Meurt idée pourrie de sécurité sociale qui n'a pour but que de me soutirer de l'argent contre ma volonté!
J'aurais plutôt parlé de l'école pour la comparaison.
Parce que même Zenitram peut tomber malade.
Pas que ta comparaison ne soit pas pertinente. Elle est au contraire très bien choisie. C'est d'ailleurs ce qu'on observe dans ce merveilleux pays du libéralisme (mais avec du protectionnisme, il ne faut pas déconner) que sont les États-Unis. C'est toujours amusant de voir qu'ils choisissent leur boulot non pas (seulement) en fonction du salaire, de la pénibilité du travail, des horaires, de la distance à parcourir, etc. mais, également, en prenant en compte le fait que l'entreprise "offre" au salarié une mutuelle, une protection dentaire ou autre. Marrant qu'un pays aussi libéral fasse de la vente subordonnée (=vente liée) sur le marché de l'emploi.
C'est rigolo aussi (enfin si on est misanthrope) de voir ce qu'il se passe quand un jeune étasunien est victime d'une maladie grave. Il est rare que les parents puissent payer. Du coup on fait des appels à la solidarité, des campagnes de dons (récemment sur facebook, mais bien avant ça via des médias plus institutionnels) histoire de récolter quelques millions. C'est marrant de voir les voire ensuite les larmes aux yeux bénir la solidarité humaine, tout en conchiant la France gangrénée par le socialisme (même quand Sarko était président, ce n'est pas la question). Parfois les campagnes de dons ne sont pas suffisantes, et là c'est un peu moins marrant. Même pour un cynique misanthrope tel que moi.
Revenons à notre comparaison. J'utiliserais plutôt la comparaison avec l'école. Zenitram pourrait ne pas avoir d'enfants et ne pas en vouloir. Il pourrait ne pas avoir de télévision également. Il pourrait donc prétendre ne pas vouloir financer écoles crèches redevance télévisuelle etc.
Or, c'est une vision à court terme. Si l'école était payante, probablement que de nombreux jeunes issu des familles les moins aisées arrêteraient leur scolarité plus tôt (ou comme aux États-Unis, encore une fois, seraient endettés à vie à la sortie de l'école. Magnifique vision de la société !). Ce qui induirait une régression de la société dans son ensemble. Certes, c'est indolore. Comme le fait de payer pour un téléphone portable dans un forfait téléphonique (ce qui fait ensuite dire au intéressés que c'est cher un téléphone à 600 euros alors qu'ils on payé le double leur téléphone actuel sponsorisé par leur opérateur), mais à long terme, on y perd tous. Ah si le petit Maxime avait fait les études de médecine comme il le rêvait, il aurait peut être inventé le vaccin contre le sida, mais il n'avait pas d'argent, alors il a fait carrière chez Burger King. Gaspard Marie de Bonnesallie, lui, n'a eu aucun mal à décrocher son diplôme de chirurgien, malgré sa maladie de Parkinson. Il faut dire que les écoles se séparent rarement de leurs meilleurs éléments (et dont les si généreux parents on permis de moderniser la bibliothèque).
Malheureusement la vision capitalise/libérale est court-termiste. On cherche des gains à court terme, et tant pis pour la dette accumulée.
Pour ce qui est la redevance télévisuelle, c'est plus subtil. Les détracteurs de la taxe auront beau arguer que France 2 en fait ce n'est pas trop différent de TF1, c'est proche du pouvoir (ce qui est moins vrai depuis le changement de président, mais qui n'est pas faux non plus). Mais il y a aussi des choses bien. Je n'en citerai qu'une: Arte. Chaine formidable mais malheureusement trop peu regardée. Malgré le peu de moyens dont elle dispose (ou peut être parce qu'elle dispose de peu de moyens), les contenus sont très souvent d'une grande qualité. Un exemple parfait : karmabolage, émission réalisée avec trois bouts de ficelles, mais avec du contenu intéressant et plein d'humour. Je pourrais aussi citer tracks. Une émission complètement déjantée que je ne regarde pas, mais qui semble partir loin (d'après ce que j'en vois en zappant par erreur dessus, ou au zapping). Pareil, je ne suis pas fan d'opéra, mais je suis content qu'Arte en diffuse régulièrement. C'est important aussi de permettre à des personnes non majoritaires de trouver du contenu qui les intéresse (ce qui est à l'antithèse de la loi de l'offre et de la demande, donc compliqué à exiger d'une chaine privée). J'aime aussi les vieux films en noir et blanc. Ou de manière plus générale les films moins upstream mais qui font plus réfléchir que les films d'actions de TF1.
