Pour être précis, c'est grâce à Jean-Paul Chiron qui travaillait déjà au Conseil Régional d'Aquitaine que j'ai lancé en décembre 1999 les RMLL. Je me suis tout d'abord assuré que je pouvais avoir les locaux de l'ENSEIRB mais je voulais aussi des amphis à l'université. J'ai donc fait une demande au LaBRI.
En janvier, Richard Castanet, directeur du Labri me demande comment je voulais organiser les RMLL. Comme je n'avais pas d'idée très précise, il m'a dit (c'est un ancien copain de fac) : « Je vais te trouver quelqu'un ». Peu de temps après, il me présentait François Pellegrini à qui nous devons la mise en forme des RMLL et qui a dirigé les thèmes pendant de longues années.
Lors des premières RMLL qui se sont déroulées à Bordeaux, il avait invité Gilles Savary, député européen. Nous lui avons expliqué les risques que nous feraient courir les brevets sur les logiciels, risques qui se précisaient année après année. Il nous a dit qu'il nous trouverait le bon interlocuteur à la CE. Quelques temps plus tard, il nous a dit qu'il fallait envoyer quelqu'un à Strasbourg pour rencontrer Michel Rocard. C'est l'ABUL dont j'étais le président qui lui a payé la moitié du voyage et le Labri qui lui a payé l'autre.
Voila, l'enchaînement ! Si jean-Paul Chiron ne m'avait pas dit que la Région pouvait subventionner des manifestations qui sortaient de l'ordinaire, je n'aurais pas lancé les RMLL, François aurait fini sa thèse beaucoup plus vite, Gilles Savary ne serait pas intervenu et nous n'aurions pas dérangé Michel Rocard ! Alors, les brevets logiciels auraient pu être légalisés.
La morale de ceci, c'est que quand nous pouvons faire quelque chose de bien, nous devons le faire. J'avais un ami qui me ressassait les occasions qu'il avait laissé passer et vivait dans ses regrets. Il fumait beaucoup et buvait un peu trop de bières, il a eu son cancer, il est décédé et incinéré. Je pense qu'en fin de compte, ce sont ses regrets qui l'ont tué. Alors faisons en sorte de ne pas avoir de regrets afin de ne jamais dire « Si j'avais su ! ».
[^] # Re: Bravo et merci
Posté par Pierre Jarillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche François Pellegrini nommé à la CNIL. Évalué à 10.
Pour être précis, c'est grâce à Jean-Paul Chiron qui travaillait déjà au Conseil Régional d'Aquitaine que j'ai lancé en décembre 1999 les RMLL. Je me suis tout d'abord assuré que je pouvais avoir les locaux de l'ENSEIRB mais je voulais aussi des amphis à l'université. J'ai donc fait une demande au LaBRI.
En janvier, Richard Castanet, directeur du Labri me demande comment je voulais organiser les RMLL. Comme je n'avais pas d'idée très précise, il m'a dit (c'est un ancien copain de fac) : « Je vais te trouver quelqu'un ». Peu de temps après, il me présentait François Pellegrini à qui nous devons la mise en forme des RMLL et qui a dirigé les thèmes pendant de longues années.
Lors des premières RMLL qui se sont déroulées à Bordeaux, il avait invité Gilles Savary, député européen. Nous lui avons expliqué les risques que nous feraient courir les brevets sur les logiciels, risques qui se précisaient année après année. Il nous a dit qu'il nous trouverait le bon interlocuteur à la CE. Quelques temps plus tard, il nous a dit qu'il fallait envoyer quelqu'un à Strasbourg pour rencontrer Michel Rocard. C'est l'ABUL dont j'étais le président qui lui a payé la moitié du voyage et le Labri qui lui a payé l'autre.
Voila, l'enchaînement ! Si jean-Paul Chiron ne m'avait pas dit que la Région pouvait subventionner des manifestations qui sortaient de l'ordinaire, je n'aurais pas lancé les RMLL, François aurait fini sa thèse beaucoup plus vite, Gilles Savary ne serait pas intervenu et nous n'aurions pas dérangé Michel Rocard ! Alors, les brevets logiciels auraient pu être légalisés.
La morale de ceci, c'est que quand nous pouvons faire quelque chose de bien, nous devons le faire. J'avais un ami qui me ressassait les occasions qu'il avait laissé passer et vivait dans ses regrets. Il fumait beaucoup et buvait un peu trop de bières, il a eu son cancer, il est décédé et incinéré. Je pense qu'en fin de compte, ce sont ses regrets qui l'ont tué. Alors faisons en sorte de ne pas avoir de regrets afin de ne jamais dire « Si j'avais su ! ».