Alors, je ne suis pas un expert de cette question ; je tente de répondre avec ce que j'ai compris... Après errare humanum est...
Il y a une affirmation qui dit que l'évolution devrait favoriser les femmes plus grandes, pourquoi n'en serait-il pas de même pour les grands singes? D'autant que eux se fichent certainement de savoir qui du mâle ou de la femelle est le plus gros.
Parce que les humains sont dans cette situation étrange où l'accouchement est particulièrement difficile lorsqu'on la compare aux autres grands mammifères (il me semble − c'est une affirmation qui m'avait étonné − qu'il est dit dans le film qu'aujourd'hui encore il y a plus de décès de la mère lors de l'accouchement dans notre espèce que chez certains singes). C'est en cela que l'évolution « devrait » favoriser les grandes femmes chez l'humain.
Enfin bref, je n'ai rien trouvé qui disait que les mâles et les femelles avaient à peu près la même taille, et pourtant il semble que les Gibbons mâles n'ont pas d'accès privilégié à la nourriture.
Ben si, tous tes liens utilisent le terme « _slightly_ ». On est bien dans l'« a peu près de la même taille ». (D'ailleurs l'article d'Universalis sur le gibbon fait moins de nuance et indique que mâles et femelles sont de la même taille)
3.Ce point là est un petit détails, mais bon:
On explique que dans certaines cultures ou à travers l'histoire, l'homme mange d'abord et devient ainsi plus grand. Et l'auteur du billet cite un exemple où les femmes et les enfants contractent des maladies parce qu'ils ne mangent pas les bons morceaux. J'ai bien peur qu'elle se plante un petit peu là-dessus (soit la formulation, soit la pertinence de l'exemple) parce que si "les enfants" en général mangent mal, les garçons n'auront pas d'avantage sur les filles.
De mémoire toujours, dans le documentaire, est évoqué une alimentation différente chez les enfants par rapport à leur sexe. De plus, il faudrait voir ce qu'on appelle « enfant » et ne pas y plaquer nos propres conceptions du passage des âges : il est possible de sortir de « l'enfance » avant la fin de sa croissance.
4."PHG" s'agace d'une questions sur la testostérone et répond qu'il n'est nul besoin d'impliquer la testostérone là où la sociologie explique très bien les choses. Ça me laisse vraiment sur ma faim: comme à quelqu'un d'autre, j'aurais envie de dire que ce n'est pas lui qui décide si la testostérone influence le résultat et dans quelle mesure. C'est la Nature. En tout cas, il semble que personne n'ait souhaiter infirmer à voix haute l'hypothèse biologique.
Tu simplifies... Si je reprends le billet, il est écrit :
quand une spectatrice a commencé à faire appel à la testostérone pour expliquer les grandes tailles des hommes et que cette testostérone était aussi responsable de meilleure qualité de sperme, et que donc les femmes choisissaient le meilleur reproducteur, que bon bref, c’était les hommes qui disposaient et les femmes qiu choisissaient, il a dit, un chouïa agacé (en substance) : « Les systèmes de genre, comme systèmes sociaux, sont inégalitaires, les hommes n’ont pas besoin de la testostérone pour imposer leur domination ». La réponse de Catherine Vidal, neurobiologiste de l’Institut Pasteur est aussi éclatante (en substance) « Dans le monde, (et dans l’histoire) on ne peut pas vraiment dire que les femmes choisissent avec qui elles ont des enfants, une réalité très courante, ce sont quand même les mariages arrangés. »
Si je reformule de la façon dont je le comprends : ce n'est pas la testostérone qui peut expliquer une organisation sociale et les relations de pouvoir la structurant. Et effectivement, l'argument de Vidal l'illustre bien.
Il manque tout de même un gros morceau au tableau: sur combien de générations verrait-on une différence? Parce que dans nos sociétés occidentales modernes, ce ne sont pas les femmes qui mangent à leur faim qui manquent. Alors voit-on chez ce groupe l'écart se resserrer? (Ça serait quand même vachement plus direct que d'aller regarder les Gibbons...)
La sélection favorisant les femmes grandes reposait sur la mortalité supérieure des femmes petites au moment de l’accouchement. Dans nos populations, les progrès de l’obstétrique ont probablement réduit l’intensité de cette sélection. Ne reste plus, chez nous que la sélection par les hommes, de femmes plus petites qu’eux sans compter une probable sélection par les femmes d’hommes plus grands qu’elles. Alors, le dimorphisme de taille me semble encore bien installé.
[^] # Re: Encore la théorie du genre...
Posté par Lunatic . En réponse à la dépêche Les femmes dans l'informatique. Évalué à 2.
Alors, je ne suis pas un expert de cette question ; je tente de répondre avec ce que j'ai compris... Après errare humanum est...
Parce que les humains sont dans cette situation étrange où l'accouchement est particulièrement difficile lorsqu'on la compare aux autres grands mammifères (il me semble − c'est une affirmation qui m'avait étonné − qu'il est dit dans le film qu'aujourd'hui encore il y a plus de décès de la mère lors de l'accouchement dans notre espèce que chez certains singes). C'est en cela que l'évolution « devrait » favoriser les grandes femmes chez l'humain.
Ben si, tous tes liens utilisent le terme « _slightly_ ». On est bien dans l'« a peu près de la même taille ». (D'ailleurs l'article d'Universalis sur le gibbon fait moins de nuance et indique que mâles et femelles sont de la même taille)
De mémoire toujours, dans le documentaire, est évoqué une alimentation différente chez les enfants par rapport à leur sexe. De plus, il faudrait voir ce qu'on appelle « enfant » et ne pas y plaquer nos propres conceptions du passage des âges : il est possible de sortir de « l'enfance » avant la fin de sa croissance.
Tu simplifies... Si je reprends le billet, il est écrit :
Si je reformule de la façon dont je le comprends : ce n'est pas la testostérone qui peut expliquer une organisation sociale et les relations de pouvoir la structurant. Et effectivement, l'argument de Vidal l'illustre bien.
C'est expliqué dans la « FAQ »