Encore pas beaucoup de temps, mais quelques remarques en vrac qui expliquent mon tout premier commentaire et dissiperont peut-être les malentendus:
à mon avis, tu engages mal la discussion: tu commence par dire du sujet que tu abordes qu'il "te gonfle" (alors pourquoi en parler?) et que tu n'as pas de véritables connaissances dessus (expérience personnelle mise à part) (par connaissance j'entends approche théorique, confrontations de points de vues, etc...): un peu comme si je débarquais sur un forum de motards en disant: je n'ai rien contre la moto mais les motards me gonflent, la barbe c'est pas beau et en plus tout ce que je connais de la mécanique c'est la transmission bielle-manivelle.
On pourrait mal le prendre.
En plus tu semble réagir suite à une espèce de discussion à base de nichon anglais de l'internet. Franchement, c'était pas de haute volée, je ne comprends pas comment tu as pu faire le lien avec le féminisme. Presque vexant.
Donc pour moi la discussion ne commence déjà pas sur des bases saines. En revanche, pour lancer une polémique où on va tous se jeter à la figure des exemples de la vraie vie et troller jusqu'à samedi soir, ça se tente.
Ensuite, la façon d'aborder les sujets ne me semble pas judicieuse: la question du corps et du contrôle social est bien évidemment centrale, mais vraiment, l'aborder par les prout ne mènera pas bien loin. L'enjeu est de taille et avec ça on passe juste à côté (et puis tu enfonces un peu des portes ouvertes).
Pour finir tu cherches par tous les moyens à éviter le conflit et à déplacer les responsabilités. Comme mes collègues ne vont pas tarder à m'inviter à déjeuner avec eux, je vais essayer de faire concis sans me faire mal comprendre.
Nous avons en présence deux groupes dont certains intérêts sont antagonistes (mais pas orthogonaux autrement on ne vivrait même pas ensemble) avec un rapport de pouvoir déséquilibré (typiquement: homme avec capital économique plus important que femme). À moins de faire admettre au groupe défavorisé que tout est pour le mieux ainsi (l'homme est dans son rôle en subvenant aux besoins de la femme), et que cela ne changera jamais (c'est dans la nature de l'homme de protéger), il ne peut pas ne pas y avoir de conflit.
Ce qu'il faut chercher à faire dans un premier temps est de bien définir les termes du conflit. Conflit ne veut pas dire violence (s'il est résolu)
...
(pas le temps de développer)
Pendant ce temps, les inégalités persistent malgré l'absence de de mention dans la loi et dans les institutions. De tête (attention, chiffres non exacts):
-montant retraite femme=2/3 montant retraite homme (pendant la carrière: (plafond de verre)+(grosses==cotisations moindres))
-quelques 20% de salaire en moins pour les femmes (part injustifiable autrement que par de la discrimination pure)
-je finis par les diverses violences (1 mort tous les 3 jours par violence conjugales/70000 viols par an déclarés (à 90% commis par homme sur femme)
CECI DIT (tous ces chiffres sont à affiner mais facilement disponibles) je ne veux accabler personne et les hommes pas concernés ne se sentiront pas concernés. Mais on peut déjà essayer de se mettre d'accord sur un constat: chiffres, études, etc...
Et réfléchir au revers de la médaille: l'impossibilité de l'aveu d'échec, de faille, de sensibilité, d'impuissance (avec ou sans jeu de mot) pour les hommes, la compétition permanente, les liens familiaux plus relâchés notamment avec les enfants (pas dans tous les cas et pas le mien en particulier). Illustration: taux de suicide (pas le chiffre, mais beaucoup plus élevé chez les hommes que chez les femmes. D'ailleurs, et pour terminer j'ai vu passer remarque acerbement gratuite de Z.: "ah bah les féministes elles pourraient réclamer l'alignement du taux de suicide", riche idée)
Pardon de ne pas avoir répondu point par point.
Maintenant j'ai faim. Kebab avec les collègues.
