La classification inné/acquis est en réalité un sujet extrêmement complexe et encore mal compris.
Non, apparemment certain(e)s ont une opinion bien tranchée sur la question.
On ne peut pas extrapoler une étude scientifique sur un fait précis à des comportements plus généraux.
Pareil qu'au-dessus, chacun voit midi à sa porte. Moi j'ai lu beaucoup de "preuves" que tout est sociologique sous la forme d'une étude.
En particulier, on ne peut pas raisonnablement se contenter d'une hypothèse de la forme "c'est peut-être lié à des prédispositions physiologiques" pour expliquer des inégalités en société.
Non, on ne peut pas, mais il ne me semble pas plus raisonnable de dire que "vu qu'on a un doute, on n'a qu'à dire que c'est complètement faux".
L'utilisation de ce genre d'arguments a historiquement eu des effets catastrophiques, précisément à cause d'extrapolations excessives.
Tu sors ici de toute considération scientifique!
Tu penses que la biologie n'influe pas sur les comportements ou tu as peur que la réponse ne te plaise pas?
C'est l'extrapolation qu'il faut "combattre", pas l'argument ni la démarche qui permettrait de l'infirmer ou le confirmer.
L'histoire sert à éviter les erreurs du passé, qui nous enseigne ici clairement qu'en absence de preuves incontestables il vaut mieux se tenir le plus loin possible des arguments sur l'acquis/hérédité.
La sociologie n'apporte malheureusement aucune "preuve" mais apporte des explications possibles aux tendances observées.
Tu ne peux pas démontrer que des comportements sont totalement décorrélés de toute origine biologique si tu ne me démontres pas d'abord que la société ne subit pas l'influence de cette même biologie. C'est un serpent qui se mord la queue mais ne doutons pas que nous aurons une réponse un jour, qui déplaira forcément à beaucoup de monde, reste à savoir qui.
Un débat sur une situation déséquilibrée n'a pas pour but de statuer sur une explication "scientifique" de ce déséquilibre
Oui et non, je dirais que ce sont deux débats différents. On ne négocie pas avec la Nature. On fait avec. L'explication scientifique sera un outil pour tout ce que tu comptes faire ensuite.
Pour reprendre l'exemple cité plus haut: l'autisme touche beaucoup plus d'hommes que de femmes. On peut continuer à dire quasiment arbitrairement que ça n'a rien à voir avec la biologie, ou que ça n'a pas d'importance si on sait ou pas, et peut-être passer à côté d'un traitement!
, mais de nous interroger sur l'effet qu'il a sur la société, s'il est désirable, quels sont ses effets positifs et négatifs, et comment faire évoluer la situation dans une direction d'intérêt général.
Ça ça me semble censé. Mais comment changes-tu quelque chose si tu ne le comprends pas, ou que tu comprends mal, ou que tu refuses simplement de comprendre?
Pour reprendre l'exemple de l'informatique, comment définis-tu l'objectif à atteindre? Aujourd'hui c'est facile: la proportion de femmes est dérisoire et les exemples de mauvais accueil ou mauvais comportements de la part des hommes sont légions. Impossible de ne pas voir le rapport entre les deux.
Et si demain, on arrive à 35% de femmes? 50%? 80%? Lequel est le bon chiffre? 50% parce que "on est tous pareil" sans aucune réflexion supplémentaire?
Choisir de débattre d'éventuelles causes physiques hors de notre contrôle (mais supposées et non démontrées) est une façon d'écarter une question (souvent une question qui gêne) sans aucune certitude et qui n'apporte pas de progrès.
Donc tu préfères prêcher l'ignorance? Établir l'existence ou non d'une cause physique, c'est de la science. Écarter la question au nom de la différence biologique est une utilisation possible du résultat.
Ne pas confondre la connaissance et ce qu'on peut en faire (y compris la détourner).
Quelle certitude as-tu que la biologie n'a aucun rôle dans tes observations? Certitude elle-même basée sur l'ignorance délibérée des résultats publiés dérangeants. Là où les scientifiques disent "il y a débat", tu veut y mettre tes certitudes? C'est toi-même qui dit que sans certitude, on ne fait rien. Toujours d'accord?
Moi je dirais que sans certitude, on fait attention, pas on ne fait rien.
On a également beaucoup d'exemples dans l'histoire où la définition du "progrès" sans les connaissances scientifiques appropriées se sont révélées désastreuses.
J'en ajouterai un quatrième, que je conçois comme une forme de "rasoir d'Ockam" des phénomènes de sociétés : plus une tentative d'explication est "bas niveau", moins elle est probable et digne de considération.
Et c'est toi qui décide ce qui est une explication de haut niveau et bas niveau?
