• # Aspects pratiques

    Posté par . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 2.

    J'aime bien l'idée, mais ça va peut-être amener quelques problèmes pratiques ?

    Étant donné qu'on a X clients qu'il faut rembourser, ça veut dire:

    • qu'il faut conserver toutes les coordonnées des clients, jusqu'à ce que le prix atteigne 0 (de quoi identifier le client, plus de quoi le rembourser. Plus gérer les droits de mise à jour, de rectification, ...). Et ce pour chaque œuvre que le client à acheté
    • synchroniser tous les canaux de vente (ou n'en n'utiliser qu'un seul)
    • rembourser régulièrement tous ces clients selon une fréquence à définir (et pas forcément trop rapide, parce que sinon tu va spammer les relevés de compte pour des opérations portant sur quelques centimes à chaque fois).
    • idéalement, coordonner ces remboursement pour tous les produits proposés (sinon on risque encore de spammer le client)
    • peut-être payer des frais bancaires sur tous ces remboursements (j'avoue que je ne connais pas le système, mais j'imagine mal les banques laisser passer gratuitement des grandes quantités d'opérations effectuées régulièrement. Idem si on passe par Paypal ou autre service web, il y a des frais à priori)
    • si on utilise une nouvelle monnaie (comme le chercheur interviewé), il va falloir permettre aux auteurs de la convertir en argent "usuel" pour qu'ils puissent vivre de leur travail, donc on rajoute une couche d'intermédiaires en plus des intermédiaires usuels (banques, paypal, ...)

    Ça me paraît un peu compliqué pour que ça devienne la règle de rétribution d’œuvres immatérielles (ou alors on crée une organisation style SACEM pour gérer tout ça de façon centralisée :) ). Ceci dit, je pense que le principe est intéressant à creuser, il y a aussi sûrement d'autres approches possibles (un paiement fixe, qui donnerait droit à d'autres œuvres au fil des ventes, par exemple, ce qui supprimerais les contraintes des remboursement).