• [^] # Re: Pourquoi cette protrusion ?

    Posté par . En réponse au journal LaTeX sans douleur. Évalué à 2.

    Il y a trois questions différentes. Quand on souhaite rejeter dans la marge les tirets et signes de ponctuation, pas d’autre méthode à ma connaissance également que le réglage à l’œil nu.

    Mais si on n’est pas intéressé par cette "protrusion", c’est le programme lui-même qui s’occupe de gérer les bordures. Sauf que TeX a dans ce domaine une philosophie bien à lui : il préfère un dépassement dans la marge à des espaces trop restreintes.

    Quand il en arrive à cette extrémité, il le signale par des "overfull hbox" dans le journal de compilation. Et par un trait noir dans le DVI ou PDF de sortie si la valeur d’overfullrule est supérieure à zéro.

    C’est alors à l’utilisateur de venir à bout du problème, soit localement par une césure forcée ou une suggestion de césure, soit globalement en allégeant l’intransigeance de TeX via les pénalités, soit en recourant à la microtypographie, soit en combinant deux de ces solutions ou les trois.

    Mais la règle générale reste quand même qu’on peut s’en remettre au programme pour ce type de calcul. TeX est très particulier, avec les inconvénients de ses avantages.

    Si on veut aller plus loin, et adapter le crénage au travail en cours, effectivement ça devient un travail de spécialiste. Et une philosophie. Jusqu’où peut-on être typographe, en plus de rédacteur ?

    Quand on est pris par le texte, on est aveugle aux imperfections minimes. D’autres sautent aux yeux, et plus encore celles qui rendent la lecture réellement inconfortable. Le système de pénalité de TeX me semble bien résumer la typographie : un art du compromis.

    Ici, un module LaTeX venant perturber la justification et les mécanismes d’alerte de TeX, c’est un troisième aspect qui relève du bogue. Plus délicat à résoudre.