibilité de configurer directement la base d’utilisateurs sur LDAP ou NIS (avec éventuellement authentification sur Kerberos) avec pour LDAP récupération du certificat et d’un point de vue général tout bien configuré : pam, nsswitch.conf, ldap.conf ou yp.conf... et autofs qui marche directement.
Des trucs que j’avais passé pas mal de temps à configurer correctement lors du passage à LDAP en 2002 (il faut dire qu’à l’époque, les distributions ne prévoyaient pas encore trop ça, et les docs n’indiquaient pas les bons attributs LDAP, il avait fallu que je trace les accès au serveur pour savoir quoi y mettre), que même mon collègue incompétent (actuellement en reconversion professionnelle après un éclair de lucidité) pouvait ainsi configurer correctement en peu de temps.
Avec Ubuntu, il n’y a pas ça (avec les versions récentes de Fedora non plus...). Je ne peux pas être sûr que je n’aie pas raté un outil génial pour le faire après l’installation, mais autofs n’est même pas prévu pour démarrer après le réseau. Je t’invites à vérifier toi-même /etc/init/autofs.conf.
Compare par exemple avec /etc/init/ypbind.conf (paquet nis), qui lui est bien prévu pour démarrer après le réseau (enfin ce n’est pas clair que ça marche si le réseau est configuré avec NetworkManager ou en DHCP, cela dit).
Tu pourras au passage constater que démarrer un service après le réseau est moins trivial qu’avec une init System V ou systemd...
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone