Mais ça c'est une idée que personne ne reprend, peut être tout simplement parce que peu de monde sait qu'on peut se passer d'un FAI ? J'aimerais beaucoup voir un projet libre de ce style émerger.
FAI c'est juste un "Fournisseur d'accès à Internet".
Internet, ça peut être considéré comme "la liste des AS (Autonomous systems) interconnecté entre eux, et échangeant des données dans un protocole commun (aujourd'hui: IP) et un plan d'adressage mutuel. Et c'est tout !
Tu peux très bien devenir opérateur . Il te faut une licence L33-1 (gratuite en deçà de 1M€ de CA), un AS et des IP à demander au RIPE (en Europe), qui te les donnera si tu remplis les conditions. Ensuite il te reste plus qu'a te trouver soit un opérateur existant qui annoncera ces IP sur le réseau pour toi, soit te trouver un transitaire et une place dans la baie d'un datacenteur où ce transitaire est présent pour poser un PC sous debian qui te servira de routeur BGP, et commencer à annoncer tes routes.
Les vrai problèmes commencent après : Comment aller de ce datacenter à chez toi ? Un exemple possible est de te faire tirer une fibre optique, et relier celle-ci à ton routeur BGP d'un coté et sur ton PC de l'autre. Pas facile, sauf si t'habite Blvd Voltaire à Paris (et encore).
Autre solution, c'est que que font les opérateurs locaux: Remplacer cette fibre optique par des bornes wifi, ou alors utiliser des VPN via l'ADSL (ou autre moyens).
De nombreux "chemins optique" existant sont simplement des "fils" (optique , cuivre, ...) . Soit passif (L1) soit actif en L2. nous même on utilise ces chemins pour relier des datacenters (exemple, pour tetaneural, pour remonter à paris). Ces fils sont pas de l'internet, il n'y a pas d'IP dessus.
Les solutions uniquement wifi (mesh) marchent à échelles réduites (10.000 noeuds on va dire, avec les meilleures expériences) . Le protocole BGP utilisé n'a pas été conçu pour ce genre de topologie et n'y marche pas. On peux imaginer un réseau "hypernet" qui fasse ça, mais c'est pas Internet tel qu'on le connais.
Pour moi l'idéal serait de faire des "opérateurs de proximité", de quartier ou de commune par exemple.
BGP n'est pas non plus adapté à ça : Aujourd'hui, une "full-view" BGP c'est assez lourd et assez difficile à traiter pour des routeur anciens. Si on ajoute un ou plusieurs AS / villes , il y aura des destinations qui ne seront plus joingnables sur Internet parce que les routeurs arriveront plus à suivre (En plus, ajouter 40.000 AS dans la liste mondiale , on se fera juste blacklister c tout.
Il y a aussi un élément pratique: Dans l'idéal , le plus cours chemin entre 2 points est le meilleurs. Manque de bol, déjà le plus souvent les armoires sont passives (donc , pas de routage possible), il faut remonter au plus haut, aux NRA.
Manque de bol aussi, aux NRA la plupart des opérateurs ne peuvent pas (par choix & par interdiction de FT, mais aussi pour des raisons un peu obsolète de conso électrique des équipements) poser des équipements IP. On est toujours pas sur Internet: Il faut remonter encore plus haut dans le réseau pour enfin échanger en IP, et donc être sur "Internet"...
Pour finir, une anectote:
Je suis client d'un opérateur de satellite, ConexionVerte. C'est à eux que je paie mon abonnement.
Mais l'IP publique que je récupère appartient à Skylogic, une filiale de Eutelsat qui gère la partie technique.
Mon FAI c'est qui ? Connexion-verte ou Skylogic ? Et si , par dessus cette connexion j'utilise un VPN qui me ramène à un "vrai :-)" FAI, teteneutral.net à Toulouse, je sort donc avec mon IP publique (je suis membre de l'assos). Dans ce cas, mon FAI c'est réellement Tetaneutral, les autres ne me servent que de transport L2 (et je me fout bien de ce qu'ils font avec leur trafic tant que JE peux accéder à tetaneutral.
Tout l'enjeu de la discussion initiale est là: Internet c'est avant tout un système d'organisation des interconnections internationales de manière à pouvoir joindre une IP publique depuis tout autre IP publique. Si l'on fait des réseaux locaux, même à l'échelle d'un département ou d'un pays, c'est plus "internet". C'est un choix à faire.
