• [^] # Re: Q: ça vous intéresse un réseau social distribué ? R: 42

    Posté par . En réponse au journal Mon réseau social centralisé. Évalué à 2.

    Le cas de Diaspora n'est pas forcément représentatif de l'ensemble de la scène "réseau social acentré". Ils ont clairement mis la charrue avant les boeufs - et c'était difficile de faire autrement une fois les fonds levés, c'est vrai.

    Dans le cas d'XMPP, au moins, les choses ont été faites dans l'ordre : réseau d'abord, et ensuite on construit des choses dessus. Bon, il reste encore quelques soucis rédhibitoires. Le fait qu'aucun serveur majeur (non, Métronome n'est pas encore un serveur majeur, ce n'est qu'un fork "social-compliant" de Prosody) ne soit complètement compatible avec ce que les interfaces sociales exigent est ennuyeux. Le fait de nécessiter un serveur autre que Web est un défi en termes de déploiement (on parle de la rareté des hébergements Ruby, mais quid des hébergements "Web+Métronome"?). Enfin, si les trois "grandes" interfaces sociales sont toutes assez bien fichues, elles imposent quand même à l'utilisateur de choisir entre perdre un bras et une jambe :

    • soit on a tous les traitements côté client - et donc juste besoin d'un serveur XMPP, mais en échange c'est "chiant" à installer (Sàt) ;
    • soit on a du Web très complet sans rien côté client, mais besoin de déporter l'ensemble des traitements (dont l'auth) vers le serveur Web (Movim) ;
    • soit on a un vrai client Web qui fait tout le boulot "utile" en Javascript dans le navigateur, mais qui est (encore) assez incomplet côté social (Jappix).

    Je vais faire mon client chiant : le jour où on aura un client Javascript pur, qui se connecte au choix en BOSH ou en Websockets, qui supporte la majorité des (logiciels) serveurs XMPP existants - quitte à dégrader gracieusement s'il manque des fonctionnalités, qui peut ne nécessite rien d'autre côté serveur Web qu'un répertoire et un peu de place, là ce sera gagné côté technique.