En introduction, déjà: être accusé d'imposer ma morale par un mec qui passe littéralement son temps à ça (j'ai quand même attendu de lire trois fois l'abyssale connerie « développeurs/prostituées même combat », avant de réagir), à longueur de fil, sur tous les sujets, au point qu'on se demande si son vrai boulot c'est pas community manager sur LinuxFR, je pense que je m'en remettrai, ce n'est effectivement pas la peine de perdre ton temps avec ça.
Ensuite, si au lieu de parler, comme d'habitude, du haut de ton perchoir, tu te mettais 30 petites secondes à la place des gens, non pour te demander s'ils sont ci ou ça mais plus simplement comment ils peuvent fonctionner, il y a deux trois choses qui te sauteraient aux yeux.
Par exemple que dans une relation sexuelle normale, chacun prend en compte le désir de l'autre, et que le seul fait de décider que « on va faire comme je veux parce que toi ton désir on s'en fout », c'est en soi violent, de sorte que si une nana prend son pied avant toi et te déclare « c'est bon j'ai eu ce que je voulais, sors de là et finis-toi à la main si tu peux, moi j'en n'ai plus rien à cirer », tu vas te sentir légèrement maltraité.
Or, et peu importe s'il se comporte ensuite comme le dernier des bourrins ou le plus onctueux des gentlemen, c'est très précisément le droit d'exercer cette violence que le client achète à la prostituée, il paye pour le droit de s'en foutre, pour que gérer cette violence demeure le problème exclusif de la prostituée, qui sera donc priée de garder le sourire et mettre un peu d'entrain à la manœuvre.
Tu la saisis la différence maintenant (je me doute de la réponse, mais bon)? quand tu vas acheter tes frites chez MacDo., tu payes pour... des frites! pas pour que le manager harcèle ses employés. De sorte que tu peux ensuite te sentir solidaire de ceux-ci quand ils se retournent contre les vrais responsables de leur maltraitance. Car s'il n'est écrit nulle-part que faire des frites doive être un calvaire quotidien, en revanche, et hormis peut-être dans ton esprit taré, quelques soient les conditions et peu importe comment les victimes arrivent à faire avec ça, avoir des relations sexuelles où ton désir compte pour rien sera toujours (dans les termes mêmes), une violence.
[^] # Re: Someone is WRONG on the Internet!
Posté par Ignatz Ledebur . En réponse au journal Promulgation du Patriot Act à la française sans opposition. Évalué à 3.
En introduction, déjà: être accusé d'imposer ma morale par un mec qui passe littéralement son temps à ça (j'ai quand même attendu de lire trois fois l'abyssale connerie « développeurs/prostituées même combat », avant de réagir), à longueur de fil, sur tous les sujets, au point qu'on se demande si son vrai boulot c'est pas community manager sur LinuxFR, je pense que je m'en remettrai, ce n'est effectivement pas la peine de perdre ton temps avec ça.
Ensuite, si au lieu de parler, comme d'habitude, du haut de ton perchoir, tu te mettais 30 petites secondes à la place des gens, non pour te demander s'ils sont ci ou ça mais plus simplement comment ils peuvent fonctionner, il y a deux trois choses qui te sauteraient aux yeux.
Par exemple que dans une relation sexuelle normale, chacun prend en compte le désir de l'autre, et que le seul fait de décider que « on va faire comme je veux parce que toi ton désir on s'en fout », c'est en soi violent, de sorte que si une nana prend son pied avant toi et te déclare « c'est bon j'ai eu ce que je voulais, sors de là et finis-toi à la main si tu peux, moi j'en n'ai plus rien à cirer », tu vas te sentir légèrement maltraité.
Or, et peu importe s'il se comporte ensuite comme le dernier des bourrins ou le plus onctueux des gentlemen, c'est très précisément le droit d'exercer cette violence que le client achète à la prostituée, il paye pour le droit de s'en foutre, pour que gérer cette violence demeure le problème exclusif de la prostituée, qui sera donc priée de garder le sourire et mettre un peu d'entrain à la manœuvre.
Tu la saisis la différence maintenant (je me doute de la réponse, mais bon)? quand tu vas acheter tes frites chez MacDo., tu payes pour... des frites! pas pour que le manager harcèle ses employés. De sorte que tu peux ensuite te sentir solidaire de ceux-ci quand ils se retournent contre les vrais responsables de leur maltraitance. Car s'il n'est écrit nulle-part que faire des frites doive être un calvaire quotidien, en revanche, et hormis peut-être dans ton esprit taré, quelques soient les conditions et peu importe comment les victimes arrivent à faire avec ça, avoir des relations sexuelles où ton désir compte pour rien sera toujours (dans les termes mêmes), une violence.