Puisqu’on parle des japonais, c’est une société très occidentalisée, qui a gardé une identité propre. Cela n’est pas pour rien que les mangas et l’animation rencontrent un grand succès auprès de la jeunesse française (avec des phénomènes populaires, comme le fansub, je mettrai ma main à couper que c’est un effet collatéral de l’époque Chirac), et on tombe parfois sur de petites perles.
Perso, sans être un très grand amateur, des trucs comme death note, le tombeau des lucioles que je compte re-regarder prochainement, NHK ni Yokuso m’ont vraiment plu. Dernièrement c’est Psycho-Pass, SF très tourné philosophie que j’ai beaucoup apprécié (et tout les auteurs cités étaient européens et traités "à la japonaise"). Il y en a pour tous les goûts.
Au final il y a beaucoup de références communes, étant donné l’influence notable qu’a eu l’occident sur le Japon (et ce bien avant le chapeautage des États-Unis à la sortie de la seconde guerre mondiale, la modernisation du Japon est d’ailleurs un thème historique assez courant dans l’animation). Il y a juste un petit zeste "d’orientalisme" qui va bien pour rendre le truc original chez la jeunesse française (on est à milles lieux des blockbusters américains et c’est ce qui est apprécié), tout en s’adressant aux problématiques des jeunes de manière adulte et universelle. Au final, le Japon aura exercé une influence énorme sur la France, et tout ceci en passant très en-dessous des radars médiatiques et politiques.
Le discours de Phix est à vomir car, en dehors de la réalité de la mondialisation et en donnant un vernis positif, il cache mal une haine de tout ce qui est différent, un refus d’aller à leur rencontre et surtout un refus de la mixité des cultures, à travers une vision apocalyptique totalement déconnectée de la réalité des rapports culturels.
Le plus rigolo, dans tout ça, c’est que Phix, en croyant "combattre" (toute proportion gardée hein, il s’agit de faire ça confortablement sur son canapé...) les USA, véhicule une image de la mondialisation totalement soumise à la propagande américaine. Pour preuve, il faut lire Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire et voir slumdog millionaire. D’un livre qui met en avant le melting pot culturel que représente l’Inde, on en a fait une daube pseudo-critique qui aligne tous les clichés sur la mondialisation (clichés que Phix reprend aisément à son compte). C’est d’ailleurs assez symptomatique que de voir des "résistants du dimanche" épouser à ce point les thèses nord-américaines, ce y compris sur la vision qu’ils ont de leur propre influence sur le monde (très largement surestimée, pour ne pas dire mégalo).
Puisque je suis toujours sur le thème culturel, un petit mot à propos de "l’Europe chrétienne". On passera sur les Balkans... il se trouve que j’ai eu l’occasion de passer des vacances en Andalousie, et que forcément, après s’être pointé dans la mosquée-cathédrale de Cordoue, difficile de ne pas être plié de rire face à de telles affirmations si rabougries, si étroites sur la richesse qu’apporte, précisément, la mixité voire la confrontation culturelle.
[^] # Re: Que du bonheur !
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal La loi sur la programmation militaire est adoptée !. Évalué à 4.
Puisqu’on parle des japonais, c’est une société très occidentalisée, qui a gardé une identité propre. Cela n’est pas pour rien que les mangas et l’animation rencontrent un grand succès auprès de la jeunesse française (avec des phénomènes populaires, comme le fansub, je mettrai ma main à couper que c’est un effet collatéral de l’époque Chirac), et on tombe parfois sur de petites perles.
Perso, sans être un très grand amateur, des trucs comme death note, le tombeau des lucioles que je compte re-regarder prochainement, NHK ni Yokuso m’ont vraiment plu. Dernièrement c’est Psycho-Pass, SF très tourné philosophie que j’ai beaucoup apprécié (et tout les auteurs cités étaient européens et traités "à la japonaise"). Il y en a pour tous les goûts.
Au final il y a beaucoup de références communes, étant donné l’influence notable qu’a eu l’occident sur le Japon (et ce bien avant le chapeautage des États-Unis à la sortie de la seconde guerre mondiale, la modernisation du Japon est d’ailleurs un thème historique assez courant dans l’animation). Il y a juste un petit zeste "d’orientalisme" qui va bien pour rendre le truc original chez la jeunesse française (on est à milles lieux des blockbusters américains et c’est ce qui est apprécié), tout en s’adressant aux problématiques des jeunes de manière adulte et universelle. Au final, le Japon aura exercé une influence énorme sur la France, et tout ceci en passant très en-dessous des radars médiatiques et politiques.
Le discours de Phix est à vomir car, en dehors de la réalité de la mondialisation et en donnant un vernis positif, il cache mal une haine de tout ce qui est différent, un refus d’aller à leur rencontre et surtout un refus de la mixité des cultures, à travers une vision apocalyptique totalement déconnectée de la réalité des rapports culturels.
Le plus rigolo, dans tout ça, c’est que Phix, en croyant "combattre" (toute proportion gardée hein, il s’agit de faire ça confortablement sur son canapé...) les USA, véhicule une image de la mondialisation totalement soumise à la propagande américaine. Pour preuve, il faut lire Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire et voir slumdog millionaire. D’un livre qui met en avant le melting pot culturel que représente l’Inde, on en a fait une daube pseudo-critique qui aligne tous les clichés sur la mondialisation (clichés que Phix reprend aisément à son compte). C’est d’ailleurs assez symptomatique que de voir des "résistants du dimanche" épouser à ce point les thèses nord-américaines, ce y compris sur la vision qu’ils ont de leur propre influence sur le monde (très largement surestimée, pour ne pas dire mégalo).
Puisque je suis toujours sur le thème culturel, un petit mot à propos de "l’Europe chrétienne". On passera sur les Balkans... il se trouve que j’ai eu l’occasion de passer des vacances en Andalousie, et que forcément, après s’être pointé dans la mosquée-cathédrale de Cordoue, difficile de ne pas être plié de rire face à de telles affirmations si rabougries, si étroites sur la richesse qu’apporte, précisément, la mixité voire la confrontation culturelle.