• [^] # Re: feedbacks

    Posté par . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 4.

    Je reprends quelques unes de tes précisions :

    • L'auteur ne peut pas modifier la valeur du revenu escompté car la publication est signée et horodatée, et si l'auteur re-publie la même oeuvre, cela se verra et les acheteurs n'apprécieront pas qu'on les abuse.

    Je parle bien évidemment d'une valeur à la base (et non modifiée par la suite). Un auteur (ou ayant-droits) peut très bien définir un prix très haut dès le début (ne pas oublier que la plupart des oeuvres sont vendues avant tout à des intermédiaires immuables qu'on appelle Distributeur ou Diffuseur)

    • Ce n'est pas "l'ayant-droit" qui touche le revenu, mais le créateur ou les créateurs (pondération fixée au départ),

    Le tout est de savoir qui est le créateur. Dans le monde de l'audiovisuel, nous avons le ou les scénaristes, nous avons aussi le réalisateur. Dans le cadre d'une série, nous avons le showrunner (le créateur de base de la "Bible") et les auteurs associés (des petites mains qui vont pondre les différents épisodes). Ne pas oublier que pour un film (ou une série) ce sont en général 4 à 5 financiers différents qui interviennent dans le financement d'une production. S'ils ne touchent pas un retour sur investissement, rien ne peut se faire. (ou alors les créateurs détiennent directement les cordons de la bourse, mais alors d'où vient l'argent ? Quid des premiers entrants ?)

    car il y a dé-intermédiation totale. Le cas de Microsoft se réclamant "ayant-droit" à la mission Lescure ne peut pas se produire avec le PM. On ne s'échange qu'entres humains. Je sais que c'est difficile à comprendre après des années de pratiques des industries culturelles, mais avec le Net, on peut être des auto-entrepreneurs,...on peut faire des contrat classiques avec des personnes morales, mais seuls les créateurs touchent un revenu direct.

    Pour le cas d'un livre, peut-être. Une musique aussi. En ce qui concerne l'audiovisuel (séries, films), cela sera plus difficile. J'ai déjà essayé d'imaginer un workflow de distribution du créateur pur jusqu'aux spectateurs : Je pense que c'est difficilement applicable. Pour plusieurs raisons: Les distributeurs locaux se chargent de la traduction, du doublage, de la distribution (cinéma, télévision, vod) et du marketing autour. Imaginons qu'on supprime cet intermédiaire. Ca sera donc la producteur (souvent étranger) qui se chargera de la distribution (souvent local) de tous les travaux liés à la localisation. La plupart ne veulent pas le faire car c'est un très gros travail et ne savent pas faire pour les pays concernés (ne pas oublier qu'ils devront alors gérer entre 50 et 100 pays minimum). Cela voudra donc dire que la production et la distribution auront un budget commun: Indirectement dit: Cela sera complètement différent en terme de budget entre une production qui produit puis vend à des distributeurs locaux à une production qui produit puis doit gérer la localisation pour chacun des pays (en général, il faut déposer entre 50 et 100.000 euros par doublage, sans compter les frais de marketing et de copie).

    • Aucun frais de plateforme, tout est en P2P comme avec Bitcoin (sauf que c'est plus stable que Bitcoin)

    Le rêve pour un distributeur: aucun frais de BP.
    Cependant, comme je le disais juste en haut: Qui se charge du doublage et de la localisation ?