De rien :)
Je vais rajouter quelques précisions par rapport aux points évoqués :
« Puis, après, aucun prix fixe maximum n'est défini. Seul le prix minimum l'est ».
Il est vrai que cela implique un changement de mentalité, qui ne sera peut-être pas possible pour tous. Mais le prix maximum pourrait aussi être relativement élevé et les ventes facilitées par le fait que les coûts soient réduits. Ça n’empêcherait donc finalement pas un bon retour sur investissement. Ce serait un choix à faire, éventuellement après une étude de marché.
Il m'a fallu pratiquement 5 à 6 ans pour faire changer d'avis des gros studios sur certains points de la distribution. Des détails mais qui permettait une fluidification de la distribution. Je n'imagine même pas leur dire qu'il faudra faire une croix sur le mieux-disant en terme de retour sur investissements. En général, un film/série qui marche bien permet d'éponger les 9 autres séries ou films qui se sont vautrés - et pas forcément parce qu'ils étaient mauvais, juste qu'ils n'ont pas trouvé leur public. Miramax faisait beaucoup cela: pour un film pop-corn, elle finançait des films indés (c'est ce que font maintenant certains grands studios comme 20thFox avec Fox SearchLight)
Moui. Terrible. À croire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un auteur sera nécessairement moins prolifique en ayant un boulot à côté et que ça revient finalement à se priver d’une partie de la culture potentielle.
Exactement.
Pour travailler avec des créateurs, ils font souvent des boulots à côté, c'est du temps perdus pour la création pure.
Il y a quand même une grande différence. Dans cette hypothèse, on paye pour des biens différents : une place de ciné et la VOD ne représentent pas la même chose.
Y'a une part de vérité là-dedans: Effectivement, ce n'est pas la même chose, entre le cinéma et la VOD, ce ne sont pas les mêmes processus de post-production, de distribution et rémunérations (et souvent effectués par différents distributeurs). La différence entre la proposition de Laurent et ce qu'il se passe au cinéma, c'est que son rapport se situe sur le nombre de personne, alors que dans le cinéma, c'est au temps (chronologie).
A priori, le créateur ne pourrait pas relever le seuil.
C'est pour cela que je définissais un prix de base très élevé. Plus besoin de le relever. (c'est un des effets pervers)
Il serait possible d’intégrer l’ensemble des coûts de production dans le prix global de vente. Il est même possible de répartir le revenu escompté entre plusieurs personnes. De nombreuses œuvres sont réalisées à plusieurs, certains éditeurs jouent un rôle fondamental,...
J'ai répondu précédemment à ce point justement : http://linuxfr.org/nodes/101200/comments/1519141
Pour en faire un résumé: les coûts de productions peuvent intégrer le coût de distribution (cela arrive), mais cela voudra dire que le coût de "production" global va enfler. Donc la rentabilité sera donc plus difficile a obtenir. Effets pervers: les productions se concentreront sur des productions qui marchent déjà, soit n'effectueront pas de distribution dans certaines langues/pays, soit le doublage sera médiocre, soit le marketing, soit le prix d'une oeuvre à la vente/location va grossir. Si la rentabilité n'est pas assurée: soit la production ferme ses portes, soit elle mettra plus de temps pour faire d'autres productions.
J'ai souvent essayé d'imaginer un modèle de distribution centralisée. J'ai vu ses avantages, mais aussi ses limites, malheureusement :-(
[^] # Re: feedbacks
Posté par Prae . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 2.
De rien :)
Je vais rajouter quelques précisions par rapport aux points évoqués :
Il m'a fallu pratiquement 5 à 6 ans pour faire changer d'avis des gros studios sur certains points de la distribution. Des détails mais qui permettait une fluidification de la distribution. Je n'imagine même pas leur dire qu'il faudra faire une croix sur le mieux-disant en terme de retour sur investissements. En général, un film/série qui marche bien permet d'éponger les 9 autres séries ou films qui se sont vautrés - et pas forcément parce qu'ils étaient mauvais, juste qu'ils n'ont pas trouvé leur public. Miramax faisait beaucoup cela: pour un film pop-corn, elle finançait des films indés (c'est ce que font maintenant certains grands studios comme 20thFox avec Fox SearchLight)
Exactement.
Pour travailler avec des créateurs, ils font souvent des boulots à côté, c'est du temps perdus pour la création pure.
Y'a une part de vérité là-dedans: Effectivement, ce n'est pas la même chose, entre le cinéma et la VOD, ce ne sont pas les mêmes processus de post-production, de distribution et rémunérations (et souvent effectués par différents distributeurs). La différence entre la proposition de Laurent et ce qu'il se passe au cinéma, c'est que son rapport se situe sur le nombre de personne, alors que dans le cinéma, c'est au temps (chronologie).
C'est pour cela que je définissais un prix de base très élevé. Plus besoin de le relever. (c'est un des effets pervers)
J'ai répondu précédemment à ce point justement : http://linuxfr.org/nodes/101200/comments/1519141
Pour en faire un résumé: les coûts de productions peuvent intégrer le coût de distribution (cela arrive), mais cela voudra dire que le coût de "production" global va enfler. Donc la rentabilité sera donc plus difficile a obtenir. Effets pervers: les productions se concentreront sur des productions qui marchent déjà, soit n'effectueront pas de distribution dans certaines langues/pays, soit le doublage sera médiocre, soit le marketing, soit le prix d'une oeuvre à la vente/location va grossir. Si la rentabilité n'est pas assurée: soit la production ferme ses portes, soit elle mettra plus de temps pour faire d'autres productions.
J'ai souvent essayé d'imaginer un modèle de distribution centralisée. J'ai vu ses avantages, mais aussi ses limites, malheureusement :-(