« Il me semble que le principe d'un communiqué de presse est d'être daté. Il est donc dans son cahier des charges, de manière intrinsèque, de ne pas évoluer. »
Un travail dérivé ne remplace pas le travail d'origine. Le travail d'origine reste lui-même. Si le communiqué était libre, on pourrait le réutiliser, mais ce ne serait rien d'autre que l'utiliser comme base pour un autre document.
A mon avis, la plupart des documents pourraient être libres, ce n'est pas le caractère modifiable qu'ils refusent, c'est le risque de voir des dérivés pris pour l'original. Mais ça, ça n'a rien à voir avec le fait que le document soit libre ou non. Si je crée un document, et que je prétends qu'il a une origine qu'il n'a pas, c'est exactement le même problème, celui de la « paternité » de l'oeuvre.
Je pense qu'un bon exemple est celui d'un standard concernant un protocole réseau. S'il était libre, alors il serait possible de réutiliser ce standard pour en créer un autre, ce qui est impossible si le protocole est non libre (il faut tout réécrire). Et ce qu'on aurait, c'est un protocole Y, dérivé d'un protocole X, mais X et Y seraient a priori totalement indépendants, et bien sûr Y ne pourrait pas prétendre être une nouvelle version de X.
« De même, un formulaire donné par une institution sur le long terme doit être scrupuleuse le même au fil du temps pour que tout les résultats soient comparables. »
Dans ce cas, c'est à l'institution de ne pas modifier son document, mais ce n'est pas une raison suffisante pour empêcher que d'autres en fassent un document dérivé, ayant une autre utilisation, complètement indépendante.
« Mais les communiqués (etc) n'interdisent pas la citation. En ce sens, il sont libres. On ne peut pas modifier le contenu et sens propre (ce serait très suspect) mais on peut les évoquer, les insérer dans d'autres documents. »
Si on ne peut pas modifier (exemple con: corriger une faute, ou mieux traduire), c'est non libre. Sans nécessité, parce que les vrais problèmes concernent l'intégrité et l'origine. Les communiqués pourraient utiliser des licences libres précisant ça, un peu comme ces licences qui demandent que le travail dérivé ne reprenne pas le même nom que l'original.
[^] # Re: Nouvelle version de la license GNU FDL (Free Documentation License)
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Nouvelle version de la license GNU FDL (Free Documentation License). Évalué à 2.
Un travail dérivé ne remplace pas le travail d'origine. Le travail d'origine reste lui-même. Si le communiqué était libre, on pourrait le réutiliser, mais ce ne serait rien d'autre que l'utiliser comme base pour un autre document.
A mon avis, la plupart des documents pourraient être libres, ce n'est pas le caractère modifiable qu'ils refusent, c'est le risque de voir des dérivés pris pour l'original. Mais ça, ça n'a rien à voir avec le fait que le document soit libre ou non. Si je crée un document, et que je prétends qu'il a une origine qu'il n'a pas, c'est exactement le même problème, celui de la « paternité » de l'oeuvre.
Je pense qu'un bon exemple est celui d'un standard concernant un protocole réseau. S'il était libre, alors il serait possible de réutiliser ce standard pour en créer un autre, ce qui est impossible si le protocole est non libre (il faut tout réécrire). Et ce qu'on aurait, c'est un protocole Y, dérivé d'un protocole X, mais X et Y seraient a priori totalement indépendants, et bien sûr Y ne pourrait pas prétendre être une nouvelle version de X.
« De même, un formulaire donné par une institution sur le long terme doit être scrupuleuse le même au fil du temps pour que tout les résultats soient comparables. »
Dans ce cas, c'est à l'institution de ne pas modifier son document, mais ce n'est pas une raison suffisante pour empêcher que d'autres en fassent un document dérivé, ayant une autre utilisation, complètement indépendante.
« Mais les communiqués (etc) n'interdisent pas la citation. En ce sens, il sont libres. On ne peut pas modifier le contenu et sens propre (ce serait très suspect) mais on peut les évoquer, les insérer dans d'autres documents. »
Si on ne peut pas modifier (exemple con: corriger une faute, ou mieux traduire), c'est non libre. Sans nécessité, parce que les vrais problèmes concernent l'intégrité et l'origine. Les communiqués pourraient utiliser des licences libres précisant ça, un peu comme ces licences qui demandent que le travail dérivé ne reprenne pas le même nom que l'original.