Quand on s'interroge sur les accidents de la route, il convient de se demander en premier lieu quels sont les comportements des conducteurs et les environnements de conduites qui influent sur le risque d'accident. C'est seulement quand on a bien compris ces questions, et s'il a lieu de soupçonner des causes plus indirectes, qu'il fait sens de se demander, par exemple, s'il existe des causes psychologiques (hypothèse en soit tout à fait recevable, mais juste "de second ordre") ou évolutives (on observe que dans les bancs de poissons...). Se demander s'il existe une prédisposition génétique aux accidents de la route est encore plus éloigné de l'objet d'étude, et donc encore moins probable, pertinent et raisonnablement lié au problème (on pourrait y venir, mais il faudrait le justifier sérieusement par une compréhension en profondeur des causes plus immédiates). Enfin, supposer qu'il existe un boson inconnu de la physique des particules qui est vecteur d'accidents de la route est absurde (bien que ce soit, dans l'absolu, possible, et qu'on ne puisse pas démontrer scientifiquement le contraire).
On peut donc laisser les trisomiques 21 conduire sans aucun souci de sécurité?
Non. Tout est question de mesure et de discernement.
Ce qui est pertinent ou non de considérer diffère dans chaque cas.
Tu dis que comparer des accidents de la route avec de bancs de poisson est absurde?
Que dire de quelqu'un qui tente de convaincre qu'il ne faut pas regarder l'influence de la biologie sur les comportements en prenant pour preuve les accidents de la route...
Dans SouthPark, ils appellent ça la "défense Chewbacca".
[^] # Re: Précision(s), suite (et fin?)
Posté par Maclag . En réponse à la dépêche Les femmes dans l'informatique. Évalué à 3.
Non, apparemment certain(e)s ont une opinion bien tranchée sur la question.
Pareil qu'au-dessus, chacun voit midi à sa porte. Moi j'ai lu beaucoup de "preuves" que tout est sociologique sous la forme d'une étude.
Non, on ne peut pas, mais il ne me semble pas plus raisonnable de dire que "vu qu'on a un doute, on n'a qu'à dire que c'est complètement faux".
Tu sors ici de toute considération scientifique!
Tu penses que la biologie n'influe pas sur les comportements ou tu as peur que la réponse ne te plaise pas?
C'est l'extrapolation qu'il faut "combattre", pas l'argument ni la démarche qui permettrait de l'infirmer ou le confirmer.
La sociologie n'apporte malheureusement aucune "preuve" mais apporte des explications possibles aux tendances observées.
Tu ne peux pas démontrer que des comportements sont totalement décorrélés de toute origine biologique si tu ne me démontres pas d'abord que la société ne subit pas l'influence de cette même biologie. C'est un serpent qui se mord la queue mais ne doutons pas que nous aurons une réponse un jour, qui déplaira forcément à beaucoup de monde, reste à savoir qui.
Oui et non, je dirais que ce sont deux débats différents. On ne négocie pas avec la Nature. On fait avec. L'explication scientifique sera un outil pour tout ce que tu comptes faire ensuite.
Pour reprendre l'exemple cité plus haut: l'autisme touche beaucoup plus d'hommes que de femmes. On peut continuer à dire quasiment arbitrairement que ça n'a rien à voir avec la biologie, ou que ça n'a pas d'importance si on sait ou pas, et peut-être passer à côté d'un traitement!
Ça ça me semble censé. Mais comment changes-tu quelque chose si tu ne le comprends pas, ou que tu comprends mal, ou que tu refuses simplement de comprendre?
Pour reprendre l'exemple de l'informatique, comment définis-tu l'objectif à atteindre? Aujourd'hui c'est facile: la proportion de femmes est dérisoire et les exemples de mauvais accueil ou mauvais comportements de la part des hommes sont légions. Impossible de ne pas voir le rapport entre les deux.
Et si demain, on arrive à 35% de femmes? 50%? 80%? Lequel est le bon chiffre? 50% parce que "on est tous pareil" sans aucune réflexion supplémentaire?
Donc tu préfères prêcher l'ignorance? Établir l'existence ou non d'une cause physique, c'est de la science. Écarter la question au nom de la différence biologique est une utilisation possible du résultat.
Ne pas confondre la connaissance et ce qu'on peut en faire (y compris la détourner).
Quelle certitude as-tu que la biologie n'a aucun rôle dans tes observations? Certitude elle-même basée sur l'ignorance délibérée des résultats publiés dérangeants. Là où les scientifiques disent "il y a débat", tu veut y mettre tes certitudes? C'est toi-même qui dit que sans certitude, on ne fait rien. Toujours d'accord?
Moi je dirais que sans certitude, on fait attention, pas on ne fait rien.
On a également beaucoup d'exemples dans l'histoire où la définition du "progrès" sans les connaissances scientifiques appropriées se sont révélées désastreuses.
Et c'est toi qui décide ce qui est une explication de haut niveau et bas niveau?
On peut donc laisser les trisomiques 21 conduire sans aucun souci de sécurité?
Non. Tout est question de mesure et de discernement.
Ce qui est pertinent ou non de considérer diffère dans chaque cas.
Tu dis que comparer des accidents de la route avec de bancs de poisson est absurde?
Que dire de quelqu'un qui tente de convaincre qu'il ne faut pas regarder l'influence de la biologie sur les comportements en prenant pour preuve les accidents de la route...
Dans SouthPark, ils appellent ça la "défense Chewbacca".