• [^] # Re: Moi aussi

    Posté par . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 9.

    Ah, le christianisme... tant de conneries sous des habits de vertu.

    La dignité humaine, c’est un joli mot pour interdire tout et n’importe quoi.
    Il y a un siècle, l’Église condamnait la pratique du tango.

    La Semaine religieuse du diocèse de Dijon publiera demain, 11 janvier 1914, un mandement par lequel l'évêque de Dijon condamne en termes sévères le tango, qu'il qualifie de «mode empruntée aux vachers de Buenos-Ayres».

    Nous nous élevons contre cette danse, ajoute le prélat, au nom de la dignité humaine, de la morale et de la religion. Ces abus sont réprouvés déjà par la bonne société des divers pays. Nous avons la ferme assurance qu'ils ne seront pas acceptés par les familles sérieuses de la Côte-d'Or.

    La Semaine religieuse du diocèse d'Arras publiera également demain un mandement de l'évêque d'Arras condamnant le tango comme un divertissement dangereux, interdit aux fidèles.

    Mgr Chesnelong, archevêque de Sens, interdit aussi le tango à ses fidèles.

    Un avis publié dans la Semaine religieuse de Sens et d'Auxerre estime que cette danse est redoutable aux âmes chrétiennes.

    L'Osservatore Romano doit publier, ce soir, une circulaire aux curés des paroisses du diocèse de Rome «contre -dit la circulaire - la danse inconvenante venue d'outre-mer, laquelle est gravement offensante pour la pudeur et a déjà été condamnée par de nombreux évêques et interdite même dans les pays protestants».

    Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/01/16/01016-20140116ARTFIG00592-l-eglise-declare-la-guerre-au-tango.php

    On voit bien que depuis qu’on pratique le tango, tout va de mal en pis !

    Un siècle plus tôt encore, l’Église ne jurait que par les monarques de «droit divin», «vicaires de Dieu» pour préserver «l’unité de la foi» (ça veut dire: vous devez être catho, et les monarques sont là pour veiller à ça, entre autres).

    Dans un siècle, les chrétiens voudront oublier qu’ils voulaient contrôler ce que les femmes font de leur ventre, comme ils font mine d’oublier leur histoire sanguinaire.