Après on trouve aussi de bons documentaires sur d'autres chaines. On peut aussi trouver un contre pouvoir ailleurs. Par exemple canal plus, bien qu'elle soit filiale de vivendi, a une longue culture satirique. Des guignols au zapping, en passant par le petit journal ou les émissions de débat ou autres, la chaine fait rarement de cadeau au pouvoir en place, sans pour autant cirer les pompes des partis d’opposition.
Bref, le monde n'est pas simple. Tout est en nuance et en subtilité.
Je pense que personne ici ne prétendra qu'on peut vivre sans culture (survivre oui). Après la question, c'est qu'est ce qui est de la culture. La réponse la plus simple (ou la moins courageuse), c'est de dire que tout est de la culture. De Schubert à Justin Bieber en passant par Léonard de Vinci ou les Spice Girls. Des pokémons à Fatboy slim en passant par la traviata, les Chevaliers du zodiaques ou la Cité de la peur. La destruction peut aussi être une forme de culture.
La limite varie selon les individus.
La culture doit être financée par une licence globale ? Si oui, qu'est ce qu'on finance ? Sachant que même si la réponse est non, force est de reconnaitre que la culture est déjà très largement financée par nos impôts. Et la question de ce qu'on doit financer ou pas et à quelle hauteur est déjà d'actualité (notamment en cette époque de disette budgétaire).
[^] # Re: Rien à voir
Posté par défense . En réponse au journal Crowdfunding régulier. Évalué à 8.
J'aurais plutôt parlé de l'école pour la comparaison.
Parce que même Zenitram peut tomber malade.
Pas que ta comparaison ne soit pas pertinente. Elle est au contraire très bien choisie. C'est d'ailleurs ce qu'on observe dans ce merveilleux pays du libéralisme (mais avec du protectionnisme, il ne faut pas déconner) que sont les États-Unis. C'est toujours amusant de voir qu'ils choisissent leur boulot non pas (seulement) en fonction du salaire, de la pénibilité du travail, des horaires, de la distance à parcourir, etc. mais, également, en prenant en compte le fait que l'entreprise "offre" au salarié une mutuelle, une protection dentaire ou autre. Marrant qu'un pays aussi libéral fasse de la vente subordonnée (=vente liée) sur le marché de l'emploi.
C'est rigolo aussi (enfin si on est misanthrope) de voir ce qu'il se passe quand un jeune étasunien est victime d'une maladie grave. Il est rare que les parents puissent payer. Du coup on fait des appels à la solidarité, des campagnes de dons (récemment sur facebook, mais bien avant ça via des médias plus institutionnels) histoire de récolter quelques millions. C'est marrant de voir les voire ensuite les larmes aux yeux bénir la solidarité humaine, tout en conchiant la France gangrénée par le socialisme (même quand Sarko était président, ce n'est pas la question). Parfois les campagnes de dons ne sont pas suffisantes, et là c'est un peu moins marrant. Même pour un cynique misanthrope tel que moi.
Revenons à notre comparaison. J'utiliserais plutôt la comparaison avec l'école. Zenitram pourrait ne pas avoir d'enfants et ne pas en vouloir. Il pourrait ne pas avoir de télévision également. Il pourrait donc prétendre ne pas vouloir financer écoles crèches redevance télévisuelle etc.
