Ça ne dis pas en quoi le W3C est meilleur que l'ECMA. C'est si compliqué à comprendre comme question ?
N'importe quelle société peut faire standardiser un langage à l'ECMA : l'ECMA ne juge pas de la pertinence au regard de l'existant et ne raisonne pas en terme d'interopérabilité au sens Web. Un exemple : tu peux très bien déposer à l'ECMA un standard auquel est associé une palanquée de brevets, que tu pourras exploiter (dans des conditions RAND). Ce n'est, à mon sens, absolument pas suffisant pour une techno web. On est d'accord, la stratégie de Google ne semble pas être la monétisation de brevets, mais cela montre clairement les limites de l'ECMA.
A l'inverse, le W3C fait des choix (pas 36 standards pour un même besoin) et a une action de lobbying en incitant ses membres - qui sont suffisamment représentatifs pour justifier la crédibilité du W3C - à utiliser les technos qu'elle promeut.
Le principal défaut du W3C, c'est sa lourdeur/lenteur, de part le nombre d'acteurs qui y participe. Une initiative "externe" peut donc être pertinente, mais il faut qu'elle représente des acteurs suffisamment représentatifs et avec des objectifs similaire : trouver un consensus et réintégrer par la suite le W3C. C'est ce qui s'est passé avec le HTML5. Attendons comme tu dis la clôture des inscriptions, mais l'avis émis par Mozilla semble plutôt montrer qu'il va au moins manquer cet acteur, voir d'autres tout aussi important.
La stratégie de Google semble être : ne cherchons pas à trouver un consensus qui garantisse l'interopérabilité mais sortons vite notre techno, de manière ouverte (l'ECMA est très bien pour ça), afin que les développeurs/utilisateurs s'en empare. Cela deviendra un standard de fait : les concurrents seront pointés du doigt pour ne pas intégrer une techno ouverte et nous aurons de toute façon une longueur d'avance.
[^] # Re: « impropre à la création d'applications web complexe » ?
Posté par TImaniac (site web personnel) . En réponse au journal Normalisation du langage Dart de Google par l'Ecma. Évalué à 2.
N'importe quelle société peut faire standardiser un langage à l'ECMA : l'ECMA ne juge pas de la pertinence au regard de l'existant et ne raisonne pas en terme d'interopérabilité au sens Web. Un exemple : tu peux très bien déposer à l'ECMA un standard auquel est associé une palanquée de brevets, que tu pourras exploiter (dans des conditions RAND). Ce n'est, à mon sens, absolument pas suffisant pour une techno web. On est d'accord, la stratégie de Google ne semble pas être la monétisation de brevets, mais cela montre clairement les limites de l'ECMA.
A l'inverse, le W3C fait des choix (pas 36 standards pour un même besoin) et a une action de lobbying en incitant ses membres - qui sont suffisamment représentatifs pour justifier la crédibilité du W3C - à utiliser les technos qu'elle promeut.
Le principal défaut du W3C, c'est sa lourdeur/lenteur, de part le nombre d'acteurs qui y participe. Une initiative "externe" peut donc être pertinente, mais il faut qu'elle représente des acteurs suffisamment représentatifs et avec des objectifs similaire : trouver un consensus et réintégrer par la suite le W3C. C'est ce qui s'est passé avec le HTML5. Attendons comme tu dis la clôture des inscriptions, mais l'avis émis par Mozilla semble plutôt montrer qu'il va au moins manquer cet acteur, voir d'autres tout aussi important.
La stratégie de Google semble être : ne cherchons pas à trouver un consensus qui garantisse l'interopérabilité mais sortons vite notre techno, de manière ouverte (l'ECMA est très bien pour ça), afin que les développeurs/utilisateurs s'en empare. Cela deviendra un standard de fait : les concurrents seront pointés du doigt pour ne pas intégrer une techno ouverte et nous aurons de toute façon une longueur d'avance.
Où comment créer une fragmentation du web.