• [^] # Re: piraté

    Posté par . En réponse au journal DRM sans fin. Évalué à 10. Dernière modification le 26 mars 2014 à 14:53.

    Ouais alors pour votre gouvernaille à tous les deux sachez que le bateau préféré du pirate au XVIIème siècle c'est la goélette. :o Un bateau léger, rapide, manœuvrable avec un équipage réduit, particulièrement adapté pour l'abordage. Le galion est au contraire imposant, massif, avec un gros tonnage et souvent lourdement armé. On pense que ce sont les bretons qui ont donné son nom à la goélette, on en veut pour preuve la fameuse expression bretonne : "Sai con un galion ça sert à rien :o"

    Les galions les plus convoités par les pirates étaient les galions espagnols et portugais qui revenaient d'Amérique du Sud chargés d'or. Les bateaux venant d'Asie contenaient en général plutôt du poivre et des épices. Les pirates ne les attaquaient que quand ils étaient à court d'assaisonnement.

    DePluCe, les échanges étaient rares entre le Japon et le reste du monde. Anéfé lorsque les occidentaux ont lâché leur Chine pour visiter les nippons, ces derniers ont tout de suite compris qu'ils avaient tout intérêt à dégager ces tarés évangélistes au plus vite. Seuls les hollandais étaient autorisés à commercer avec eux, dans la baie de Nagazaki, deux mois dans l'année, le temps de faire la vidange et de charger le matoce, prière de laisser l'endroit aussi sale en arrivant qu'en repartant, oublie pas de fermer le robinet. :o

    Les pirates s'en prenaient donc très rarement aux routes japonaises, sauf quand ils s'étaient fait mettre la pâtée par un galion, des corsaires ou d'autres pirates, qui les traitaient alors gaiement de loosers, de bons à rien, de maraindaudouces et qu'ils feraient mieux de s'en prendre aux navires en provenance du Japon.

    D'où la fameuse expression "Va manger du poivre !", transmise de bouche de moule à oreille de moule depuis le dix-septième siècle, jusqu'à refaire surface aujourd'hui dans les clapotis du bouchot.

    *splash!*