Or, c'est une vision à court terme. Si l'école était payante, probablement que de nombreux jeunes issu des familles les moins aisées arrêteraient leur scolarité plus tôt (ou comme aux États-Unis, encore une fois, seraient endettés à vie à la sortie de l'école. Magnifique vision de la société !). Ce qui induirait une régression de la société dans son ensemble. Certes, c'est indolore. Comme le fait de payer pour un téléphone portable dans un forfait téléphonique (ce qui fait ensuite dire au intéressés que c'est cher un téléphone à 600 euros alors qu'ils on payé le double leur téléphone actuel sponsorisé par leur opérateur), mais à long terme, on y perd tous. Ah si le petit Maxime avait fait les études de médecine comme il le rêvait, il aurait peut être inventé le vaccin contre le sida, mais il n'avait pas d'argent, alors il a fait carrière chez Burger King. Gaspard Marie de Bonnesallie, lui, n'a eu aucun mal à décrocher son diplôme de chirurgien, malgré sa maladie de Parkinson. Il faut dire que les écoles se séparent rarement de leurs meilleurs éléments (et dont les si généreux parents on permis de moderniser la bibliothèque).
Malheureusement la vision capitalise/libérale est court-termiste. On cherche des gains à court terme, et tant pis pour la dette accumulée.
Pour ce qui est la redevance télévisuelle, c'est plus subtil. Les détracteurs de la taxe auront beau arguer que France 2 en fait ce n'est pas trop différent de TF1, c'est proche du pouvoir (ce qui est moins vrai depuis le changement de président, mais qui n'est pas faux non plus). Mais il y a aussi des choses bien. Je n'en citerai qu'une: Arte. Chaine formidable mais malheureusement trop peu regardée. Malgré le peu de moyens dont elle dispose (ou peut être parce qu'elle dispose de peu de moyens), les contenus sont très souvent d'une grande qualité. Un exemple parfait : karmabolage, émission réalisée avec trois bouts de ficelles, mais avec du contenu intéressant et plein d'humour. Je pourrais aussi citer tracks. Une émission complètement déjantée que je ne regarde pas, mais qui semble partir loin (d'après ce que j'en vois en zappant par erreur dessus, ou au zapping). Pareil, je ne suis pas fan d'opéra, mais je suis content qu'Arte en diffuse régulièrement. C'est important aussi de permettre à des personnes non majoritaires de trouver du contenu qui les intéresse (ce qui est à l'antithèse de la loi de l'offre et de la demande, donc compliqué à exiger d'une chaine privée). J'aime aussi les vieux films en noir et blanc. Ou de manière plus générale les films moins upstream mais qui font plus réfléchir que les films d'actions de TF1.
Après on trouve aussi de bons documentaires sur d'autres chaines. On peut aussi trouver un contre pouvoir ailleurs. Par exemple canal plus, bien qu'elle soit filiale de vivendi, a une longue culture satirique. Des guignols au zapping, en passant par le petit journal ou les émissions de débat ou autres, la chaine fait rarement de cadeau au pouvoir en place, sans pour autant cirer les pompes des partis d’opposition.
Bref, le monde n'est pas simple. Tout est en nuance et en subtilité.
Je pense que personne ici ne prétendra qu'on peut vivre sans culture (survivre oui). Après la question, c'est qu'est ce qui est de la culture. La réponse la plus simple (ou la moins courageuse), c'est de dire que tout est de la culture. De Schubert à Justin Bieber en passant par Léonard de Vinci ou les Spice Girls. Des pokémons à Fatboy slim en passant par la traviata, les Chevaliers du zodiaques ou la Cité de la peur. La destruction peut aussi être une forme de culture.
La limite varie selon les individus.
La culture doit être financée par une licence globale ? Si oui, qu'est ce qu'on finance ? Sachant que même si la réponse est non, force est de reconnaitre que la culture est déjà très largement financée par nos impôts. Et la question de ce qu'on doit financer ou pas et à quelle hauteur est déjà d'actualité (notamment en cette époque de disette budgétaire).