Cette idée de droit moral me parait complétement en dehors des réalités d'aujourd'hui. Je peux comprendre le cas d'un musicien qui ne veut pas que l'éditeur vende son œuvre comme sonnerie de portable ou comme musique d'ambiance pour le congrès annuel des pédonazis, mais dans le cas de l'informatique, il me parait juste impossible que la justice donne raison aux caprices du programmeur, par exemple :
- je publie un morceau de code, en indiquant que je le mets en domaine publique (comme précisé au dessus) ; Steve Ballmer, impressionné par ma puissance intellectuelle, l'incorpore à Windows 9 et le distribue dans téléphones, tablettes, PC et compagnie. Et là, fourbe que je suis, j'attaque MS et impose le retrait immédiat de tous ces produits au motif que je suis toujours propriétaire de mon code et que j'en fais ce que je veux (cf. Droit Moral). Franchement, je doute que même le plus anarchiste des juges puisse accéder à ma requête.
- encore pire : je suis l'employé 6264322 de la World Company et parce que je veux faire chier mon employeur, j'exige le retrait des produits que j'ai contribué à développer.
Au final, cette histoire de droit moral me semble tout simplement inapplicable dans ce cas, et l'éventuel ré-utilisateur du code me semble donc protégé contre l'application du droit moral. Utiliser des licences similaires est une solution, mais elle force à aller se taper la description juridique, alors que le concept de domaine publique est immédiatement compréhensible pour tout le monde, même si parfois flou d'un point de vue juridique.
[^] # Re: En général, quand tu poses une question sur Internet...
Posté par calandoa . En réponse au journal Choix d'une licence open-source pour mon projet. Évalué à 0.
Cette idée de droit moral me parait complétement en dehors des réalités d'aujourd'hui. Je peux comprendre le cas d'un musicien qui ne veut pas que l'éditeur vende son œuvre comme sonnerie de portable ou comme musique d'ambiance pour le congrès annuel des pédonazis, mais dans le cas de l'informatique, il me parait juste impossible que la justice donne raison aux caprices du programmeur, par exemple :
- je publie un morceau de code, en indiquant que je le mets en domaine publique (comme précisé au dessus) ; Steve Ballmer, impressionné par ma puissance intellectuelle, l'incorpore à Windows 9 et le distribue dans téléphones, tablettes, PC et compagnie. Et là, fourbe que je suis, j'attaque MS et impose le retrait immédiat de tous ces produits au motif que je suis toujours propriétaire de mon code et que j'en fais ce que je veux (cf. Droit Moral). Franchement, je doute que même le plus anarchiste des juges puisse accéder à ma requête.
- encore pire : je suis l'employé 6264322 de la World Company et parce que je veux faire chier mon employeur, j'exige le retrait des produits que j'ai contribué à développer.
Au final, cette histoire de droit moral me semble tout simplement inapplicable dans ce cas, et l'éventuel ré-utilisateur du code me semble donc protégé contre l'application du droit moral. Utiliser des licences similaires est une solution, mais elle force à aller se taper la description juridique, alors que le concept de domaine publique est immédiatement compréhensible pour tout le monde, même si parfois flou d'un point de vue juridique.