• [^] # Re: Si je comprends bien ...

    Posté par . En réponse au journal Pourquoi les jeux vidéos devraient entrer dans le domaine public. Évalué à 6.

    Je n'ai pas compris la même chose en lisant le texte (par rapport à ton interprétation et celle de fravashyo).
    Dans la première partie, l'auteur explique bien qu'il n'a jamais prétendu que le créateur ne devait pas être payé. Et justement, il réagit au fait qu'on lui réponde par un faux dilemme: soit on paie à vie (voire plus), soit ça implique qu'on ne paie qu'un seul exemplaire.

    Dans le texte sur romaine lubrique, il est dit:

    J’ai dit, en ouverture de l’article en question, que cela me frustrait que les jeux vieux de plus de deux décennies ne soient pas dans le domaine public. Vingt ans est un nombre tout à fait arbitraire, bien qu’il semble avoir du sens dans le contexte de la durée de vie d’un jeu vidéo, mais cela peut tout autant être vingt-cinq ou trente ans.

    La limite se situe sans doute à un endroit raisonnable.
    Prétendre qu'un jeu doit aller dans le domaine public après un jour est évidemment stupide.
    Prétendre qu'un auteur doit être rémunérer à vie sans fournir de travail est tout aussi incohérent, cf. le raisonnement de l'auteur.
    Le texte explique le deuxième point, qui est souvent ignoré de la majorité des gens. Cela ne veut pas dire qu'il prétend que la bonne solution est le premier point.

    D'autant plus qu'il rajoute plus loin:

    Voici ce que je dis en fait : « les développeurs devraient être payés pour leur travail, et ensuite continuer à être payés pour ce même travail, encore et encore, sur les vingt années qui suivent, même s’ils ont arrêté tout travail lié à ce projet d’il y a plusieurs années. »

    En réalité, une solution raisonnable est, selon moi, de dire:
    Les arguments du deuxième point montrent qu'un jeu vidéo a un status spécial (celui de bien non-rival, dont l'usage n'implique aucun coût au créateur initial). Sur base de ça, on pourrait se dire qu'il faut que le jeu vidéo tombe dans le domaine public immédiatement. Mais cela, bien que ça soit cohérent avec la nature du jeu vidéo, pose d'autres problèmes pratiques. Du coup, on coupe la poire en deux et on choisit une limite raisonnable (et 20 ans est plus que raisonnable: un jeu sorti il y a 20 ans a été sorti à un prix qui correspond à un retour sur investissement sur quelques années (qui serait assez stupide pour faire le pari très risqué que le jeu redevienne à la mode ?))