Bon, ayé j'ai séché mes larmes. Je vais maintenant pouvoir raconter ma petite histoire de la tribune, comme beaucoup l'ont fait plus bas.
Je fréquente dlfp depuis plusieurs années (depuis que les premiers mag Linux en ont parlé en fait), même si je n'en ai longtemps été que simple lecteur. J'ai longtemps considéré la tribune libre comme un ovni du web : un endroit comme je n'en avais pas vu ailleurs, où règnait une bonne ambiance générale et où je pouvais venir piocher une [url] de temps en temps et exploser de rire en lisant quelques blagues moulesques. Ayant d'autres occupations et ayant une connectivité limitée, je ne m'y attardais pas, mais trouvais le principe de la tribune libre séduisant.
Puis le jour est venu de quitter la fac et de commencer un stage. Comme les deux zozos qui partageaient mon bureau n'étaient décidemment pas très bavards, il me fallait quelquechose pour m'occuper entre deux pauses et ne pas passer mon temps à bosser. J'ai donc commencé à fréquenter la tribune de plus en plus assidument et j'ai été définitivement séduit par les outils et la culture qui s'y développait : un chat over http pour les ceuses qui sont derrière un firewall, des coin² pour les décideurs pressés, un wiki délirant, l'indispensable cps; ... pour le côté techno, les canards et autres en ascii art/smiley, les fortunes, les moules powa \o/, les [++++], les fakes, les boulays, les expressions récurrentes, les moments, la météo, et tant d'autres choses pour les codes culturels.
Puis je me suis écarté du bouchot, à la suite des vents bruns qui ont soufflé le 21 avril. Puis la fin de mon stage est arrivée, coïncidant avec mon déménagement et mon abonnement à l'ADSL. Je me suis retrouvé tout seul comme un con, dans un appartement pas encore bien installé, à devoir écrire un rapport de stage, tout en réalisant que mes études étaient une époque révolue et que j'allais maintenant m'éloigner de beaucoup des amis que je m'y étais faits. Et là j'ai franchement apprécié d'avoir la tribune de dlfp et celle de woof< pour me changer les idées. Je m'y suis même attaché et j'y reviens régulièrement depuis.
C'est vrai que la présence de la dream team et la fin des posts anonymes ont dégradé l'état d'esprit des tribunes, mais il y a quand même eu de bons moments depuis : des trolls régionnaux, des commentaires en direct sur des émissions de tv, un "trois p'tits chats" mémorable très récemment, ... C'est vrai qu'il existe maintenant d'autres tribunes, mais il faut déjà les trouver, et comme elles sont fréquentées par des gens qui se connaissent déjà, il est plus difficile de s'y intégrer (mais pas impossible non plus). La tribune dlfp était en fait un excellent point d'entrée pour les tribunes alternatives, une sorte de pivot fédérateur qui facilitait l'intégration de nouveaux arrivants.
Tout çà pour dire que la fermeture de la tribune va causer un tort important à la communauté qui s'est batie autour de dlfp, et les circonstances de sa fermeture (absence d'explications officielles) encore plus.
Mais bon, la suite s'organise déjà et les idées fusent à ce sujet, donc tout n'est pas perdu.
[^] # Re: Avis de décès de la Tribune Libre
Posté par Pierre Tramo . En réponse à la dépêche Avis de décès de la Tribune Libre. Évalué à 10.
Je fréquente dlfp depuis plusieurs années (depuis que les premiers mag Linux en ont parlé en fait), même si je n'en ai longtemps été que simple lecteur. J'ai longtemps considéré la tribune libre comme un ovni du web : un endroit comme je n'en avais pas vu ailleurs, où règnait une bonne ambiance générale et où je pouvais venir piocher une [url] de temps en temps et exploser de rire en lisant quelques blagues moulesques. Ayant d'autres occupations et ayant une connectivité limitée, je ne m'y attardais pas, mais trouvais le principe de la tribune libre séduisant.
Puis le jour est venu de quitter la fac et de commencer un stage. Comme les deux zozos qui partageaient mon bureau n'étaient décidemment pas très bavards, il me fallait quelquechose pour m'occuper entre deux pauses et ne pas passer mon temps à bosser. J'ai donc commencé à fréquenter la tribune de plus en plus assidument et j'ai été définitivement séduit par les outils et la culture qui s'y développait : un chat over http pour les ceuses qui sont derrière un firewall, des coin² pour les décideurs pressés, un wiki délirant, l'indispensable cps; ... pour le côté techno, les canards et autres en ascii art/smiley, les fortunes, les moules powa \o/, les [++++], les fakes, les boulays, les expressions récurrentes, les moments, la météo, et tant d'autres choses pour les codes culturels.
Puis je me suis écarté du bouchot, à la suite des vents bruns qui ont soufflé le 21 avril. Puis la fin de mon stage est arrivée, coïncidant avec mon déménagement et mon abonnement à l'ADSL. Je me suis retrouvé tout seul comme un con, dans un appartement pas encore bien installé, à devoir écrire un rapport de stage, tout en réalisant que mes études étaient une époque révolue et que j'allais maintenant m'éloigner de beaucoup des amis que je m'y étais faits. Et là j'ai franchement apprécié d'avoir la tribune de dlfp et celle de woof< pour me changer les idées. Je m'y suis même attaché et j'y reviens régulièrement depuis.
C'est vrai que la présence de la dream team et la fin des posts anonymes ont dégradé l'état d'esprit des tribunes, mais il y a quand même eu de bons moments depuis : des trolls régionnaux, des commentaires en direct sur des émissions de tv, un "trois p'tits chats" mémorable très récemment, ... C'est vrai qu'il existe maintenant d'autres tribunes, mais il faut déjà les trouver, et comme elles sont fréquentées par des gens qui se connaissent déjà, il est plus difficile de s'y intégrer (mais pas impossible non plus). La tribune dlfp était en fait un excellent point d'entrée pour les tribunes alternatives, une sorte de pivot fédérateur qui facilitait l'intégration de nouveaux arrivants.
Tout çà pour dire que la fermeture de la tribune va causer un tort important à la communauté qui s'est batie autour de dlfp, et les circonstances de sa fermeture (absence d'explications officielles) encore plus.
Mais bon, la suite s'organise déjà et les idées fusent à ce sujet, donc tout n'est pas perdu.