• [^] # Re: Les députés durcissent la loi Sarkozy, entre autres sur l'info

    Posté par . En réponse à la dépêche Les députés durcissent la loi Sarkozy, entre autres sur l'informatique. Évalué à 5.

    USA:
    Déclaration d'indépendance: 4 juillet 1776
    Reconaissance par l'Angleterre: 1783 (Traité de Versailles)
    Rédaction de la constitution: 1787
    Entrée en vigueur de la consititution: 1789

    Abolition de l'esclavage: 1865
    Abolition de la peine de mort: jamais


    France:
    "L'Esprit des Lois" (Montesquieu) : 1748
    "Le Contrat Social" (Rousseau): 1762
    Etats Généraux: 1788
    1è Constitution: 1791

    Abolition de l'esclavage: 1794, 1802, 1815
    Abolition de la peine de mort: 1982 (on a mis le temps)


    Il faut savoir que à la fois la déclaration d'indépendance et la constitution américaines ont été grandement inspirées par les traveaux de Montesquieu et Rousseau. Car si la France est considérée comme le pays de la liberté, c'est grâce aux philosophes des Lumières, et non à la consititution.

    De plus, il serait assez idiot de ne pas tenir compte du fait que les USA se sont constuits ex-nihilo, c'est à dire qu'il n'y avait aucune structure gouvernementale avant, tandis que la révolution française a mis particulièrement longtemps avant de se débarraser de la structure mise en place 800 ans durant.

    La 'démocratie' américaine n'est pas démocratique en plus, cf les dernières présidentielles aux USA.

    Il y avait aujourd'hui une émission assez intéressante sur France 5, avec pour invité Emmanuel Todd, un historien français assez estimé (pas comme Revel, hum, hum), et dont le dernier livre semble particulièrement objectif et intéressant:

    APRES L'EMPIRE - ESSAI SUR LA DECOMPOSITION DU SYSTEME AMERICAIN
    Editeur : Gallimard Editions

    Pour mémoire, Emmanuel Todd avait publié en 1984 une excellente analyse de l'URSS, dans le livre suivant:
    LA CHUTE FINALE - ESSAI SUR LA DECOMPOSITION DE LA SPHERE SOVIETIQUE
    Editeur : Robert Laffont

    Je ne sais pas vous, mais moi, j'aurais tendance à prendre au sérieux les arguments qu'il donne, sans aller jusqu'à boire ses paroles.