# J'ai bien ri (jaune)
Posté par paralax . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 1.
Encore pas beaucoup de temps, mais quelques remarques en vrac qui expliquent mon tout premier commentaire et dissiperont peut-être les malentendus:
à mon avis, tu engages mal la discussion: tu commence par dire du sujet que tu abordes qu'il "te gonfle" (alors pourquoi en parler?) et que tu n'as pas de véritables connaissances dessus (expérience personnelle mise à part) (par connaissance j'entends approche théorique, confrontations de points de vues, etc...): un peu comme si je débarquais sur un forum de motards en disant: je n'ai rien contre la moto mais les motards me gonflent, la barbe c'est pas beau et en plus tout ce que je connais de la mécanique c'est la transmission bielle-manivelle.
On pourrait mal le prendre.
En plus tu semble réagir suite à une espèce de discussion à base de nichon anglais de l'internet. Franchement, c'était pas de haute volée, je ne comprends pas comment tu as pu faire le lien avec le féminisme. Presque vexant.
Donc pour moi la discussion ne commence déjà pas sur des bases saines. En revanche, pour lancer une polémique où on va tous se jeter à la figure des exemples de la vraie vie et troller jusqu'à samedi soir, ça se tente.
Ensuite, la façon d'aborder les sujets ne me semble pas judicieuse: la question du corps et du contrôle social est bien évidemment centrale, mais vraiment, l'aborder par les prout ne mènera pas bien loin. L'enjeu est de taille et avec ça on passe juste à côté (et puis tu enfonces un peu des portes ouvertes).
Pour finir tu cherches par tous les moyens à éviter le conflit et à déplacer les responsabilités. Comme mes collègues ne vont pas tarder à m'inviter à déjeuner avec eux, je vais essayer de faire concis sans me faire mal comprendre.
Nous avons en présence deux groupes dont certains intérêts sont antagonistes (mais pas orthogonaux autrement on ne vivrait même pas ensemble) avec un rapport de pouvoir déséquilibré (typiquement: homme avec capital économique plus important que femme). À moins de faire admettre au groupe défavorisé que tout est pour le mieux ainsi (l'homme est dans son rôle en subvenant aux besoins de la femme), et que cela ne changera jamais (c'est dans la nature de l'homme de protéger), il ne peut pas ne pas y avoir de conflit.
Ce qu'il faut chercher à faire dans un premier temps est de bien définir les termes du conflit. Conflit ne veut pas dire violence (s'il est résolu)
...
(pas le temps de développer)
Pendant ce temps, les inégalités persistent malgré l'absence de de mention dans la loi et dans les institutions. De tête (attention, chiffres non exacts):
-montant retraite femme=2/3 montant retraite homme (pendant la carrière: (plafond de verre)+(grosses==cotisations moindres))
-quelques 20% de salaire en moins pour les femmes (part injustifiable autrement que par de la discrimination pure)
-je finis par les diverses violences (1 mort tous les 3 jours par violence conjugales/70000 viols par an déclarés (à 90% commis par homme sur femme)
CECI DIT (tous ces chiffres sont à affiner mais facilement disponibles) je ne veux accabler personne et les hommes pas concernés ne se sentiront pas concernés. Mais on peut déjà essayer de se mettre d'accord sur un constat: chiffres, études, etc...
Et réfléchir au revers de la médaille: l'impossibilité de l'aveu d'échec, de faille, de sensibilité, d'impuissance (avec ou sans jeu de mot) pour les hommes, la compétition permanente, les liens familiaux plus relâchés notamment avec les enfants (pas dans tous les cas et pas le mien en particulier). Illustration: taux de suicide (pas le chiffre, mais beaucoup plus élevé chez les hommes que chez les femmes. D'ailleurs, et pour terminer j'ai vu passer remarque acerbement gratuite de Z.: "ah bah les féministes elles pourraient réclamer l'alignement du taux de suicide", riche idée)
Pardon de ne pas avoir répondu point par point.
Maintenant j'ai faim. Kebab avec les collègues.