Il ne faut pas assimiler les jeux indépendants aux jeux "casuals" et opposer jeux "casuals" et "hardcore".
D'une part, le mouvement des jeux indépendants est en partie porté par une volonté de "retour aux sources", en réaction aux jeux des grands studios qui ont sacrifié la difficulté sur l'hôtel de l'accessibilité afin d'élargir le marché. Parmi les plus grands succès indépendants, citons Super Meat Boy, The Binding of Isaac ou Rogue Legacy qui sont très élitistes : l'erreur est immédiatement sanctionné par la mort du personnage et un game over.
D'autre part, le jeux "casual" n'est pas une nouveauté de ces dernières années, il a toujours existé et il est même à l'origine du jeux vidéo : Pong, Space Invaders, Tetris etc. ou les jeux en salle d'arcade ! Il peut être très "hardcore" (voir les vidéos de joueurs pro de Tetris avec des versions modifiées du jeux original).
Quant aux motivations de Valve de se tourner vers Linux, on ne peut que conjecturer. Évidemment, en dernière analyse, ce choix est motivé par des intérêts pécuniaires mais quand on a dit ça, on a au final rien dit.
Déjà, Valve ne quitte pas Windows qui reste pour l'instant (et de loin) sa principale source de revenus. Par contre, il est probable qu'elle "sente le vent tourner".
Windows pour ordinateurs de bureau est une forteresse assiégée, qui perd, lentement mais surement, des parts de marché au fil des ans (principalement au profit d'Apple pour l'instant). Peut être que Valve, qui se doit d'avoir une politique sur le long terme, se dit qu'il vaut mieux quitter le navire avant qu'il ne coule (et de fait contribuer elle même à le faire couler) et placer ses œufs ailleurs.
Aussi, sans doute que les bénéfices apportés par les jeux des éditeurs traditionnels baissent relativement aux jeux "indépendants" qui rencontrent un succès croissant. Il faudrait avoir des chiffres précis mais je pense que les développeurs de ces derniers doivent leurs revenus principalement grâce à Steam. Valve est donc en position de force pour leur faire comprendre que "dans leur intérêt", il se doivent fournir une version pour chaque plateforme (Windows, Linux, MacOS). De plus, il n'est pas impossible que Valve marge beaucoup plus sur la vente des jeux indés que sur celle des jeux "studios", puisqu'elle est le seul éditeur (au contraire d'un jeux édités par EA ou Ubisoft et vendu par Steam).
De là, Valve avait le choix entre faire comme Google avec Androïd, c'est à dire garder le noyau Linux et développer tout le reste en interne ou alors partir sur une distribution existante. Et, dans la balance, les aspects techniques entrent forcément en compte. Le fait qu'elle choisisse l'existant renforce l'idée que l'écosystème GNU/Linux a atteint une maturité suffisante pour un usage domestique.
je pense que c'est un ensemble de facteurs (évolution du marché et techniques) qui expliquent pourquoi Valve fait ce choix maintenant. Il est symptomatique des changements profonds qui sont en train d'arriver dans l'informatique personnelle. Une fois que les deux derniers remparts, soient le jeux et la suite bureautique, seront tombés, pas dit que les monopoles actuels perdurent bien longtemps...
[^] # Re: Content
Posté par Pif le Chien . En réponse à la dépêche Valve dévoile la distribution GNU/Linux SteamOS. Évalué à 9.
Il ne faut pas assimiler les jeux indépendants aux jeux "casuals" et opposer jeux "casuals" et "hardcore".
D'une part, le mouvement des jeux indépendants est en partie porté par une volonté de "retour aux sources", en réaction aux jeux des grands studios qui ont sacrifié la difficulté sur l'hôtel de l'accessibilité afin d'élargir le marché. Parmi les plus grands succès indépendants, citons Super Meat Boy, The Binding of Isaac ou Rogue Legacy qui sont très élitistes : l'erreur est immédiatement sanctionné par la mort du personnage et un game over.
D'autre part, le jeux "casual" n'est pas une nouveauté de ces dernières années, il a toujours existé et il est même à l'origine du jeux vidéo : Pong, Space Invaders, Tetris etc. ou les jeux en salle d'arcade ! Il peut être très "hardcore" (voir les vidéos de joueurs pro de Tetris avec des versions modifiées du jeux original).
Quant aux motivations de Valve de se tourner vers Linux, on ne peut que conjecturer. Évidemment, en dernière analyse, ce choix est motivé par des intérêts pécuniaires mais quand on a dit ça, on a au final rien dit.
Déjà, Valve ne quitte pas Windows qui reste pour l'instant (et de loin) sa principale source de revenus. Par contre, il est probable qu'elle "sente le vent tourner".
Windows pour ordinateurs de bureau est une forteresse assiégée, qui perd, lentement mais surement, des parts de marché au fil des ans (principalement au profit d'Apple pour l'instant). Peut être que Valve, qui se doit d'avoir une politique sur le long terme, se dit qu'il vaut mieux quitter le navire avant qu'il ne coule (et de fait contribuer elle même à le faire couler) et placer ses œufs ailleurs.
Aussi, sans doute que les bénéfices apportés par les jeux des éditeurs traditionnels baissent relativement aux jeux "indépendants" qui rencontrent un succès croissant. Il faudrait avoir des chiffres précis mais je pense que les développeurs de ces derniers doivent leurs revenus principalement grâce à Steam. Valve est donc en position de force pour leur faire comprendre que "dans leur intérêt", il se doivent fournir une version pour chaque plateforme (Windows, Linux, MacOS). De plus, il n'est pas impossible que Valve marge beaucoup plus sur la vente des jeux indés que sur celle des jeux "studios", puisqu'elle est le seul éditeur (au contraire d'un jeux édités par EA ou Ubisoft et vendu par Steam).
De là, Valve avait le choix entre faire comme Google avec Androïd, c'est à dire garder le noyau Linux et développer tout le reste en interne ou alors partir sur une distribution existante. Et, dans la balance, les aspects techniques entrent forcément en compte. Le fait qu'elle choisisse l'existant renforce l'idée que l'écosystème GNU/Linux a atteint une maturité suffisante pour un usage domestique.
je pense que c'est un ensemble de facteurs (évolution du marché et techniques) qui expliquent pourquoi Valve fait ce choix maintenant. Il est symptomatique des changements profonds qui sont en train d'arriver dans l'informatique personnelle. Une fois que les deux derniers remparts, soient le jeux et la suite bureautique, seront tombés, pas dit que les monopoles actuels perdurent bien longtemps...