[^] # Re: Et si ce jugement était correct ?
Posté par C. OB (site web personnel) . En réponse à la dépêche La fin de la neutralité du net ?. Évalué à 9.
FAI c'est juste un "Fournisseur d'accès à Internet".
Internet, ça peut être considéré comme "la liste des AS (Autonomous systems) interconnecté entre eux, et échangeant des données dans un protocole commun (aujourd'hui: IP) et un plan d'adressage mutuel. Et c'est tout !
Tu peux très bien devenir opérateur . Il te faut une licence L33-1 (gratuite en deçà de 1M€ de CA), un AS et des IP à demander au RIPE (en Europe), qui te les donnera si tu remplis les conditions. Ensuite il te reste plus qu'a te trouver soit un opérateur existant qui annoncera ces IP sur le réseau pour toi, soit te trouver un transitaire et une place dans la baie d'un datacenteur où ce transitaire est présent pour poser un PC sous debian qui te servira de routeur BGP, et commencer à annoncer tes routes.
Les vrai problèmes commencent après : Comment aller de ce datacenter à chez toi ? Un exemple possible est de te faire tirer une fibre optique, et relier celle-ci à ton routeur BGP d'un coté et sur ton PC de l'autre. Pas facile, sauf si t'habite Blvd Voltaire à Paris (et encore).
Autre solution, c'est que que font les opérateurs locaux: Remplacer cette fibre optique par des bornes wifi, ou alors utiliser des VPN via l'ADSL (ou autre moyens).
De nombreux "chemins optique" existant sont simplement des "fils" (optique , cuivre, ...) . Soit passif (L1) soit actif en L2. nous même on utilise ces chemins pour relier des datacenters (exemple, pour tetaneural, pour remonter à paris). Ces fils sont pas de l'internet, il n'y a pas d'IP dessus.
Les solutions uniquement wifi (mesh) marchent à échelles réduites (10.000 noeuds on va dire, avec les meilleures expériences) . Le protocole BGP utilisé n'a pas été conçu pour ce genre de topologie et n'y marche pas. On peux imaginer un réseau "hypernet" qui fasse ça, mais c'est pas Internet tel qu'on le connais.
Pour moi l'idéal serait de faire des "opérateurs de proximité", de quartier ou de commune par exemple.
BGP n'est pas non plus adapté à ça : Aujourd'hui, une "full-view" BGP c'est assez lourd et assez difficile à traiter pour des routeur anciens. Si on ajoute un ou plusieurs AS / villes , il y aura des destinations qui ne seront plus joingnables sur Internet parce que les routeurs arriveront plus à suivre (En plus, ajouter 40.000 AS dans la liste mondiale , on se fera juste blacklister c tout.
Il y a aussi un élément pratique: Dans l'idéal , le plus cours chemin entre 2 points est le meilleurs. Manque de bol, déjà le plus souvent les armoires sont passives (donc , pas de routage possible), il faut remonter au plus haut, aux NRA.
Manque de bol aussi, aux NRA la plupart des opérateurs ne peuvent pas (par choix & par interdiction de FT, mais aussi pour des raisons un peu obsolète de conso électrique des équipements) poser des équipements IP. On est toujours pas sur Internet: Il faut remonter encore plus haut dans le réseau pour enfin échanger en IP, et donc être sur "Internet"...
Pour finir, une anectote:
Je suis client d'un opérateur de satellite, ConexionVerte. C'est à eux que je paie mon abonnement.
Mais l'IP publique que je récupère appartient à Skylogic, une filiale de Eutelsat qui gère la partie technique.
Mon FAI c'est qui ? Connexion-verte ou Skylogic ? Et si , par dessus cette connexion j'utilise un VPN qui me ramène à un "vrai :-)" FAI, teteneutral.net à Toulouse, je sort donc avec mon IP publique (je suis membre de l'assos). Dans ce cas, mon FAI c'est réellement Tetaneutral, les autres ne me servent que de transport L2 (et je me fout bien de ce qu'ils font avec leur trafic tant que JE peux accéder à tetaneutral.
Tout l'enjeu de la discussion initiale est là: Internet c'est avant tout un système d'organisation des interconnections internationales de manière à pouvoir joindre une IP publique depuis tout autre IP publique. Si l'on fait des réseaux locaux, même à l'échelle d'un département ou d'un pays, c'est plus "internet". C'est un choix à faire.