La discussion est plus épistémologique qu’autre chose : ce n’est pas parce que quelque chose est possible que ce n’ai pas scientifiquement faux.
Par exemple l’affirmation « certains mammifères ont développé des branchies et vivent dans les abysses » est fausse. Oui, c’est possible ; non, on a aucune preuve donc c’est scientifiquement faux. Autre exemple jusqu’en 1938 affirmer l’existence des cœlacanthes vivant était non scientifique.
La science peut se tromper, mais l’avantage de la réfutabilité est que si elle se trompe, elle se corrigera un jour après avoir été réfuté. Pour l’instant rien ne permet d’affirmer que certains stéréotypes sont en partie la conséquence de quelque chose d’inné.
Donc en fait la question n’étais pas tant de savoir si il est possible que les stéréotypes ont en partie une cause inné mais plutôt sur ce que la science affirme aujourd’hui.
Par contre effectivement — comme tu le fais justement remarquer — la différence innée/acquis est vraiment subtile, l’acquis pouvant ignorer, amplifier, voir même s’opposer à l’innée.
D’où d’ailleurs l’autre grand problème de ce débat est qu’il faut bien dissocier science et politique. Pour les tenant de l’expression « théorie du genre » la politique (qui participe à l’acquis) doit ou bien ignorer ou bien amplifier l’inné (au moins dans les différences hommes/femmes). Moi je pense que politiquement ça peut être pertinent au contraire, dans certain cas, de s’y opposer. Si l’on montre que les femmes sont plus timides, ne vaut-il pas mieux les aider, avec leur confrère masculin timide, à lutter contre leur timidité plutôt que les encourager, à se faire discrète ? Pour décider de les aider, peu importe si la timidité est acquise ou innée, du moment où lutter contre leur permet de mieux s’épanouir.
[^] # Re: Encore la théorie du genre...
Posté par Diagonale de Cantor (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les femmes dans l'informatique. Évalué à 3.
La discussion est plus épistémologique qu’autre chose : ce n’est pas parce que quelque chose est possible que ce n’ai pas scientifiquement faux.
Par exemple l’affirmation « certains mammifères ont développé des branchies et vivent dans les abysses » est fausse. Oui, c’est possible ; non, on a aucune preuve donc c’est scientifiquement faux. Autre exemple jusqu’en 1938 affirmer l’existence des cœlacanthes vivant était non scientifique.
La science peut se tromper, mais l’avantage de la réfutabilité est que si elle se trompe, elle se corrigera un jour après avoir été réfuté. Pour l’instant rien ne permet d’affirmer que certains stéréotypes sont en partie la conséquence de quelque chose d’inné.
Donc en fait la question n’étais pas tant de savoir si il est possible que les stéréotypes ont en partie une cause inné mais plutôt sur ce que la science affirme aujourd’hui.
Par contre effectivement — comme tu le fais justement remarquer — la différence innée/acquis est vraiment subtile, l’acquis pouvant ignorer, amplifier, voir même s’opposer à l’innée.
D’où d’ailleurs l’autre grand problème de ce débat est qu’il faut bien dissocier science et politique. Pour les tenant de l’expression « théorie du genre » la politique (qui participe à l’acquis) doit ou bien ignorer ou bien amplifier l’inné (au moins dans les différences hommes/femmes). Moi je pense que politiquement ça peut être pertinent au contraire, dans certain cas, de s’y opposer. Si l’on montre que les femmes sont plus timides, ne vaut-il pas mieux les aider, avec leur confrère masculin timide, à lutter contre leur timidité plutôt que les encourager, à se faire discrète ? Pour décider de les aider, peu importe si la timidité est acquise ou innée, du moment où lutter contre leur permet de mieux s’épanouir.