• [^] # Re: J'ai bien ri (jaune)

    Posté par . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 4.

    Bonsoir
    c'est ma dernière réponse, d'une part parce que je laisse tomber (ce n'est que partie remise), d'autre part parce que lasher a très bien dit beaucoup de ce que je pense.
    Je ne répondrai pas à tout: pas le courage.

    Qu'en sais-tu ? Parce que je ne cite pas telle ou telle étude ou tel ou tel penseur je n'aurais pas les connaisses nécessaires et théoriques pour pouvoir parler du sujet ? Admettons que je ne possède pas ces connaissances.

    Rien en effet, mais beaucoup de choses dans ton journal me permettaient de le penser, dans la façon de formuler les problèmes ou de révéler des évidences. Je n'ai pas la moindre intention de te froisser en disant cela. Mais je pense qu'il faut aller plus loin.
    Pour ma remarque sur les motards, je me suis mal exprimée. Ce serait lourdingue de revenir dessus; soit dit en passant je me suis faite beaucoup plus, et de loin, pourrir que toi.

    Ah bon ? Déjà, je ne suis pas d'accord concernant cette catégorisation qui me paraît simpliste. Nous avons un groupe et un seul. Les humains. Il se trouve que dans ce groupe, plusieurs individus, qui forment des groupes plus petits, mais pas uniquement deux, peuvent avoir des intérêts différents, mais pas forcément antagonistes. Pourquoi, encore une fois, faudrait-il ramener tout ceci à l'affrontement ? L'opposition de deux groupes ?

    Mais parce que c'est le cas. C'est triste, vraiment, mais c'est ainsi. Je ne comprends pas comment tu peux le nier. Est-ce que tu nies aussi qu'il y ait des riches et des pauvres?

    Le conflit ne résoudra rien (sauf le conflit de canard bien évidemment). Rien que conflit est un terme qui porte en lui la violence. Conflit est synonyme de guerre. Parlons d'antagonisme, parlons de désaccords de points de vue, parlons d'opposition, mais de grâce, épargnons-nous le vocabulaire guerrier et tout ce qui a trait à la violence. Épargnons-nous les concepts de lutte contre l'autre (et c'est un communiste qui a lu Marx qui te dis ça).

    ...
    Mais il y a conflit. Je dirais même que par nature les rapports humains sont conflictuels. Le nier c'est les faire perdurer, et les empirer.
    Ce qu'on peut faire c'est trouver les moyens de dépasser le conflit. J'y crois tout autant que toi.

    Ne te méprends pas: il n'est pas question pour moi de souhaiter ou de me résigner à une société violente. Ce que j'essaie de dire (malgré ma fatigue) c'est que ce n'est pas en prétendant que les conflits n'existent pas que les oppositions disparaîtront.
    Quand j'énonce simplement des chiffres (que je ne tire pas de mon imagination malsaine) sur, par exemple, les violences conjugales, ils sont récusés. Parce que quand on est au pied du mur, on ne peut pas en rester aux bons sentiments.

    J'arrête là.