• [^] # Re: asshole detector

    Posté par . En réponse au journal La communauté Linuxfr n'a-t-elle plus rien (de technique) à dire ?. Évalué à 6.

    Ça va être dur pour lui, vu qu’il n’a aucune connaissance dans le domaine.

    Grosso modo, et pour faire vite (car je ne me suis pas encore assez renseigné sur le sujet) :
    structure de domination pressentie (que ce soit sexisme ou racisme) => il faut, pour ne serait-ce qu’évaluer sa véracité, avoir deux communautés et voir s’il y a bien des différences (comment voulez vous faire une étude sur le racisme, si vous ne distinguez pas deux populations ?) => politiquement on délimite le contour de chaque communauté humaine, on l’identifie, et les moyens de lutte passent par la définition positive de la communauté discriminée contre ceux qui tentent de la dénigrer : il est donc indispensable à l’antiraciste d’assumer la distinction noir/blanc, voire l’imposer si la société se ment à elle-même concernant la réalité d’une discrimination, par exemple => cela donne les moyens matériels et pragmatiques aux dominés, pour s’attaquer aux dominants : Zenitram semble croire qu’il suffirait de demander gentiment... quel naïf il fait, d’autant qu’il est assez bien établi que les dominants n’ont bien souvent pas conscience de leur domination.

    On en est rendu à un point de renversement du langage, où les discours d’Aimé Césaire, Malcolm X, Nelson Mandela, seraient traités de racisme anti-blanc, alors que leur réalité est pourtant bien loin des figures consensuelles qu’on en a fait (sauf pour Malcolm X peut-être ?).

    Pour Aimé Césaire : concept de négritude, fondation d’un journal L’étudiant noir. Pour Malcolm X, n’en parlons pas : il ne condamne que sur le tard le racisme anti-blanc de son „organisation de jeunesse" mais n’en désavoue pas pour autant certains principes de violence. Mandela a mené une lutte violente. Consultez donc les notices Wikipedia si vous ne me croyez pas.

    Les suprémacistes noirs, ça existe (jamais rien entendu de tel chez les femmes) mais c’est une minorité. Par contre, l’accusation de racisme anti-blanc ou de sexisme inversé est quelque chose de très courant, c’est un vieux truc auquel tous les mouvements anti-racistes ou féministes, ont été confrontés un jour ou l’autre.