Je ne vois pas en quoi la déclaration de Pierre fait preuve d'anti-américanisme primaire. Il est vrai que les sociétés et, au niveau juste au-dessus, les états ne se font aucun cadeau. Les coups bas sont la règle et vu leur généralisation et leur similitude, on a du mal à ne pas soupçonner une coordination des opérations.
Elles se font parfois de manière un peu plus feutrées, comme dans le cas de Gemplus, dont la SAGEM a été invitée par Bercy à reprendre une partie du capital. Pourquoi? Parce que cette société développe des technologies de pointe, utilisées notamment par l'armée française, et que le gouvernement voit d'un très mauvais oeil des ricains s'approcher aussi près des secrets technologiques.
Dans le cas de Mandrake, c'est un des rares éditeurs grand public non américain qui a peut-être été visé, et de quelle manière! Imaginer qu'une opération ait été montée pour nuire à cette société me semble tout sauf délirant.
Un dernier exemple, vu de près par votre serviteur: une société où j'ai travaillé avait recruté un brillant expert américain, démissionaire d'une société concurrente américaine. Le gars a passé 6 mois dans la société, s'est intègré à l'équipe commerciale, en est venu à connaître les plans de la compagnie pour les prochains mois. Puis,pouf, il est retourné chez lui, dans sa boîte d'origine. :o)
[^] # Re: MandrakeSoft sur la tangente...
Posté par Ludovic Pénet . En réponse à la dépêche MandrakeSoft sur la tangente.... Évalué à 6.
Elles se font parfois de manière un peu plus feutrées, comme dans le cas de Gemplus, dont la SAGEM a été invitée par Bercy à reprendre une partie du capital. Pourquoi? Parce que cette société développe des technologies de pointe, utilisées notamment par l'armée française, et que le gouvernement voit d'un très mauvais oeil des ricains s'approcher aussi près des secrets technologiques.
Dans le cas de Mandrake, c'est un des rares éditeurs grand public non américain qui a peut-être été visé, et de quelle manière! Imaginer qu'une opération ait été montée pour nuire à cette société me semble tout sauf délirant.
Un dernier exemple, vu de près par votre serviteur: une société où j'ai travaillé avait recruté un brillant expert américain, démissionaire d'une société concurrente américaine. Le gars a passé 6 mois dans la société, s'est intègré à l'équipe commerciale, en est venu à connaître les plans de la compagnie pour les prochains mois. Puis,pouf, il est retourné chez lui, dans sa boîte d'origine. :o)
Qui a dit guerre économique? :o)